Mot-clé : Lait

Par Agra

La FNPL dévoile son plaidoyer en vue des élections municipales

En vue des élections municipales des 15 et 22 mars, la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a dévoilé le plaidoyer qu’il présente aux candidats. Nommé «Pour des campagnes vivantes et durables», l’argumentaire vise à sensibiliser les candidats sur quatre thèmes principaux. En économie, la FNPL demande de mettre à disposition des locaux pour loger agriculteurs et salariés, de faciliter l’accès au foncier communal aux éleveurs et de ne pas augmenter la taxe foncière sur le non-bâti. Sur l’environnement, les agriculteurs doivent être consultés sur les projets de voirie, et être soutenus sur la gestion de l’eau, la production d’énergies renouvelables (y compris financièrement), ou encore sur la reconnaissance des services rendus à la nature.

Pour ce qui concerne la restauration collective (écoles, établissements de santé, seniors), les éleveurs veulent que l’approvisionnement local soit privilégié, que les produits laitiers soient promus auprès des enfants et qu’ils soient sensibilisés au gaspillage alimentaire. Enfin, les éleveurs souhaitent être davantage intégrés dans la vie locale en proposant un «représentant élevage» au sein des conseils municipaux, une médiation communale en cas de litige avec le voisinage, et la concertation sur les projets tels que les plans locaux d’urbanisme (PLU).

Source Agra


Par Agra

Lait : la FNPL vent debout contre la réduction des volumes à l’échelle européenne

A l’occasion d’un point presse tenu le 21 févier sur le Salon de l’agriculture, la FNPL (éleveurs, FNSEA) s’est montrée fermement opposée à l’idée de réduire les volumes de lait produits à l’échelle de l’Union européenne, une dizaine de jours après que  l’European Milk Board (EMB) a demandé que l’activation de la réduction volontaire des livraisons. Selon son président Yohann Barbe, il est «inconcevable» que les éleveurs français modèrent leur production dans le cadre d’un marché concurrentiel, puisque les grands exportateurs profiteraient immédiatement d’un affaiblissement de la capacité de production européenne.

Autre argument : la souveraineté laitière française n’est pas suffisamment assurée, alors que le gouvernement français appuie cette idée à travers les conférences de la souveraineté alimentaire. Et toute perte de volume entraînerait une perte de capacité de transformation. La FNPL estime que d’autres pays ont beaucoup augmenté leur production depuis ces 20 dernières années, comme l’Allemagne (+19% de volume sur 20 ans) ou l’Irlande (+80%), alors que le France n’a augmenté que de 4%. Enfin, les éleveurs estime que la situation sanitaire hexagonale n’est pas stabilisée et pourrait avoir comme conséquence un affaiblissement des volumes prochainement. La FNPL privilégie comme solution une aide européenne au stockage privé du beurre et de la poudre 0%.

Source Agra


Par Agra

Lait : le CGAAER recommande de réduire les coûts de production et de mieux valoriser le gras

Dans un rapport publié le 17 février, le CGAAER (ministère de l’agriculture) a émis des recommandations pour améliorer la compétitivité des exploitations agricoles françaises dans plusieurs filières. Concernant le lait, les auteures, Anne Dufour et Alessandra Kirsch, recommandent d’«envisager une mission de médiation pour travailler sur la rémunération du lait de façon à intégrer une meilleure valorisation de la matière grasse, tout en incitant à l’augmentation de la productivité des vaches laitières». «Cette question de l’augmentation de la productivité laitière doit être abordée de façon collective, afin de s’assurer de la capacité de l’industrie laitière française à valoriser correctement davantage de lait», préviennent les inspectrices.

Autres leviers à activer, pour le CGAAER : réduire les charges (en particulier les coûts de mécanisation), optimiser la gestion technico-économique des ateliers de diversification et réduire le coût du travail salarié, notamment à travers la mutualisation. Le rapport souligne aussi «un besoin urgent de lever certains blocages sociétaux liés à l’acceptabilité de l’agrandissement des fermes et la création de bâtiments d’élevage pour les exploitations dont la production est en concurrence avec celle d’autres pays».

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Lait de vache : FDSEA et JA défendent le prix et l’origine

Alors que les négociations commerciales vont s’achever dans quelques jours, pendant le Salon de l’agriculture, la FDSEA et JA Aveyron sont allés à la rencontre d’acteurs de la restauration hors foyer et de la distribution sur l’agglomération ruthénoise pour exiger de la transparence sur les prix et sur l’origine des produits laitiers. Les producteurs de lait de la FDSEA et de JA ont discuté pendant plus d’une heure avec les…


Par La rédaction

Lait : la FNPL va poursuivre les actions de terrain d’ici le Salon de l’agriculture

Les actions de terrain des éleveurs laitiers se sont multipliées ces dernières semaines depuis le lancement du mot d’ordre du 28 janvier, à l’occasion du conseil d’administration de la FNPL (éleveurs, FNSEA). Une quarantaine d’actions ont été menées, selon la FNPL, dans les départements laitiers et à l’initiative des sections départementales – avec souvent le concours des JA –, particulièrement dans le Nord, l’Est, la Vendée, l’Aveyron et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Plusieurs cibles ont été privilégiées : les supermarchés, les grossistes et les laiteries, avec à chaque fois des actions de sensibilisation des responsables et du grand public à la rémunération des éleveurs. Les actions doivent se poursuivre avec une trentaine d’actions programmées pour la semaine précédant le Salon internationale de l’agriculture (Sia), qui ouvrira ses portes le 21 février. La FNPL n’a pas encore décidé si des actions seront organisées lors de cet événement, et si oui sous quelle forme. Ces actions de terrain interviennent à l’occasion des négociations commerciales fournisseurs-distributeurs qui se termineront le 1er mars. Le but de défendre le prix du lait payé aux éleveurs en mettant la pression sur les industriels et les distributeurs.


Par Agra

Lait : accord Unell-Lactalis pour un prix en hausse, à 406,53 €/1000 litres sur février et mars

Lactalis et l’Unell se sont mis d’accord sur le prix du lait pour les mois de février et de mars 2026, en moyenne nationale à 406,53 €/1000 L en 38/32 (38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique) et à 421,53 €/1000 L en 41/33, hors prime RSE. Selon l’industriel et l’organisation de producteurs, qui ont fait cette annonce le 4 février, «ce niveau de prix reflète : l’engagement pris par Lactalis de maintenir la valorisation des prix PGC France 2026 au niveau de 2025, en lien avec le niveau du prix de revient agricole tel que déterminé avec l’Unell ; la dégradation spectaculaire des marchés des ingrédients laitiers, ainsi que du prix du lait en Allemagne, indicateur caractérisant les marchés PGC à l’export».

Par rapport à la formule de prix habituelle, le prix est au-dessus car il prend en compte «un ajustement positif de 3,5 € / 1000 L, appliqué par Lactalis France sur la base des indicateurs de février 2026 et de ceux estimés pour mars 2026». Ce prix est en recul d’environ 50 euros par rapport à l’année passée, comme le soulignent des éleveurs cités par Ouest-France manifestant le 4 février devant le site Lactalis à Domfront-en-Poiraie (Orne) à l’appel de la FDSEA.

Source Agra


Par Agra

Lait : la Fnil veut exclure les produits laitiers les centrales d’achat européennes

A l’occasion d’un point presse le 5 février, François-Xavier Huard, le PDG de la Fnil (industriels), s’est montré particulièrement offensif pour dénoncer le comportement des centrales d’achat européennes. Selon lui, une centrale d’achat comme Everest (Intermarché, Auchan, Casino, Edeka, Picnic…) déréférence 100% des produits de grande consommation de Lactalis en Allemagne et 30% en France depuis deux semaines, dans le cadre des négociations commerciales annuelles. Or cela est « illégal », a-t-il souligné. Autre grief : l’obligation faite aux industriels par les distributeurs d’acquérir des données auprès des centrales de services, alors que ces données sont « inutilisables », avant même de pouvoir accéder aux centrales d’achat. Or les tarifs des centrales des services relèvent du « racket ». La Fnil dénonce aussi une concentration renforcée des centrales d’achat européennes. Face à ce constat, la Fnil demande d’exclure des alliances internationales les produits à forte composante agricole comme les produits laitiers et d’imposer la négociation à l’échelle française pour les produits fabriqués, vendus et consommés en France. La Fnil veut aussi alourdir les sanctions infligées aux distributeurs pour dissuader les pratiques déloyales.


Par Agra

Conférence souveraineté : la filière lait demande aides publiques et de simplification

Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel, la filière veut des «investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site» et «un grand plan d’investissement public» pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.

Sur l’administratif, la filière veut «un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.)», ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi «œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.

Source Agra


Par Agra

Lait : les prix des produits industriels poursuivent leur baisse

La dernière note de conjoncture laitière publiée le 28 janvier par le Cniel atteste d’une hausse des volumes collectés dans les grands bassins exportateurs laitiers que sont la Nouvelle-Zélande (+1,7% sur un an), les Etats-Unis (+2,3%) et l’UE (+1,3%). « En France, la collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025. Elle affiche une croissance de 1,3% en rythme journalier sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Sur les deux premières semaines de 2026, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance s’avère moins nette que précédemment », note le Cniel. Résultat attendu, les cours des produits laitiers industriels poursuivent leur baisse, surtout le beurre à -2500 euros la tonne depuis l’été dernier, passant désormais au-dessous de 5000 euros. La poudre de lait écrémé continue de reculer depuis le début 2025 pour atteindre 2000 euros la tonne. Selon FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 euros les 1000 litres en novembre 2025, orienté à la baisse depuis les mois précédents. L’indice général Ipampa Lait de vache de l’Idele (prix unitaire des charges dans les élevages) est en recul de 1% par rapport à novembre 2024.


Par Agra

Lait : face aux difficultés du marché, Bruxelles reste encore prudente

À l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture du 26 janvier, les ministres hongrois et italiens ont appelé la Commission européenne à prendre des mesures pour répondre à la baisse des cours sur le marché laitier de l’UE. La Hongrie souhaite obtenir l’utilisation de fonds issus de la réserve agricole et l’aide au stockage privé pour le fromage et le beurre. De son côté, l’Italie propose à Bruxelles la mise en place d’un «plan laitier européen extraordinaire» alliant différentes mesures de marché : soutien à la réduction volontaire de production, aide au stockage privé, intervention publique extraordinaire, campagnes de promotion exceptionnelles dédiées aux produits laitiers bénéficiant d’une appellation, ou encore recours au fonds européen d’aide aux plus démunis.

La plupart des États membres ont fait état de difficultés sur leur marché, tandis que les propositions ont été soutenues par une dizaine de délégations. De son côté, le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, reconnaît que la situation du marché s’est dégradée, mais estime qu’il est encore trop est trop tôt pour dire qu’il y a une crise du lait. Il précise aussi que la demande mondiale reste importante. Il se dit prêt à utiliser les instruments à sa disposition en cas de nécessité.

Source Agra