Aveyron | Par Eva DZ

Sécheresse et EGALIM 2 : il y a urgence à agir !

Les représentants des filières de production FDSEA et JA ont rencontré Alexandre Rizzon, directeur de cabinet de la préfète de l’Aveyron, mercredi 28 septembre afin de mettre la pression sur l’Etat quelques jours avant la venue du ministre de l’agriculture au Sommet de l’élevage. Une action suivie dans tous les départements du grand Massif central. Le point avec Valérie Imbert, présidente de la section bovins viande et 2ème vice-présidente FDSEA.

Pourquoi cette rencontre ?

V. Imbert : «Elle fait suite au mot d’ordre lancé par le Berceau des races à viande du grand Massif central auquel l’Aveyron participe : tous les départements sont invités à mettre la pression sur leur préfet sur deux dossiers importants : l’application de la loi Egalim 2 et la sécheresse. Le moment est bien choisi quelques jours avant la venue du ministre de l’agriculture au Sommet de l’élevage prévue mardi 4 octobre.

Quelles sont vos revendications ?

V. Imbert : Sur la loi Egalim 2, nous exigeons son application. Nous avons une loi bien faite, qui protège les éleveurs et assure une rémunération qui prend en compte leurs coûts de production. Mais dans les faits, certains opérateurs, en lait comme en viande, ne l’appliquent pas. Si les producteurs sont rémunérés au juste prix, ils pourront acheter le fourrage qui leur manque pour nourrir leurs animaux cet hiver. J’en viens donc au deuxième sujet de notre entrevue : la sécheresse. L’Aveyron a déposé un dossier de reconnaissance en calamités agricoles pour l’ensemble du département. Nous demandons que les enquêtes terrain, réalisées avec l’administration soient prises en compte plutôt que les indices satellitaires loin des réalités de terrain

Qu’attendez-vous du ministre ?

V. Imbert : Pour l’instant il s’est fait très discret et nous attendons de sa part qu’il prenne conscience de l’urgence à agir, la survie de l’élevage en dépend ! Face au manque de rémunération, à la sécheresse, la décapitalisation s’accélère mettant en péril le maintien de nombreuses fermes, le ministre doit en être pleinement conscient à l’heure où l’on parle de souveraineté alimentaire, il faut d’abord penser à maintenir l’acte de production».

Recueillis par Eva DZ

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