National | Par Didier Bouville

Rapide extension des cas de grippe aviaire dans le Sud-Ouest

En trois jours, depuis le 2 décembre, plusieurs cas de grippe aviaire, ont été déclarés dans le Sud-Ouest dans les élevages de canards avec un virus qui a touché quatre départements, le Tarn, le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne.

Un virus qui semble plus virulent que le précédent qui avait déjà provoqué des dommages considérables.

Dernier en date, un élevage de canards à Monbahus (Lot-et-Garonne) : 2 000 canards ont dû être abattus. Les autorités sanitaires affirment que ces cas n’impliquent aucun risque pour la consommation de foie gras produit dans la région. Il s’agit du virus H5N8, qualifié de « hautement pathogène » par les autorités.

Trois élevages touchés dans le Gers, à Beaumont, Eauze et Monlezun, avaient été livrés le 30 novembre de canards contaminés en provenance d’une ferme du Tarn voisine de celle où le H5N8 a été détecté. « Nous appelons les éleveurs à se mettre en mode guerre », a résumé le 2 décembre le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Bernard Malabirade.

La virulence extrêmement forte (mortalité de 50% dans les 72 heures) pourrait favoriser une éradication rapide: le virus responsable de la précédente épizootie du printemps dernier n’était pas mortel pour les canards qui pouvaient ainsi voyager contaminés sans que cela soit su.

La lutte contre la maladie pourrait, de plus, bénéficier du fait que les exploitants avaient déjà mis en place un important train de mesures lors de la dernière épizootie, comme l’installation de sas à l’entrée de chaque bâtiment recevant des animaux.

 éleveurs+canard+volaille

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Dans un communiqué le 21 février, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué que les premières indemnisations des éleveurs dont les animaux ont été abattus «interviendront à partir du mois de mars».Pour les éleveurs et sélectionneurs-accouveurs ayant dû stopper leur production, «des dispositifs d’appui» seront mis en place «rapidement», avec un objectif «de procéder aux premiers versements au printemps, après notification à la Commission européenne».Concernant les opérateurs de l’aval de la filière (abatteurs, transformateurs, …), le ministère annonce «qu’un dispositif d’avances remboursables sera rapidement mis en place sous l’égide de FranceAgriMer afin de soutenir la trésorerie des entreprises, en complément des dispositifs d’ores et déjà mobilisables (activité partielle, remises gracieuses et reports de charges sociales et fiscales, préfinancement…