Aveyron | Par La rédaction

MERCOSUR : FDSEA – JA Aveyron bloquent le droit de passage

Vendredi 16 janvier, la FDSEA et les JA Aveyron ont continué à se mobiliser contre le Mercosur en organisant une opération «contrôle des camions» aux abords du péage du Viaduc de Millau.

© FDSEA-JA 12

Une vingtaine de camions ont été arrêtés et inspectés, aucun produit alimentaire hors UE n’a été trouvé. Une des inspections s’est terminée par la visite des douanes sur un camion étranger transportant de la charcuterie espagnole, dont la partie réfrigérée du véhicule n’était pas allumée. «Notre objectif est de veiller à la sécurité alimentaire et dénoncer lorsque les règles ne sont pas respectées. Nous continuerons à mener ces opérations ainsi que le contrôle de l’origine des produits dans les GMS», ont défendu les responsables professionnels présents à Millau.
Une position qu’ils maintiennent plus que jamais alors que la signature du traité entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne a été signée par Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, au Paraguay, ce samedi 17 janvier.

«La partie n’est pas finie»

FDSEA et JA Aveyron estiment que «la partie n’est pas finie» : «Aujourd’hui, l’Union européenne ne défend plus son agriculture et ses agriculteurs, ni la souveraineté alimentaire. En acceptant le traité tel qu’il est écrit, elle détruit celles et ceux qui la nourrissent. Nous ne voulons pas de belles promesses de la part de la Commission, nous exigeons des actes concrets qui nous protègeraient nous éleveurs et notre agriculture de la concurrence déloyale». Ainsi ils rappellent leur «refus de tout traité commercial qui ne respecte pas nos règles sanitaires, environnementales, leur refus de la ratification sans des clauses de protection réelles et immédiates. Ils en appellent à la responsabilité des eurodéputés à saisir la Cour de Justice de l’Union européenne». Et donnent donc rendez-vous mardi 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement Européen pour demander la saisie de la cour de justice, en présence de leurs homologues européens.


La Commission européenne ne devrait pas mettre en œuvre les dispositions de l’accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur avant l’aval du Parlement européen sauf en cas de délai déraisonnable, a confirmé, le 16 janvier, un haut fonctionnaire de la Commission européenne, conformément à leur accord interinstitutionnel. Cette précision intervient alors que la saisine de la Cour de justice de l’UE concernant la compatibilité du texte avec les traités européens est soumise au vote des eurodéputés le 21 janvier. Et en cas d’adoption, le processus de ratification dans l’hémicycle serait suspendu le temps que les juges européens se prononcent, ce qui pourrait prendre de nombreux mois (potentiellement un an et demi). Bruxelles ne précise pas si ce sursis serait de nature à déclencher l’application provisoire.
Pour l’heure, l’exécutif européen rappelle qu’aucune décision n’a été prise en ce sens. La Commission européenne déclare qu’elle poursuit le dialogue avec les eurodéputés afin d’obtenir un large soutien. Initialement, cette possibilité d’appliquer provisoirement le traité commercial avait été intégrée dans le texte pour éviter qu’un seul pays du Mercosur ne prenne en otage la mise en œuvre de l’accord.


La rédaction – source Agra

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