National | Par Didier Bouville

La dénomination «viande» ne pourra plus être usurpée

Les députés ont adopté, le 4 décembre en séance publique, la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, dont la viande…

Cette proposition de loi doit permettre de compléter certaines dispositions de la loi Egalim. Parmi les articles adoptés figure une disposition défendue par les professionnels de la filière, Interbev notamment, visant à l’interdiction d’utiliser les dénominations associées aux aliments d’origine animale (ex. steak, filet, saucisse…) pour des produits contenant une part significative d’aliments d’origine végétale.

Cette disposition figurait déjà dans la version définitive de la loi Egalim mais elle a été rejetée par le Conseil constitutionnel pour des questions de forme. Le texte qui vient d’être adopte est ainsi libelle : « Les dénominations utilisées pour designer des denrées alimentaires d’origine animale ne peuvent être utilisées pour décrire, commercialiser ou promouvoir des denrées alimentaires comportant des protéines végétales. Un décret fixe la part de protéines végétales au-delà de laquelle cette dénomination n’est pas possible… ».

Ce texte constitue une avancée significative pour mettre un terme à l’usurpation par des produits végétaux de l’image, de la notoriété des viandes et du savoir-faire des professionnels. Cette proposition de loi doit encore être examinée par le Sénat avant d’être adoptée définitivement. Il conviendra ensuite d’attendre la publication du décret qui devrait fixer la part de protéines végétales qui soumettra ces produits aÌ la nouvelle législation.

(Source Culture Viande)

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