National | Par Agra

Ils sont candidats à la présidentielle 2027, leurs programmes pour l’agriculture

Les potentiels candidats se présentant à l’élection présidentielle de 2027 commencent à dévoiler leurs programmes et notamment le volet agricole. Dans ce fil d’info régulièrement mis à jour, la Volonté Paysanne vous propose de retrouver les mesures que les candidats comptent prendre en lien avec le secteur agricole et le monde rural s’ils sont élus.

François Ruffin propose 2 Md€/an supplémentaire pour l’agriculture

Le candidat à l’élection présidentielle 2027 François Ruffin prévoit d’augmenter le budget dédié à l’agriculture française de 2 Md€/an, rapporte à Agra Presse l’une des responsables de son programme agricole, l’économiste Gwenola Trotin. Son projet met un point d’orgue sur l’augmentation de la rémunération des agriculteurs, via diverses mesures. Citons l’instauration de tunnels de prix, « une meilleure orientation des DPB vers la réduction de l’utilisation d’intrants chimiques et l’atténuation des vulnérabilités face aux aléas », ou encore des investissements massifs dans les paiements pour services environnementaux (PSE). Ces derniers atteindraient en moyenne 100 à 150 €/ha, pour représenter un budget annuel de l’ordre de 1 Md€. François Ruffin souhaite également protéger davantage le marché hexagonal face à la concurrence internationale, en instaurant l’exception agriculturelle française et la mise en place effective de clauses miroirs. Le candidat souhaite enfin développer davantage les expérimentations de sécurité sociale de l’alimentation, avec un budget alloué de 15 M€.
D’après Agra, le 6 octobre 2026

La cofondatrice Mira Markovic est la candidate du Parti animaliste

À l’occasion d’une conférence de presse le 2 octobre, le Parti animaliste a présenté sa candidate pour l’élection présidentielle de 2027 : Mira Markovic, qui fut l’une des cofondatrices du parti en 2016. Âgée de 48 ans, elle a été « élue municipale dans le 18e arrondissement, puis conseillère de Paris de 2014 à 2020 », où elle « a été la première élue de France à porter une politique explicitement animaliste », selon un communiqué. Membre du bureau du Parti animaliste depuis sa création, elle est aussi à l’origine de la commission Condition animale d’EE-LV en 2015, et du Campus animaliste (jeunes), selon le site du parti. Par ailleurs, Mira Markovic « a exercé plus de 17 ans comme psychologue », et a participé depuis 25 ans à « des organisations et associations écologistes, de protection animale et féministes ». Le Parti animaliste, qui n’a pas encore publié son programme pour 2027, rappelle qu’il propose notamment « la création d’un ministère indépendant de la Condition animale, la sortie de l’élevage intensif, la fin des pratiques cruelles comme la chasse et la corrida, ou encore l’intégration des animaux aux plans de secours Orsec ». Le parti n’a encore jamais réussi à rassembler les 500 parrainages nécessaires pour se présenter.
D’après Agra, le 6 octobre 2026

Bruno Retailleau entend « réarmer notre agriculture »

Son programme avait été présenté au dernier Salon de l’agriculture. Il repose sur trois piliers pour « réarmer notre agriculture » : « reprendre le contrôle politique » sur l’agriculture ; libérer l’accès aux moyens de production ; garantir « un revenu digne et durable » aux agriculteurs. Lors du grand oral au congrès des Jeunes agriculteurs le 4 juin, Bruno Retailleau avait notamment fixé comme objectifs de « produire plus » et « pour tous les Français », dénonçant « le piège de la montée en gamme ». Avec des mesures phares : « Supprimer le principe de précaution : je veux une agriculture qui soit innovatrice » ; « reprendre la main sur les agences », en supprimant l’OFB et en imposant à l’Anses la reconnaissance mutuelle des phytos ; faciliter le stockage de l’eau. Sur la prédation, le candidat LR avait déclaré vouloir « une priorité non pas au loup, mais aux éleveurs et à leur troupeau ». Une question qu’il souhaite régler par voie législative. Idem pour les phytos. Souhaitant interdire les surtranspositions – via une loi organique « comme les Italiens » l’ont fait –, il avait soutenu la réintroduction de l’acétamipride. À propos du revenu, Retailleau s’était opposé aux « grandes surfaces qui contournent la loi Egalim en utilisant des plateformes à l’extérieur de l’Europe ».
D’après Agra, le 10 septembre 2026

Royal propose une « péréquation » tarifaire entre produits importés et locaux

La candidate à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle Ségolène Royal a proposé, le 8 septembre, une « péréquation » tarifaire effectuée en grandes surfaces entre les produits locaux et les produits importés, pour mieux rémunérer les agriculteurs français. « Je souhaite qu’il y ait une péréquation entre les produits importés, de mauvaise qualité parfois, et la production française », a déclaré la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 sur Sud Radio. Convoquant « une question d’égalité devant la qualité alimentaire », elle a estimé que « les grandes surfaces devraient faire une péréquation (…) au nom du bilan carbone », plus lourd pour les produits importés. Une péréquation tarifaire consiste à garantir une égalité des prix, quel que soit le coût initial des produits, en particulier lorsqu’ils nécessitent du transport. L’ancienne ministre a également suggéré que les grandes surfaces regroupent « au même endroit les productions d’origine française ou d’origine régionale ». «Parce qu’aujourd’hui, quand vous faites vos courses, que vous voulez acheter des fruits et légumes, du fromage ou de la viande, il faut vraiment mettre une loupe pour savoir quelle est l’origine de ces produits », a-t-elle argumenté.
D’après Agra, le 9 septembre 2026

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