Aveyron | Europe | Par Eva DZ

Ce qu’ils attendent de la prochaine PAC

Dans une table-ronde animée par Anthony Quintard, à l’assemblée générale de la FDSEA, le 30 janvier, Franck Sander, vice-président de la FNSEA et du COPA, Marie-Amélie Viargues, présidente de la FDSEA, Léo Nakich, président de JA Aveyron et Dominique Fayel, membre du COPA et d’Euromontana ont exprimé les ambitions de l’Aveyron pour la prochaine PAC.

Pour la présidente de la FDSEA, l’ICHN est, bien sûr, «une aide particulière pour l’Aveyron, qui compense un handicap qu’on ne peut gommer et qui accompagne l’élevage de tout un territoire, là où on ne peut pas faire autre chose. Il est donc important que cette aide reste couplée à l’animal».

Pour Dominique Fayel, «nous sommes encore loin de la mise en œuvre de la prochaine PAC. Il y a encore des étapes à poser», a rappelé le responsable professionnel, membre du COPA et d’Euromontana. «Une réforme de la PAC nécessite un cadre, à partir des propositions de la Commission européenne, puis l’amendement du texte par le Parlement et le Conseil européen et enfin un trilogue entre ces trois parties pour se mettre d’accord sur le texte final. Viennent ensuite les mesures dont les critères de mises en œuvre passent par des validations nationales par Etat membre».
Dans les premières mesures annoncées, Dominique Fayel ne se dit «pas choqué» par le paiement dégressif et plafonné puisqu’il est déjà en vigueur sur l’ICHN et permet de préserver le slogan «Pas de pays sans paysan» cher à l’Aveyron. En revanche, les seuils annoncés peuvent «faire grincer des dents» sachant qu’ils peuvent encore être revus… Globalement les messages envoyés sur les premières mesures annoncés «ne sont pas tout à fait défavorables pour l’Aveyron», selon lui «mais tout peut encore changer» ! La vraie question actuellement est le budget et l’enveloppe accordée à la prochaine PAC.

Léo Nakich retient les soutiens de la PAC à l’installation, les aides aux premières années et aux investissements : «la clé pour que les jeunes s’installent». Pour le président de JA Aveyron, «il faut un budget conséquent et dédié à l’installation et au renouvellement des générations, pour maintenir un territoire vivant avec des agriculteurs nombreux qui modèle le territoire et le font vivre».

Pour Franck Sander : «La PAC doit redonner envie d’entreprendre et cela passe par du revenu, de l’économie. Or aujourd’hui nous manquons de vision, de stratégie, là est tout le problème. Nous avons besoin d’une Europe forte, qui protège ses Etats membres en axant les moyens sur la compétitivité, la simplification et en donnant de la visibilité sur les prix, sur le revenu de ses agriculteurs. L’Union européenne, comme la France devront protéger leur économie agricole avant que les rayons ne soient vides et que nous ayons perdu notre agriculture, nos agriculteurs».

Eva DZ

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