Des éleveurs italiens protestaient, le 9 novembre, près de Milan pour la 3è journée consécutive, se disant «étranglés» par la trop faible rémunération perçue pour leur lait et mettant en cause le groupe français Lactalis. Depuis le 6 novembre, des éleveurs sont rassemblés devant le centre de distribution, près de Lodi (nord), de la multinationale française Lactalis, propriétaire des marques italiennes Parmalat, Galbani, Invernizzi et Locatelli et numéro un du secteur, a expliqué Georgio Apostoli, un responsable du syndicat agricole Coldiretti. Ils étaient «un millier les premiers jours, davantage aujourd’hui» et ils bloquent le trafic sur le site, a-t-il précisé. Le 10 novembre, l’action va s’étendre «en ville, devant les centres commerciaux, en apportant nos vaches pour faire comprendre aux consommateurs que ce qui se passe n’est pas juste», a-t-il ajouté. Une rencontre est prévue le 10 novembre à Milan entre le ministre de l’agriculture, Maurizio Martina, et les industriels du secteur, a-t-il ajouté.
Didier Bouville