Mot-clé : Sécheresse

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

« Quand on abandonne l’agriculture, on abandonne aussi le reste »

Jeudi 17 septembre, la FDSEA et les JA de l’Aveyron ont, lors d’une conférence de presse, pointé l’angoisse et la frustration ressenties dans les cours de ferme, alors que les agriculteurs sont toujours aux prises avec les conséquences d’une sécheresse historique. Et ont l’impression d’être abandonnés par les pouvoirs publics. « Un camion venant de la région toulousaine coûterait environ 700 euros de transport hors surtaxe gazole. Avec 20 tonnes…


Aveyron | Par Chambre d'agriculture de l'aveyron 

Sécheresse : prairies en difficulté, comment réagir ?

Les 10 et 15 septembre, deux demi-journées d’échanges ont été consacrées à l’état des prairies après les événements climatiques de l’été. Au total, plus de 40 éleveurs se sont réunis pour partager leurs observations de terrain, leurs expériences et leurs réflexions, mais aussi leurs interrogations face aux choix à venir. Sur le terrain, les situations sont contrastées et les décisions loin d’être évidentes. Certaines prairies ont fortement souffert du manque…


Par Agra

Sécheresse : la Commission européenne promet une «nouvelle initiative européenne sur l’eau»

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé, dans son discours annuel sur l’État de l’union prononcé le 16 septembre au Parlement européen, le lancement d’une «nouvelle initiative européenne sur l’eau». «Les cultures ont besoin d’eau pour croître, et le bétail pour survivre. Des récoltes entières en dépendent. C’est pourquoi nous ferons des propositions pour améliorer la gestion des risques et combler les lacunes en matière d’assurance», a-t-elle ajouté. Le commissaire européen à l’Agriculture a apporté par la suite quelques précisions : «La nouvelle initiative européenne sur l’eau doit répondre aux besoins des agriculteurs : irrigation efficace, infrastructures modernes et technologies d’IA favorisant une gestion avisée de cette ressource précieuse».

Christophe Hansen évoque aussi« un plan européen de lutte contre les vagues de chaleur» pour améliorer la préparation face aux phénomènes climatiques extrêmes avec des outils pour encourager le recours aux assurances. Toutefois les organisations professionnelles du secteur ont critiqué le manque d’engagements concrets pris par Bruxelles. «L’absence d’initiatives d’investissement et de plan d’urgence pour faire face à une sécheresse historique est préoccupante», déplore notamment Farm Europe.


Par Agra

Sécheresse/prairies : au Space, Genevard défend l’assurance et l’indice satellitaire

Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère. « Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. Avant de relativiser : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations ». La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles. Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a martelé Annie Genevard. « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. »


Par Agra

Sécheresse : les banques dévoilent de premières mesures d’aide, au cas par cas

Alors que des discussions sont toujours en cours entre les banques et le gouvernement pour mettre en place des prêts «sécheresse» (deux ans, sans échéance la première année, taux préférentiel), le Crédit Agricole et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont annoncé chacun de leur côté le 15 septembre de premières mesures pour aider les agriculteurs. Le Crédit Agricole a annoncé au Space qu’il propose de « moduler ou suspendre jusqu’à 12 mois les échéances de prêts en cours, afin d’adapter les remboursements à chaque situation » et de pouvoir « bénéficier d’un financement à court terme sur 12 mois à taux préférentiel pour l’achat de fourrages ». A moyen terme, la banque verte propose aussi de financer les dispositifs de ventilation, brumisation, refroidissement des bâtiments et les changements de pratiques culturales grâce à une offre de crédit jusqu’à 75 000 euros sur 7 ans et à taux préférentiel. De leur côté, les réseaux Crédit Mutuel et CIC renforcent leur dispositif d’urgence, incluant « des simples reports aux modulations d’échéances, au Prêt de soutien agricole bonifié, jusqu’aux restructurations complexes », selon un communiqué. Les facilités de remboursement sont prévues « au cas par cas », pour faire face aux difficultés conjoncturelles. Crédit Mutuel Alliance Fédérale propose aussi, pour assurer la reprise de production, des solutions de financement « personnalisées ». Un Prêt de soutien agricole (60 mois) est destiné aux exploitations « les plus fragilisées ».


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Dégâts de gibier : Des dégâts aggravés par la sécheresse et le déficit fourrager

En 2026, les dégâts causés par le gibier sont plus difficiles à gérer pour les agriculteurs, notamment en raison du déficit fourrager lié à la sécheresse : les récoltes étant déjà faibles, toute perte supplémentaire creuse davantage ce déficit. Le sanglier est l’un des principaux responsables des dégâts causés par la faune sauvage dans les parcelles agricoles, s’attaquant au maïs, aux céréales, mais aussi aux prairies - qui représentent 85…


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Fonds de réarmement agricole : deux millions d’euros pour l’Aveyron

Vendredi 11 septembre, lors de son conseil d'administration, la FDSEA a longuement évoqué les conséquences de la sécheresse estivale, et les annonces du plan CASI par la ministre de l'agriculture le 4 septembre. Ainsi que le montant de l'enveloppe du fonds de réarmement agricole dédié au département. Un peu plus de deux millions d'euros : c'est la somme dévolue à l'agriculture de l'Aveyron, issue du fonds de réarmement agricole. Ce…


Par Agra

Sécheresse : la FNCuma appelle à un effort collectif, au-delà de l’État

Dans un communiqué du 10 septembre réagissant au plan CASI, la FNCuma appelle les banques, les assurances, les collectivités territoriales, ainsi que les organismes de contrôle et les pouvoirs publics, à « mobiliser les leviers » dont chacun dispose, au lieu de faire reposer les efforts seulement sur l’État. La fédération propose notamment que les assureurs gèlent « les cotisations d’assurance des Cuma pour 2027 à leur niveau de 2026 ». Elle demande également que les organismes chargés des contrôles annuels, « notamment les commissaires aux comptes », consentent « exceptionnellement à une baisse de leurs tarifs » dans le contexte de crise agricole.

La FNCuma estime que le plan CASI ne répond pas suffisamment aux besoins des agriculteurs, correspondant surtout à du « saupoudrage » et « des effets de communication ». Les difficultés des agriculteurs se répercutent naturellement sur les Cuma, qui doivent accepter « des délais de paiement, en absorbant des décalages de trésorerie et en maintenant l’accès à des matériels mutualisés ». Or, « il n’y a aujourd’hui aucune mesure du plan CASI qui répond aux difficultés des Cuma », lance la présidente de la FNCuma Marine Boyer.


Par Agra

Lait : la Fnil veut éviter que « la crise agricole » ne se transforme en « crise agroalimentaire »

La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver.

La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».


Par Agra

Sécheresse : les chambres proposent des bilans fourragers gratuits ou à bas coût

Face aux déficits fourragers dus à la sécheresse historique de cet été, les chambres d’agriculture proposent, partout en France, des bilans fourragers « gratuitement ou à coût extrêmement réduit », a indiqué Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 9 septembre. « On a vu de la sidération chez les éleveurs cet été », a-t-il noté, avec parfois « des difficultés à prendre la mesure de la perte ». Les besoins semblent au rendez-vous : en Normandie – région qui ne figure pas parmi les plus touchées cet été –, « nous avons prévu de réaliser plus de 200 bilans », a illustré M. Windsor.

Par ailleurs, une enquête menée auprès du réseau des chambres fait apparaître de grandes difficultés à venir dans plus de trente départements. Avec des déficits fourragers « de très grande ampleur » et des problèmes de transport, quatre départements font face à « un risque explicite de rupture d’alimentation des troupeaux à court terme » (Cantal, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées). Dans 28 autres départements, « des achats massifs de fourrages deviennent nécessaires », et une future décapitalisation est « évoquée » (Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Alpes, sud du Massif central jusqu’aux Pyrénées).