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Par Agra

OMC : les États membres de l’UE adoptent leur position en vue de la 14e conférence ministérielle

Le Conseil de l’UE a adopté le 26 mars sa position en vue de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC, qui s’est ouverte le même jour à Yaoundé (Cameroun) et qui doit durer jusqu’au 29 mars avec pour sujet central la réforme de l’institution genevoise. Au niveau agricole, les États membres espèrent «l’adoption de résultats équilibrés» alors que la précédente conférence ministérielle à Abou Dhabi en 2024 s’était soldée par un échec. Les ministres du commerce de l’UE misent sur un «accord global» qui pourrait inclure «une transparence accrue en matière de restrictions à l’exportation», ainsi qu’«une solution à la question du stockage public à des fins de sécurité alimentaire». Mais ils préviennent qu’un résultat potentiel devra être compatible avec la PAC.

Un projet de déclaration ministérielle sur l’agriculture, le commerce et la sécurité alimentaire mondiale a déjà été transmis aux membres de l’OMC le 16 mars par le président des négociations agricoles de l’institution, le pakistanais Ali Sarfraz Hussain. Mais peu d’avancées majeures sont attendues en raison de divergences notables entre les membres sur différents sujets à l’ordre du jour.

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Accord UE-Australie : le gouvernement salue un «gain» pour de «nombreux» secteurs

Interrogé le 25 mars à l’Assemblée nationale sur l’accord commercial entre l’UE et l’Australie conclu la veille, le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot est apparu prudent. «De ce que nous comprenons à ce stade, la suppression des tarifs douaniers existants avec l’Australie représenterait un gain important pour beaucoup de secteurs économiques français, dont certains se sont déjà exprimés favorablement, notamment dans l’agroalimentaire les vins et spiritueux et les produits laitiers. Par ailleurs dans le contexte de tension sur les chaînes de valeur des industries de la transition écologique, l’accord constitue une opportunité de sécuriser un accès privilégié aux minerais critiques australiens», a-t-il dit, selon l’AFP.

Selon lui, la France a «fait valoir» ses «sensibilités agricoles» : les viandes et le sucre. «La Commission a manifestement tenu ses engagements sur les volumes de produits concernés alors que nos agriculteurs craignaient des chiffres beaucoup plus élevés compte tenu des demandes australiennes», a-t-il ajouté.

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Lait/relations commerciales : Genevard incite les éleveurs à recourir au médiateur

A l’occasion de l’assemblée générale de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) le 25 mars, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a encouragé les éleveurs laitiers à recourir au médiateur des relations agricoles et commerciales dans le cadre d’une éventuelle renégociation des tarifs conclus entre fournisseurs et distributeurs. La ministre a écarté l’idée de rouvrir les négociations commerciales, ce qui pourrait alimenter l’inflation. Mais elle a souligné que le ministre du commerce Serge Papin avait dit récemment que des avenants aux contrats fournisseurs-distributeurs étaient possibles en cas de hausse des coûts de production. Elle a aussi encouragé tous les maillons de la filière laitière à se réunir pour partager l’effort lié à cette hausse.

La FNPL a alerté la ministre sur l’augmentation très importante du gasoil non routier (GNR), conséquence du blocage du détroit d’Ormuz. Son président, Yohann Barbe, a demandé à la ministre de prendre la parole pour défendre les agriculteurs, alors que les négociations commerciales se déroulent actuellement pour les marques de distributeurs (MDD) et qu’elles se sont terminées le 1er mars pour les marques nationales.

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UE-Australie : Hansen promet un quota de viande bovine en dessous des 35 000 tonnes

Alors que la conclusion des négociations commerciales entre l’UE et l’Australie apparaît de plus en plus imminente, le Commissaire européen à l’agriculture Christophe Hansen a tenté, le 19 mars devant la Commission de l’agriculture du Parlement européen, d’apaiser les craintes quant aux quotas d’importation de viande bovine australienne dans l’UE, un des sujets les plus sensibles des discussions. «Ce sera en dessous des 35 000 t que mon prédécesseur était prêt à céder, mais les derniers détails ne sont pas encore négociés», a-t-il confirmé, alors que les discussions entrent dans leur dernière ligne droite.

En février, l’Australian Meat Industry Council (AMIC), l’interprofession de viande australienne, exigeait un accès minimum de 50 000 t de viande bovine, tandis que l’AFP rapportait que l’UE ne souhaitait pas aller au-delà de 30 000 t/an. La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente Ursula von der Leyen se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars, afin de «renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique». Une rencontre avec le Premier ministre australien, Anthony Albanese, est prévue à Canberra le 24 mars. En France, l’interprofession bétail et viandes Interbev a interpellé Emmanuel Macron, lui demandant dans une lettre ouverte le 19 mars d’exclure les viandes bovines et ovines des négociations.

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Visite de von der Leyen en Australie du 23 au 25 mars pour «renforcer les liens»

La Commission européenne a fait savoir, le 18 mars, que sa présidente, Ursula von der Leyen, se rendra en visite officielle en Australie du 23 au 25 mars afin de «renforcer les liens avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs dans la région indo-pacifique» alors que les pourparlers commerciaux semblent entrer dans leur dernière ligne droite.

De son côté, le Premier ministre australien, Anthony Albanese a confirmé qu’il rencontrerait la présidente de la Commission européenne, le 24 mars à Canberra. Dans un contexte géopolitique complexe marqué par des tensions commerciales avec les Etats-Unis et la Chine, Ursula von der Leyen a fait de la conclusion des discussions avec l’Australie une priorité après avoir finalisé en 2026 celles avec les pays du Mercosur et l’Inde. Mais le sujet agricole demeure un point particulièrement sensible des négociations, notamment l’accès au marché de l’UE pour la viande rouge australienne. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont une nouvelle fois rappelé, le 17 mars, leurs «sérieuses inquiétudes quant à l’équilibre et l’équité du résultat».

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Lait : les eurodéputés appellent Bruxelles à intervenir sur le marché

Les eurodéputés de la Commission de l’Agriculture du Parlement européen, réunis le 18 mars à Bruxelles, ont unanimement appelé la Commission européenne à intervenir sur le marché laitier européen via notamment un programme de réduction volontaire de la production pour faire face à la crise qui se profile. Plusieurs ministres de l’agriculture (Italie, Hongrie…) ont déjà adressé les mêmes demandes ces derniers mois lors des réunions mensuelles du Conseil.

Selon les chiffres de l’observatoire européen du marché laitier, le prix du lait à la ferme dans l’UE a en effet entamé une baisse depuis le mois d’août 2025. Il se situait en décembre 2025 à 48,15 centimes/kg soit un niveau inférieur de 12 % à celui de décembre 2024. Dans de nombreux pays, les coûts de production sont désormais supérieurs au prix de vente. «La question est toute simple : est-ce que la Commission européenne a l’intention d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard ?», résume l’eurodéputé roumain Daniel Buda (PPE).

Pour l’instant Bruxelles se contente de surveiller le marché et rappelle qu’en 2016 la programme de réduction de la production avait couté 150 000 millions d’euros. Le Français Éric Sargiacomo (S&D) a par ailleurs demandé l’ouverture d’une enquête de l’Autorité européenne des marché financier (AEMF) pour s’assurer du bon fonctionnement du marché à terme du beurre de l’EEX à Liepzig où, selon lui, la spéculation totalement «déconnectée de la réalité des agents économiques» est en partie responsable de la chute des prix du lait.

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UE-Mercosur : le Sénat paraguayen valide l’accord commercial intérimaire

Le Sénat du Paraguay a approuvé à l’unanimité (38 voix), le 4 mars, le projet de loi accompagnant l’accord commercial intérimaire entre l’UE et les pays du Mercosur. Ce projet de texte doit à présent être soumis à la Chambre des députés. Après la finalisation du processus de ratification de l’Uruguay et de l’Argentine le 26 février, puis du Brésil le 4 mars, le Paraguay est le dernier pays signataire du bloc sudaméricain à ne pas avoir encore entériné le traité commercial signé le 17 janvier à Asuncion (Paraguay).

En amont du vote, le ministre paraguayen de l’Industrie et du commerce, Marco Riquelme, a souligné les avantages spécifiques pour le Paraguay, notamment dans le secteur agricole avec des quotas supplémentaires pour la viande porcine, les biocarburants et le sucre biologique.

De son côté, la Commission européenne a décidé, le 27 février en plein Salon de l’agriculture à Paris, de procéder à l’application provisoire de l’accord UE-Mercosur, sans attendre l’aval du Parlement européen, qui a sollicité l’avis de la Cour de Justice de l’UE en janvier sur la compatibilité du texte avec les traités européens.

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UE/États-Unis : Strasbourg maintient son blocage des textes issus de l’accord commercial

La majorité des rapporteurs de la commission du Commerce international du Parlement européen (Cominta) s’est prononcée, le 4 mars, pour le maintien de la suspension du travail législatif au sujet des textes mettant en œuvre l’accord UE/États-Unis de juillet. C’est ce qu’a annoncé le président de la Cominta, le social-démocrate allemand Bernd Lange, dans un message posté le jour-même sur le réseau social X. Ce blocage a initialement été décidé le 23 février en réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis de déclarer illégales les surtaxes «réciproques» et l’annonce de nouveaux tarifs par Donald Trump. Les eurodéputés réclament toujours davantage d’éclaircissement sur la situation.

«Les entreprises et les consommateurs ont besoin d’un régime tarifaire stable, or nous n’en disposons toujours pas. On ne peut prendre de décisions sans contexte. Il serait irresponsable d’adopter une loi sans sécurité juridique», a déclaré Bernd Lange. Les rapporteurs doivent à nouveau se réunir «la semaine prochaine» afin de réévaluer la situation. En cas d’éventuel accord pour la reprise de l’examen législatif, un vote pourrait alors se dérouler lors de la prochaine réunion de la Cominta, les 18 et 19 mars.

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UE-Mercosur : les Vingt-sept entérinent le règlement sur la clause de sauvegarde agricole

Le Conseil de l’UE a formellement adopté, le 5 mars, le règlement mettant en œuvre la clause de sauvegarde agricole de l’accord commercial UE-Mercosur. Seule la Hongrie s’est prononcée contre tandis que la Belgique et l’Autriche se sont abstenues. Ces mesures, jugées insuffisantes par certains, sont destinées à répondre aux préoccupations agricoles et à renforcer la protection des secteurs sensibles en facilitant la mise en œuvre des clauses de sauvegarde.

Dans le détail, des enquêtes seront ainsi lancées en cas d’augmentation des importations de 5 % par rapport à une moyenne triennale doublée d’une baisse de 5 % du prix de vente par rapport à l’équivalent européen. Bruxelles disposera d’un délai de quatre mois pour finaliser son enquête et des mesures provisoires pourront être mises en œuvre dans un délai de 21 jours en cas d’urgence. Avec cette ultime validation, le texte va à présent être publié au Journal officiel de l’UE ; il entrera en vigueur le vingtième jour suivant sa publication. Alors que la Commission européenne a décidé, le 27 février, de procéder à la mise en œuvre provisoire du traité, ces mesures s’appliqueront également durant cette période.

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Transport : Bruxelles lance un plan d’action pour stimuler la compétitivité du secteur maritime

La Commission européenne a dévoilé, le 4 mars, une stratégie maritime industrielle et une stratégie portuaire. L’objectif est de «stimuler la compétitivité, la durabilité, la décarbonation, la sécurité et la résilience» du secteur maritime, alors que les ports de l’UE traitent 74 % des marchandises entrant ou sortant d’Europe.

Parmi les actions proposées, Bruxelles va élaborer des orientations sur la propriété étrangère des ports de l’UE afin de limiter les risques liés aux investissements étrangers et les dépendances stratégiques, notamment chinois. L’exécutif européen souhaite également soutenir la décarbonation de la flotte maritime et l’adoption de carburants durables et de technologies de propulsion propres. Elle propose d’encourager les États membres à allouer une partie des recettes du système d’échange de quotas d’émission dans cette optique. Bruxelles souhaite, par ailleurs, développer les liaisons maritimes durables et écologiques à courte distance et la collaboration entre les ports. Le prochain plan de travail de l’Espace maritime européen portera sur ce sujet.

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