Mot-clé : Canicule

Par Agra

Canicule : face aux prairies « grillées », les éleveurs de ruminants toujours sans réponse

Alertant, dans un communiqué du 4 août, sur une perte de production « historique » pour les prairies, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* dénoncent le « silence radio » du ministère de l’Agriculture sur leur demande – récurrente – d’organiser des expertises terrain des pertes de production d’herbe. « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l’herbe », rapportent les syndicats, ce qui a « amputé de façon exceptionnelle la pousse de juin et juillet », comme récemment constaté par Agreste (ministère). Et les AS d’appuyer : « Nombreux sont ceux qui ont attaqué les stocks d’hiver » de fourrages, et « les témoignages des éleveurs se multiplient pour signaler un phénomène historique ». Or, dans le cadre de l’assurance récolte, l’estimation de la pousse de l’herbe est basée sur une mesure par satellite, dont « les insuffisances et carences (…) sont pourtant amplement connues », rappellent les syndicats. Les quatre fédérations disent avoir été reçues au ministère le 22 juillet « sur ce sujet précisément », sans suite pour le moment. Craignant une aggravation de la décapitalisation en cours, les syndicats concluent en martelant qu’« il est crucial pour les éleveurs d’avoir de la visibilité sur les compensations ».
* FNB (bovins viande), FNPL (bovins lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


National | Par Actuagri

Canicules / sécheresse : les assureurs peuvent verser jusqu’à 80% d’acompte aux agriculteurs assurés

Les assureurs sont autorisés à verser un acompte aux agriculteurs assurés dont les productions ont été impactées par les canicules et/ou la sécheresse. Un arrêté interministériel a été pris en ce sens et a été publié au JO du 31 juillet. Cet arrêté vise à faciliter et accélérer le versement aux agriculteurs assurés d’acomptes, à la fois pour la part « assureurs » et pour l’indemnité de solidarité nationale (ISN).…


Par Agra

Assurance récolte : acompte possible jusqu’à 80 % de l’ISN (ministère)

Pour soutenir les agriculteurs pénalisés par la sécheresse et les canicules « à répétition », les assureurs peuvent leur verser des acomptes allant jusqu’à « 80 % du montant prévisionnel d’ISN » (indemnité de solidarité nationale), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 31 juillet. Cette mesure est rendue possible par un arrêté interministériel paru au Journal officiel le même jour qui modifie le cahier des charges de l’assurance récolte.

« Cet arrêté modificatif vise à faciliter et accélérer le versement aux agriculteurs assurés d’acomptes, à la fois pour la part
« assureurs » et pour l’indemnité de solidarité nationale », précise la Rue de Varenne. Ainsi, les assureurs pourront « apporter un soutien financier aux agriculteurs les plus affectés par les canicules et la sécheresse sans avoir à attendre l’achèvement des récoltes pour les cultures concernées ».

Pour rappel, une réunion s’était tenue le 1er juillet entre les assureurs et les cabinets des ministres de l’Économie et de l’Agriculture. À cette occasion, la fédération France Assureurs indiquait que près d’un tiers des agriculteurs couverts par une assurance « multirisque climatique sur récoltes » avaient déclaré un sinistre lié aux récents épisodes de canicule. Un bilan provisoire qui ne pourra être consolidé qu’à l’issue de la campagne.


Par Agra

Prairies : effondrement généralisé de la pousse de l’herbe, « détruite » par les canicules

Après un début de saison favorable, les canicules successives ont mis un coup d’arrêt à la pousse de l’herbe partout en France : au 20 juillet, « la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 26 % » à la période de référence (1989-2018), constate Agreste dans une note publiée le 28 juillet. D’après le service statistique du ministère de l’Agriculture, « les températures extrêmes relevées en particulier fin juin et la sécheresse persistante ont depuis un mois détruit l’herbe qui avait repoussé après la première coupe ». Alors qu’elle représente au 20 juillet habituellement 70 % de la production annuelle, la pousse cumulée plafonne cette année à 52 %.

La production « est déficitaire quasiment partout en France », souligne Agreste : seule la région Paca connaît une pousse dans la moyenne (98 % de la référence). « Le déficit est important (au moins 25 %) dans la moitié des régions fourragères » (soit la moitié des surfaces). Les chutes les plus importantes s’observent dans le Sud-Ouest, avec des déficits de 33 % en Nouvelle-Aquitaine et 31 % en Occitanie, voire « jusqu’à 50 % de déficit à l’Ouest du Massif central ». À l’inverse, dans le nord du pays, « le déficit est un peu moins important (souvent 15 à 20 %) au nord d’une ligne reliant Nantes à Reims ».


National | Par Actuagri

Canicule : les agriculteurs sur le front des incendies

L’été est à peine commencé que les incendies de plaine et de forêt battent déjà leur plein. Ceux-ci deviennent plus précoces, plus nombreux et plus violents. De la péninsule Ibérique à la France, en passant par la Grèce et l'Italie, la combinaison d'une sécheresse exceptionnelle, de températures caniculaires et de vents soutenus transforme de vastes territoires en véritables poudrières. © capture X En France, le bilan est déjà préoccupant. Selon…


Par Agra

Légumes/canicule : entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu (profession)

Légumes de France (FNSEA) dresse de premières estimations des pertes en maraîchage engendrées par les récentes canicules dans son bulletin Direct Légumes le 10 juillet. On peut considérer qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Les données consolidées et établies avec Felcoop (coopératives) et Gefel (AOP) indiquent des situations diverses selon les variétés. Il est prévu de 20 à 100% de pertes pour les salades et jeunes pousses à date. Mais, en théorie, celles-ci peuvent être replantées.

Là, le facteur limitant est l’accès à l’eau si la sécheresse perdure. « Les maraîchers ont largement voire entièrement utilisé leurs réserves personnelles, stockées via le ruissellement sur leurs bâtiments, et ne peuvent plus arroser leurs re-semis et re-plantation » précise Légumes de France. D’autre part, le potentiel des espèces annuels est fortement entamé : 30 % en fraises, de 20 à 30 % en carottes, y compris pour les productions d’automne (les semis ont brulé), de 50 % en poireaux de printemps, de 20 à 30 % en navets, de 30 à 40 % en pois et haricots d’industrie. Les remontées d’information sont en cours pour d’autres production de plein champ telles que asperges, petits pois, fèves, choux et artichauts.


Par Agra

Canicule : la FNSEA demande « un véritable plan de soutien à l’agriculture française »

Considérant que les effets des canicules ont engendré une « situation d’une gravité inédite », la FNSEA demande, dans un communiqué paru le 9 juillet, un «véritable plan de soutien exceptionnel pour l’agriculture française» pour «apporter une réponse financière immédiate aux exploitations les plus touchées», et par ailleurs «une enveloppe de crise dans le projet de loi de finances pour 2027».

Pour Arnaud Rousseau, la crise est d’une telle «ampleur» que «les réponses ordinaires ne suffisent pas». Le président de la FNSEA demande, par ailleurs, «un plan d’investissement massif pour l’ensemble du monde agricole». Le syndicat majoritaire résume ainsi les effets des canicules qu’il a pu récolter filière par filière : pertes de près de 25% pour les fruits et légumes frais, baisse des rendements céréaliers de 20% dans les zones intermédiaires, recul de la production nationale de maïs d’environ 30%, pertes de 30% dans les porcheries du Grand ouest, et «pertes considérables» chez les éleveurs de volaille.


Par Agra

Lait : forte baisse de la collecte de 10,9% lors de la semaine de canicule du 22 au 28 juin

La canicule qui a touché la France du 22 au 28 juin a eu un impact très net sur la collecte de lait de vache selon les données de FranceAgriMer. « La collecte laitière française a fortement baissé au cours de la semaine du 22 au 28 juin. Par rapport à la semaine précédente, le recul est de 10,9%. Comparativement à la semaine équivalente de 2025, la baisse atteint 7,0% sur l’ensemble du pays, avec des évolutions territoriales très contrastées. » A noter en effet que des différences assez importantes apparaissent en fonction des régions. Des reculs sont « très marqués » en Nouvelle-Aquitaine (-8,6%), Pays-de-la-Loire (-10,7%), Centre Val de Loire (-12,0%), Normandie (-12,5%) et Bretagne (-14,4%). Tandis les volumes collectés ont progressé dans les Hauts de France (+ 4,0%), le Grand Est (+1,5%), l’Auvergne-Rhône Alpes (+2,4%) et l’Occitanie (+4,2%), et stagnent en Bourgogne Franche Comté (-0,3%). Les premières estimations partielles émises le 1er juillet oscillaient entre « des baisses de collecte pouvant atteindre 20 % » en fonction des territoires, selon la FNPL (éleveurs), et environ -10% selon Lactalis, premier collecteur de lait en France (5 milliards de litres par an).


Par Agra

Miel : Interapi s’inquiète des effets de la canicule sur les abeilles et la production

En cette troisième vague de fortes chaleurs qui sévit sur l’Hexagone, les apiculteurs tentent de limiter les effets de la canicule sur leurs ruches, alerte l’interprofession apicole (Interapi) dans un communiqué le 7 juillet. Les apiculteurs sont confrontés à une baisse de production de miel, une partie des abeilles ouvrières se détournant du butinage pour aller chercher de l’eau et ventiler la ruche. Sans compter la réduction de la floraison et la diminution de nectar produit par les plantes. De plus, le stress thermique peut augmenter la mortalité du couvain (œufs, larves, nymphe), et aussi des reines et essaims dans les élevages quand la température dépasse 40°C. Interapi est particulièrement inquiète pour les miellées de tournesol et de lavande, productions les plus importantes derrière les miels polyfloraux. Pour essayer de limiter la casse, les apiculteurs mettent en place différentes mesures : mise des ruches à l’ombre, installation de points d’eau, amélioration de la ventilation, utilisation de toits isolants ou réfléchissants et adaptation des pratiques de transhumance.


Par Agra

Sécheresse : un tiers des départements français placés en situation de crise

Après un printemps particulièrement sec et chaud et deux épisodes caniculaires successifs, la sécheresse gagne du terrain en France, et plusieurs département français sont d’ores et déjà touchés par des restrictions d’eau. Au 6 juillet, « 35 départements sont placés au moins partiellement en situation de crise, soit deux fois plus qu’en 2025 à la même date et davantage qu’en 2022 (21), année pourtant marquée par une sécheresse historique, selon la plateforme gouvernementale VigiEau.

Pour rappel, en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés, tandis que les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics. À l’issue du comité d’anticipation et de suivi hydrologique (Cash), réuni le 1er juillet, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre a relevé dans une déclaration une « dégradation de la ressource en eau » alors que « l’épisode de sécheresse en cours est appelé à se poursuivre et à s’intensifier dans les semaines à venir ». Il a annoncé une intensification des contrôles « pour garantir le respect des règles et précisé que « les préfets doivent appliquer les restrictions d’usage dans les 5 jours suivant le franchissement des seuils ».