Mot-clé : Bovins

Par Agra

Salon de l’agriculture : pas de bovin, ni même d’égérie cette année (organisateurs)

Malgré l’aval des autorités sanitaires, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 janvier, que l’évènement n’accueillera aucun bovin cette année, pas même la vache égérie, de race brahman (outre-mer), à la suite d’une décision prise par les organismes de sélection (OS). Les organismes de sélection ont motivé leur décision par précaution sanitaire et par « solidarité avec les autres éleveurs », a expliqué Olivier Alleman, commissaire général du Concours général agricole. Les organisateurs avaient déjà annoncé il y a quelques jours qu’aucun concours bovin ne serait organisé cette année au Salon. Les affiches du Salon vont être modifiées très prochainement, et un nouveau slogan va être mis en avant : « Venir c’est soutenir ».


Par Agra

Bovins/DNC : le fonds d’aide annoncé en décembre sera doublé, à 22 M€ (ministre)

Le fonds d’aide de 11 millions d’euros (M€) pour les éleveurs subissant les conséquences économiques de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), annoncé le 16 décembre par le Premier ministre, sera doublé, à 22 M€, a indiqué Annie Genevard le 9 janvier. Il sera destiné aux « acteurs touchés économiquement par le blocage des bovins », a-t-elle précisé en conférence de presse. Lors de la première annonce de ce fonds en décembre, Sébastien Lecornu avait déclaré qu’il s’adresserait aux « petits élevages ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture n’a pas évoqué ce critère de taille, mais a évoqué les exploitations « les plus en difficulté ». ». « Nous serons dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants, a ajouté Annie Genevard. Les exportations d’animaux vaccinés contre la DNC sont fortement restreintes vers l’Italie et encore interdites vers l’Espagne, les deux premiers débouchés des broutards français. « La crise nous montre aussi que nous sommes démunis lorsque le pays d’export nous ferme ses portes », a estimé la ministre, qui a annoncé le lancement d’« une étude flash pour que la France dispose des outils industriels d’engraissement suffisants si jamais l’export faiblit ».


Par Agra

Évènementiel : pas de concours bovins au Sia, présence « symbolique » à l’étude

En raison du risque sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les organismes de sélection (OS) des races bovines ont décidé de ne pas participer au Concours général agricole, qui se déroule en même temps que le Salon de l’agriculture. Dans un communiqué du 7 janvier, les organisateurs du Sia ont indiqué prendre acte de cette décision, qui « relève exclusivement de [la] responsabilité » des OS. Et de préciser que le Salon a « pour sa part, toujours souhaité la présence de bovins et a tout mis en œuvre pour la rendre possible, dans le strict respect des conditions sanitaires en vigueur ». Des discussions se poursuivent sur l’éventualité d’une « présence de bovins, même limitée et symbolique », via « un nombre restreint d’animaux, dans une logique de souplesse adaptée » ; le Sia prévoit de communiquer « mi-janvier » sur ce sujet.


Par Agra

Bovins/DNC: «plus de 50%» des bovins vaccinés dans le Sud-Ouest (gouvernement)

Le gouvernement a annoncé le 27 décembre la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) de «plus de 50%» des 750.000 bovins concernés dans le Sud-Ouest de la France. «À la date du 28 décembre 2025, 53,6% du cheptel des dix départements du Sud-Ouest concernés est vacciné, soit 381 594 bovins vaccinés», a détaillé le ministère sur son site internet. En raison de la multiplication de cas dans le Sud-Ouest, le gouvernement a lancé une campagne de vaccination élargie dans dix départements pyrénéens. L’objectif : vacciner les 750 000 bovins de la zone à la mi-janvier. La maladie n’a quasiment pas progressé ces derniers jours, avec un unique nouveau foyer confirmé le 23 décembre en Haute-Garonne. Selon le dernier bilan du ministère, la France compte 115 foyers depuis l’arrivée de la maladie en France, fin juin. À l’occasion de leur rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu le 19 décembre, les Jeunes agriculteurs (JA) avaient demandé un durcissement des contrôles des mouvements d’animaux, en vain jusqu’à présent. Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Philippe Baptiste (Recherche) ont annoncé le 24 décembre « l’intensification de l’accompagnement par l’État » de la recherche sur la maladie, sans toutefois chiffrer d’enveloppe.


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Bovins/DNC : la proposition des JA pour mieux contrôler les mouvements

À l’occasion de leur rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu le 19 décembre, les Jeunes agriculteurs (JA) ont demandé un durcissement des contrôles des mouvements d’animaux, pour limiter la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). « Il faut cibler les exploitations qui ne jouent pas le jeu », a déclaré le président des JA à la sortie de l’entretien. Techniquement, le syndicat demande notamment que la déclaration des mouvements d’animaux se fasse préalablement au départ, et non ultérieurement, comme actuellement. Matignon ne s’est pas prononcé sur cette proposition, et promet de l’examiner. Cette demande intervient alors que des déplacements illicites d’animaux sont suspectés d’être à l’origine des derniers foyers de DNC en Occitanie. De son côté, lors de l’annonce de la vaccination élargie dans les Pyrénées le 12 décembre, le ministère de l’Agriculture avait promis dans son communiqué des « contrôles routiers renforcés ». Le 19 décembre, les JA ont aussi présenté leur demande d’une « révision immédiate des règles [européennes] pour permettre la libre commercialisation des animaux vaccinés et immunisés ». Cette requête, déjà formulée dans un communiqué du 16 décembre, n’a pas encore été arbitrée par les services du Premier ministre.


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Bovins/DNC : pas d’inflexion de Lecornu après sa rencontre avec les syndicats

À l’issue de sa rencontre avec les syndicats agricoles (hors Modef), le 19 décembre, Sébastien Lecornu a adressé, à la demande de la FNSEA, un courrier réexpliquant la stratégie sanitaire mise en place pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), consistant notamment à abattre la totalité d’un foyer quand un cas est détecté. « N’éliminer que les bovins présentant des symptômes fait courir un risque majeur de propagation du virus », affirme M. Lecornu. Il fait passer aussi le montant d’un fonds d’urgence, annoncé en début de semaine, de 10 à 11 M€, destinés aux petites exploitations les plus en difficulté. Plus de 7 M€ d’acomptes ont été versés aux éleveurs dont les vaches ont été abattues depuis juin. La lettre donne par ailleurs un calendrier précis pour la vaccination de 750 000 bovins dans dix département du Sud-Ouest, « conduite sous un mois ». Le Premier ministre ajoute avoir demandé aux préfets de suspendre les contrôles de l’État dans les exploitations à vacciner. Il annonce aussi un déplacement des ministres de l’Agriculture et du Commerce extérieur en Italie, principal acheteur des veaux français, la semaine prochaine.


Par Agra

Bovins/DNC : après l’Italie, un accord d’export similaire pressenti avec l’Espagne (syndicats)

« D’après les informations que nous avons, les Espagnols suivraient l’accord bilatéral tel qu’il a été décliné par l‘Italie » pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a indiqué Patrick Bénézit, président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) le 16 décembre. Entré en application le 8 décembre, l’accord avec l’Italie prévoit un protocole « très dur », selon cet éleveur du Cantal : les animaux peuvent être exportés 28 jours après vaccination et doivent se trouver dans une zone bénéficiant d’une immunité collective (vaccination depuis au moins 60 jours pour 95 % des élevages dans une zone de 50 km). Deuxième débouché des broutards français (109 000 têtes exportées en 2024), l’Espagne n’a pas encore officialisé sa position. « Les échanges sont en cours et, pour l’heure, les Espagnols ne nous ont pas encore fait de retour positif », a indiqué le ministère de l’Agriculture à la presse le 17 décembre. « C’est un pays décentralisé et les régions sont très impliquées dans la politique sanitaire », précisent les services de la Rue de Varenne. « Une consultation interne est en cours, ce qui explique que cela prenne plus de temps. » Par ailleurs, un autre accord d’exportation, moins contraignant, a été signé avec la Suisse.


Par Agra

Bovins/DNC : les JA veulent modifier les règles de l’UE sur l’export des animaux vaccinés

Dans un communiqué du 16 décembre, les Jeunes agriculteurs demandent « la révision immédiate des règles [européennes] pour permettre la libre commercialisation des animaux vaccinés et immunisés » contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Comme le rappellent les JA, « la réglementation européenne interdit l’export des animaux vaccinés sur une période de 8 (pour les zones vaccinales) à 14 mois (pour les zones réglementées) après que 75 % des animaux, issus de 95 % des élevages, aient été vaccinés ». Seule possibilité pour exporter en provenance de ces zones : passer des accords bilatéraux avec des États membres qui acceptent explicitement de recevoir des bovins vaccinés, comme l’a récemment fait l‘Italie. Par ailleurs, alors que des déplacements illicites d’animaux sont suspectés de disséminer la maladie, les JA demandent de « renforcer les contrôles », dénonçant « la faiblesse des effectifs mis en œuvre pour imposer le respect du protocole sanitaire ». Enfin, comme les éleveurs bovins allaitants (FNB) et laitiers (FNPL) de la FNSEA le 16 décembre, les Jeunes agriculteurs déplorent « le manque d’anticipation dans la fourniture de vaccins ».


Par Agra

Bovins/DNC : une mission d’information au Sénat sur la gestion de la crise sanitaire

La commission des Affaires économiques du Sénat a lancé, le 12 novembre, une mission d’information flash sur « les enseignements pouvant être tirés de la gestion de la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ». Elle rendra son rapport le 28 janvier 2026, apprend-on sur le site internet du Sénat. Cette mission transpartisane est menée par quatre co-rapporteurs : Martine Berthet (LR, Savoie), Annick Jacquemet (centriste, Doubs), Gérard Lahellec (communiste, Côtes-d’Armor) et Christian Redon-Sarrazy (socialiste, Haute-Vienne). Alors que la ministre de l’Agriculture a lancé des Assises du sanitaire en début d’année, cette mission sénatoriale vise à « nourrir de manière ciblée et concrète les réflexions sur la nécessaire adaptation de l’organisation du modèle sanitaire français ». Apparue en France le 29 juin, la DNC a provoqué 104 foyers, selon le dernier bilan du ministère au 19 novembre. La stratégie de lutte contre cette maladie est basée sur l’instauration de zones réglementées de 50 km autour des foyers, où sont mis en place une interdiction des mouvements et une vaccination obligatoire. Dernière mesure : l’abattage total des lots d’animaux infectés, au cœur d’une controverse depuis l’été.


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Bovins/DNC : la FDSEA des Pyrénées-Orientales réclame l’abattage sélectif

Alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) frappe les élevages bovins du département, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs des Pyrénées-Orientales ont demandé le 4 novembre que l’État « remplace l’abattage systématique par un abattage ciblé, limité aux seuls animaux malades ». Il s’agit de la première fois qu’une FDSEA prend cette position, jusque-là tenue par les seuls syndicats minoritaires, ainsi que par un collectif citoyen qui a tenté d’empêcher un abattage sanitaire le 3 novembre. Dans un communiqué diffusé sur Facebook, la FDSEA et les JA justifient leur demande par la « couverture vaccinale, désormais majoritaire dans les troupeaux » : au 4 novembre, 90 % des 13 000 bovins du département étaient vaccinés ; les 100 % devraient être atteints en fin de semaine, selon le préfet, cité par L’Indépendant (article payant). Par ailleurs, en pleine controverse sur le cas de quatre vaches abattues sur ordre de l’administration et abandonnées en estive, la FDSEA demande que les animaux contaminés soient « abattus en priorité à l’abattoir, et non sur l’exploitation ». Autres demandes : « pérenniser la stratégie vaccinale » et verser une « indemnisation intégrale et immédiate ». Les Pyrénées-Orientales ont connu leurs premiers foyers de DNC à la mi-octobre, et le département en compte désormais 11.