Mot-clé : Bovins

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Versoa : Les éleveurs reprennent la main sur la valorisation des animaux

Mercredi 29 juillet, Versoa, l’association d’éleveurs du Lot, du Cantal et d’Aveyron, a fêté son premier anniversaire sur l’exploitation du Gaec des Hortes, à Bagnac-sur-Célé, en présence de ses partenaires et adhérents. «L’idée est simple», détaillent les deux co-présidents de l’association Thierry Arnal et Jean-François Exe. «C’est de reprendre la main sur toute la filière par laquelle nos animaux passent, du champ à l’assiette». Pour ce faire, les agriculteurs adhérents,…


Par Agra

Bovins/MHE : « très faible nombre de détections » en 2025 et 2026 (rapport)

La maladie hémorragique épizootique (MHE) a fait l’objet d’un « très faible nombre de détections » en Europe en 2025 (neuf cas dans quatre pays), selon un rapport de la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) paru le 28 juillet. Dans le détail, on a dénombré l’année dernière un cas en Belgique, un en Espagne, deux au Portugal et cinq en France. Véhiculée par les moucherons Culicoides, cette maladie touchant les bovins est apparue en Europe du sud en 2022, avant de remonter en France en septembre 2023. C’est dans l’Hexagone qu’elle a connu sa plus forte diffusion, avec 3 695 foyers en élevage en 2023 (essentiellement dans le Sud-Ouest), puis 4 195 en 2024 (dans la partie ouest du pays).

En 2026, aucun foyer n’a été détecté, selon le ministère de l’Agriculture. Malgré cette « diminution exceptionnelle », la plateforme ESA appelle au « maintien d’une surveillance épidémiologique et entomologique », en raison de « la présence de Culicoides » et du « risque de réémergence lors des prochaines saisons d’activité vectorielle ». Comparée à d’autres maladies, la mortalité provoquée par la MHE reste faible, et une campagne de vaccination a été lancée en 2024 en France. Elle peut toutefois provoquer des entraves aux exportations en raison de son classement dans la catégorie D au titre du droit européen


Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Les agriculteurs demandent des réponses structurelles

Mercredi 22 juillet, à l’invitation de la FDSEA et des JA, la préfète d’Aveyron, Claire Chauffour-Rouillard, s’est rendue au GAEC de Campalvies à Camarès. Pertes fourragères, assurance, stockage de l’eau : les acteurs agricoles ont exposé leurs inquiétudes et appelé à des réponses durables face aux conséquences de la sécheresse. Le reportage vidéo complet est à retrouver sur notre chaîne Youtube. La réunion a rassemblé élus agricoles, éleveurs, coopératives et…


Par Agra

États-Unis/Brésil : Trump impose une taxe de 25 % mais exclut la viande bovine brésilienne

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé le 15 juillet, la mise en place, à compter du 22 juillet, de droits de douane définitifs de 25 % à l’encontre de certaines importations en provenance du Brésil. Cette décision a été prise à la suite d’une enquête menée dans le cadre de la section 301 du Trade Act de 1974. Toutefois, ces droits de douane ne s’appliquent pas à plusieurs produits brésiliens, parmi lesquels la viande bovine, le café, les oranges ou encore le jus d’orange. Pour justifier cette sanction, l’USTR avance notamment que le Brésil restreint l’accès à son marché de l’éthanol et que les agriculteurs brésiliens tirent avantage de terres déboisées illégalement.

De son côté, le gouvernement brésilien a condamné cette décision. « Rien ne justifie des mesures unilatérales contre notre pays », précise le président Luis Inacio Lula da Silva dans un message publié sur le réseau social X, évoquant « une manœuvre construite avec la collaboration active de la famille Bolsonaro ». Brasília s’engage à porter cette affaire devant le mécanisme de règlement des différends de l’OMC.


Par Agra

Bovins/DNC : le vaccin du Cirad devrait être disponible « d’ici 18 à 36 mois »

Les recherches menées notamment par le Cirad sur un nouveau vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) devraient aboutir à un produit « disponible d’ici 18 à 36 mois », a indiqué Élisabeth Claverie de Saint Martin, p.-d.g. sortante de l’institut, à l’AFP. Menés « avec le privé et une unité de recherche en infectiologie à Lyon », ces travaux visent à fabriquer un vaccin provoquant « moins d’effets secondaires » et « associé à un test permettant de savoir si l’animal est vacciné ou malade ». Cette dernière fonction (technologie DIVA) vise à fluidifier l’export. « La France est le leader en vaccination animale. (…) On a intérêt à avoir la base scientifique et industrielle chez nous, tout simplement pour ne pas manquer de doses », a expliqué Mme Claverie de Saint Martin à l’AFP. Comme le rappelle GDS France (groupements de défense sanitaire), deux vaccins étaient mis à disposition par l’État dans le cadre des campagnes 2025 et 2026 : le LSDvaccine (fabriqué en Afrique du Sud par OBP) et le Lumpyvax (fabriqué aux Pays-Bas par MSD). Jusque-là, les pouvoirs publics n’ont pas manqué de doses, qui étaient commandées au fur et à mesure de l’extension des zones réglementées. Par ailleurs, à la demande du gouvernement, le Cirad travaille aussi sur une analyse de risque complémentaire sur l’abattage partiel en zone vaccinée, attendue en juin.


Par Agra

Elevage de montagne: une femme tuée par un troupeau de vaches en Autriche

Une Autrichienne de 67 ans a succombé à ses blessures après avoir été attaquée le 17 mai dans l’après-midi par un troupeau de vaches dans une zone de pâturage à Oberlienz, dans l’ouest de l’Autriche, a annoncé la police du Tyrol dans un communiqué. Son mari, âgé de 65 ans, a lui été transporté à la clinique d’Innsbruck dans un état grave, a ajouté la police, qui a ajouté que l’enquête sur les circonstances de l’accident était toujours en cours. Quelques dizaines de vaches, appartenant à une coopérative d’agriculteurs, se trouvaient regroupées dans la zone de pâturage où le couple a été attaqué, a précisé la police. En septembre, un randonneur viennois, âgé de 85 ans, était mort dans les Alpes autrichiennes après l’attaque d’un troupeau de vaches, au cours de laquelle son épouse de 82 ans avait été blessée. En 2024, une randonneuse accompagnée de deux chiens avait été tuée dans des circonstances similaires. D’autres attaques avaient eu lieu en 2017 et 2014.


Par Actuagri

Bovins : hausse des abattages et des cours

En février dernier, les abattages de gros bovins ont progressé de +1,4 % sur un an pour atteindre 247 000 têtes, indique une note d’Agreste publiée fin mars. Cette hausse est principalement tirée par les réformes de vaches laitières (+9,4 %) et les mâles (+2,4 %). À l’inverse, les abattages de vaches allaitantes sont en net repli (-6,8 %). Le segment des veaux de boucherie recule également, avec une baisse de 6,6 % sur un an. Le marché reste extrêmement ferme : le cours de la vache O atteint 6,63 €/kg carcasse, soit + 33,9 % sur un an (vs fév. 2025) et de +55,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le veau de boucherie suit cette tendance avec une hausse de 20,4 %. En parallèle, les éleveurs bénéficient d’une détente sur le prix des intrants, en repli de 2,2 % en janvier. Côté échanges, la consommation française de viande bovine est stable (+0,2 %) en janvier. Toutefois, les exportations de viande reculent de 6,1 % et celles de broutards de 5,8 %, plombées par l’effondrement des ventes de broutards légers (-45,0 %). À l’inverse, les exportations de génisses (+12,8 %) et de veaux d’élevage (+17,9 %) affichent une forte progression, notent les statisticiens du ministère de l’Agriculture.


Par Agra

Génétique animale : le solde commercial français dépasse le demi-milliard, un record

Au Salon de l’agriculture, France Agrimer a présenté aux représentants de la France à l’étranger le solde commercial record de plus d’un demi-milliard d’euros d’exportations de génétique animale en 2025. D’après le bilan effectué par la commission thématique interfilières Ressources zoogénétiques de l’Office, réunie le 18 février, ce solde a atteint 558,5 millions d’euros (uniquement en espèces terrestres), soit une progression de 24 millions sur une année. Il résulte d’un nouveau record d’exportations de 831,47 millions d’euros, en croissance de 16,7%, face à des importations stables de 272,3 (+ 3,7%). Les deux plus gros marchés (hors génétique équine) sont l’aviculture (458,2 millions d’euros) et les bovins (146,6 millions d’euros), qui ont respectivement progressé de plus de 21,5% et 21%. « C’est le quatrième solde commercial agricole et alimentaire de la France, après les vins et spiritueux, les céréales et les produits laitiers », fait valoir auprès d’Agra Presse Thomas Pavie, délégué de France Agrimer pour la génétique animale. Le délégué estime que l’on peut être « raisonnablement optimiste » quant à récupérer en 2026 les marchés bovins suspendus par la crise de la DNC.


Par Agra

DNC : l’accord d’export vers l’Italie étendu à la zone vaccinale préventive (ZV 1)

L’Italie a accepté de recevoir les bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en provenance de la zone vaccinale 1 (ZV 1, Sud-Ouest et Corse), a annoncé le ministère de l’agriculture le 28 février. Jusque-là, le premier débouché des broutards français n’avait accepté que les importations en provenance de la zone vaccinale 2 (ZV 2), établie autour des foyers de DNC. Après l’annonce de l’accord début novembre dernier, les expéditions avaient repris progressivement à partir du 8 décembre. L’extension annoncée le 28 février permet l’envoi des animaux vaccinés préventivement dans la ZV 1 : cette zone, qui ne comprenait aucun foyer, a fait l’objet d’une campagne de «vaccination étendue» à partir du 15 décembre.

Par ailleurs, le ministère annonce «une simplification des conditions d’exportation» des bovins vaccinés vers l’Italie en «supprimant l’obligation de réaliser des tests virologiques avant le départ». Les animaux exportés devront être vaccinés depuis au moins 28 jours en ZV 2, et 60 jours en ZV 1. Dans les deux cas, ils doivent provenir d’une zone sous immunité collective (vaccination dans un rayon de 50 km depuis au moins 60 jours. S’y ajoute, pour la ZV 1, une obligation de désinsectisation des moyens de transport.

Source Agra


Par Agra

Bovins viande : en 2025, flambée des prix et hausse généralisée des revenus

Malgré l’impact des maladies animales, les revenus des exploitations spécialisées en bovins viande ont connu en 2025 «des niveaux historiquement hauts, aussi bien les naisseurs que les naisseurs-engraisseurs», selon les résultats du réseau d’élevages Inosys présentés dans le bilan annuel de l’Institut de l’élevage (Idele). «Les étoiles étaient alignées en 2025», résume l’institut technique : prix moyen des gros bovins en hausse de 23 % sur l’année, «repli salutaire du prix des intrants» et «année climatique plutôt clémente» par rapport aux précédentes.

Dans les élevages spécialisés conventionnels, les résultats courants moyens par actif s’étalent entre 34 600 € (naisseurs engraisseurs de veaux sous la mère) et 57 700 € (naisseurs en zones de plaine). Entre les deux, les naisseurs engraisseurs de jeunes bovins (JB) s’établissent à 51 200 € et les naisseurs de montagne à 44 900 €. Dans les systèmes avec cultures, la première place revient aux naisseurs engraisseurs de JB (69 700 €), suivis par les naisseurs (34 900 €). Enfin, les éleveurs en production biologique profitent eux aussi de cette «conjoncture générale favorable», avec 35 400 € pour les naisseurs et 30 100 € pour les naisseurs engraisseurs.

Source Agra