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Par Agra

Bovins/DNC : l’Opecst appelle à « renforcer les contrôles » des mouvements d’animaux

Dans un rapport sur la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) paru le 29 janvier, l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) recommande de « renforcer les contrôles de la circulation des animaux pour mieux garantir leur traçabilité ». L’interdiction des mouvements d’animaux dans les zones réglementées autour des foyers constitue un des piliers de la lutte contre la DNC. « La responsabilité d’un ou plusieurs mouvements illégaux de bovins dans l’expansion de la DNC en Occitanie ne fait pas de doute », soulignent les parlementaires de l’Opecst. D’où leur appel à un « renforcement des contrôles inopinés » (y compris aux frontières) et à « la mise en place d’outils informatiques pour simplifier les processus ». Des demandes également portées par les JA et les chambres d’agriculture. Plus largement, alors que le refus de l’abattage total a été l’un des déclencheurs du mouvement de colère agricole de l’hiver 2025-2026, l’Office exhorte à « imposer le respect du protocole national visant l’éradication de la DNC ». Dans le même temps, l’Opecst pousse les pouvoirs publics à poursuivre le « travail de pédagogie auprès du grand public et des éleveurs ».


Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne et le Kosovo acceptent l’importation de bovins vaccinés

L’Espagne et le Kosovo ont donné leur accord pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 27 janvier. À l’instar de l’accord passé avec l’Italie, ces nouveaux accords s’appliquent aux animaux issus des « zones vaccinales II » (zones vaccinales succédant à une zone réglementée), situées en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et dans 500 communes du Sud-Ouest. Les conditions d’export vers l’Espagne – deuxième débouché français pour les broutards et premier pour les veaux laitiers – sont légèrement moins contraignantes que pressenti : contrairement à l’Italie, aucun test PCR n’est requis, selon le site internet du ministère.


Par Agra

Broutards : face au manque d’animaux français, l’Italie diversifie son approvisionnement

Dans un contexte de recul persistant des exportations françaises de bovins vifs, l’Italie, premier débouché, «se tourne vers d’autres fournisseurs de broutards», rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 janvier. «Faute de broutards français et face à la bonne demande de leur marché, les engraisseurs italiens ont cherché des alternatives en Europe centrale notamment», note l’institut technique.

Premier pays à en profiter : la République tchèque, avec 19 000 broutards importés pendant les dix premiers mois de 2025 (+9 000 en un an), suivie de près par l’Irlande et ses 17 000 têtes (+3 000). L’Italie a aussi fait venir 7 000 broutards de Hongrie (+5 000), 5 000 d’Autriche (+1 000) ou encore 4 000 de Slovénie (+1 000). L’Idele remarque encore le «retour en force de l’Espagne», qui double ses envois, à 4 000 têtes. Des volumes sans commune mesure avec les flux en provenance de la France, qui fournit sur la période «88 % des broutards importés par l’Italie». Les envois hexagonaux sont en baisse constante, en raison de la décapitalisation et du développement de l’engraissement en France. Fin octobre, le ministère avait suspendu l’export de bovins pendant deux semaines en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), aggravant encore le manque.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : les négociants veulent faciliter les transits et allotements d’animaux

La FFCB (négociants en bestiaux) a demandé au ministère de l’Agriculture plus de « pragmatisme » dans l’application de la réglementation européenne sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en matière de transit d’animaux, a appris Agra Presse le 22 janvier. Selon son directeur Romain Ferrier, les centres de rassemblement situés en zone vaccinale (Savoie par exemple) ne peuvent pas alloter ensemble des animaux issus de la zone vaccinale et d’autres issus de zones indemnes. Ces commerçants « doivent préparer des camions séparés et des départs différenciés », et certains « ont dû délocaliser leurs centres de rassemblement ». « Les bovins issus de zones indemnes entrant en zone vaccinale doivent être vaccinés, même s’ils ne sont pas voués à y rester », ajoute-t-il. La FFCB demande donc la possibilité de ne pas vacciner les animaux en transit et d’alloter des bovins issus de zones de statuts sanitaires différents. Plus largement, la FFCB rappelle son attachement à des « règles sanitaires strictes », mais « plus opérationnelles » afin de garantir les cours des animaux. Récemment, la fédération a plaidé auprès de la ministre pour engager une réflexion à long terme sur une meilleure gestion au niveau européen de certaines maladies animales, dont la DNC. Une demande justifiée par la multiplication des épizooties due au réchauffement climatique.


Par Agra

Salon de l’agriculture : les pistes des organisateurs pour pallier l’absence des bovins

À l’occasion d’une conférence de presse le 20 janvier, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont présenté de premières pistes pour pallier l’absence des bovins, qui occupent traditionnellement le hall numéro 1 du parc d’exposition de la porte de Versailles. Deux pistes sont d’ores et déjà explorées : « avoir le plus d’animaux possible » et accentuer la présence du « pastoralisme », a expliqué le président du Salon de l’agriculture, Jérôme Despey. Pour rappel, 2026 a été proclamée par les Nations unies « année internationale du pastoralisme et des pâturages ». « Les ovins, caprins, porcins vont être démultipliés, il y aura beaucoup de mouvement », promet l’agriculteur. Les organisateurs ont reçu 64 propositions de la part des participants au salon, et en étudient plusieurs autres à leur initiative. « Nous devons désormais donner du sens à tout cela », a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire de l’évènement. « Pour les éleveurs qui seront tout de même présents, nous nous devons d’attirer du monde, pour qu’ils puissent expliquer leur métier. Le hall 1 doit ne pas être une morne plaine. » Le programme devrait être finalisé d’ici début février, ont prévu les organisateurs.


Par Agra

Bovins/DNC : « pas de débouché » à l’export pour la zone vaccinale élargie (négociants)

« Il n’y a pas de débouché » à l’export pour les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) situés dans la zone vaccinale élargie du Sud-Ouest (ZV 1), a indiqué Romain Ferrier, directeur de la FFCB (négociants en bestiaux), à Agra Presse le 19 janvier. Cette zone comprend les départements indemnes concernés par la campagne de vaccination préventive lancée le 15 décembre (Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn, Aude, Hérault), à l’exclusion de ceux comptant un foyer (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Selon le dernier bilan au 18 janvier, plus de 93 % des bovins de la zone sont vaccinés. Pour l’heure, la sortie des animaux de la zone est interdite, mais la question de l’exportation se posera à la levée de la zone. La zone ZV 1 n’est pas incluse dans les accords bilatéraux par lesquels l’Italie et la Suisse ont accepté de recevoir des bovins vaccinés. Ces accords ne concernent que la zone vaccinale ZV 2, constituée des anciennes zones réglementées des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. Comme les éleveurs, la FFCB estime que ces accords sont « très contraignants ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé qu’elle se rendrait « dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants.


Par Agra

Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, en lien avec la réduction du cheptel bovin

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,8 %, principalement en raison de la réduction du cheptel bovin, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre prévisionnel du 13 janvier. Elles s’établissent à 74,6 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e) en 2025, contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,7 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,4 %. À l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une légère hausse de 0,7 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,6 % des émissions nationales de GES, passant de 363,4 Mt CO2e en 2024 à 369,2 Mt CO2e en 2025. Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4,6 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030. Selon le Citepa, l’agriculture reste néanmoins le secteur s’approchant le plus du niveau SNBC 3 à atteindre, avec une baisse de 1,8 % contre un objectif de réduction de 2,1 %.


Par Agra

Salon de l’agriculture : pas de bovin, ni même d’égérie cette année (organisateurs)

Malgré l’aval des autorités sanitaires, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 janvier, que l’évènement n’accueillera aucun bovin cette année, pas même la vache égérie, de race brahman (outre-mer), à la suite d’une décision prise par les organismes de sélection (OS). Les organismes de sélection ont motivé leur décision par précaution sanitaire et par « solidarité avec les autres éleveurs », a expliqué Olivier Alleman, commissaire général du Concours général agricole. Les organisateurs avaient déjà annoncé il y a quelques jours qu’aucun concours bovin ne serait organisé cette année au Salon. Les affiches du Salon vont être modifiées très prochainement, et un nouveau slogan va être mis en avant : « Venir c’est soutenir ».


Par Agra

Bovins/DNC : le fonds d’aide annoncé en décembre sera doublé, à 22 M€ (ministre)

Le fonds d’aide de 11 millions d’euros (M€) pour les éleveurs subissant les conséquences économiques de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), annoncé le 16 décembre par le Premier ministre, sera doublé, à 22 M€, a indiqué Annie Genevard le 9 janvier. Il sera destiné aux « acteurs touchés économiquement par le blocage des bovins », a-t-elle précisé en conférence de presse. Lors de la première annonce de ce fonds en décembre, Sébastien Lecornu avait déclaré qu’il s’adresserait aux « petits élevages ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture n’a pas évoqué ce critère de taille, mais a évoqué les exploitations « les plus en difficulté ». ». « Nous serons dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants, a ajouté Annie Genevard. Les exportations d’animaux vaccinés contre la DNC sont fortement restreintes vers l’Italie et encore interdites vers l’Espagne, les deux premiers débouchés des broutards français. « La crise nous montre aussi que nous sommes démunis lorsque le pays d’export nous ferme ses portes », a estimé la ministre, qui a annoncé le lancement d’« une étude flash pour que la France dispose des outils industriels d’engraissement suffisants si jamais l’export faiblit ».


Par Agra

Évènementiel : pas de concours bovins au Sia, présence « symbolique » à l’étude

En raison du risque sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les organismes de sélection (OS) des races bovines ont décidé de ne pas participer au Concours général agricole, qui se déroule en même temps que le Salon de l’agriculture. Dans un communiqué du 7 janvier, les organisateurs du Sia ont indiqué prendre acte de cette décision, qui « relève exclusivement de [la] responsabilité » des OS. Et de préciser que le Salon a « pour sa part, toujours souhaité la présence de bovins et a tout mis en œuvre pour la rendre possible, dans le strict respect des conditions sanitaires en vigueur ». Des discussions se poursuivent sur l’éventualité d’une « présence de bovins, même limitée et symbolique », via « un nombre restreint d’animaux, dans une logique de souplesse adaptée » ; le Sia prévoit de communiquer « mi-janvier » sur ce sujet.