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Par Agra

DNC : l’accord d’export vers l’Italie étendu à la zone vaccinale préventive (ZV 1)

L’Italie a accepté de recevoir les bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en provenance de la zone vaccinale 1 (ZV 1, Sud-Ouest et Corse), a annoncé le ministère de l’agriculture le 28 février. Jusque-là, le premier débouché des broutards français n’avait accepté que les importations en provenance de la zone vaccinale 2 (ZV 2), établie autour des foyers de DNC. Après l’annonce de l’accord début novembre dernier, les expéditions avaient repris progressivement à partir du 8 décembre. L’extension annoncée le 28 février permet l’envoi des animaux vaccinés préventivement dans la ZV 1 : cette zone, qui ne comprenait aucun foyer, a fait l’objet d’une campagne de «vaccination étendue» à partir du 15 décembre.

Par ailleurs, le ministère annonce «une simplification des conditions d’exportation» des bovins vaccinés vers l’Italie en «supprimant l’obligation de réaliser des tests virologiques avant le départ». Les animaux exportés devront être vaccinés depuis au moins 28 jours en ZV 2, et 60 jours en ZV 1. Dans les deux cas, ils doivent provenir d’une zone sous immunité collective (vaccination dans un rayon de 50 km depuis au moins 60 jours. S’y ajoute, pour la ZV 1, une obligation de désinsectisation des moyens de transport.

Source Agra


Par Agra

Bovins viande : en 2025, flambée des prix et hausse généralisée des revenus

Malgré l’impact des maladies animales, les revenus des exploitations spécialisées en bovins viande ont connu en 2025 «des niveaux historiquement hauts, aussi bien les naisseurs que les naisseurs-engraisseurs», selon les résultats du réseau d’élevages Inosys présentés dans le bilan annuel de l’Institut de l’élevage (Idele). «Les étoiles étaient alignées en 2025», résume l’institut technique : prix moyen des gros bovins en hausse de 23 % sur l’année, «repli salutaire du prix des intrants» et «année climatique plutôt clémente» par rapport aux précédentes.

Dans les élevages spécialisés conventionnels, les résultats courants moyens par actif s’étalent entre 34 600 € (naisseurs engraisseurs de veaux sous la mère) et 57 700 € (naisseurs en zones de plaine). Entre les deux, les naisseurs engraisseurs de jeunes bovins (JB) s’établissent à 51 200 € et les naisseurs de montagne à 44 900 €. Dans les systèmes avec cultures, la première place revient aux naisseurs engraisseurs de JB (69 700 €), suivis par les naisseurs (34 900 €). Enfin, les éleveurs en production biologique profitent eux aussi de cette «conjoncture générale favorable», avec 35 400 € pour les naisseurs et 30 100 € pour les naisseurs engraisseurs.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne accepte les bovins vaccinés issus du Sud-Ouest (ministre)

L’Espagne a donné son accord pour recevoir des bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) issus de la zone vaccinale du Sud-Ouest (ZV 1), jusque-là exclue, a annoncé Annie Genevard sur X le 5 février. Les exportations d’animaux (en premier lieu des petits veaux et des broutards) pourront « reprendre dès le mois de mars sous certaines conditions », non précisées, indique la ministre de l’Agriculture. La ZV 1 regroupe les départements concernés par la campagne de vaccination préventive élargie qui ne présentent pas de foyer de DNC : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn et Hérault. Le 27 janvier, la Rue de Varenne avait annoncé avoir obtenu l’accord de l’Espagne pour les importations des seuls bovins issus de la ZV 2. Cette zone vaccinale comprend les départements ayant connu des foyers ou inclus dans des zones réglementées : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et 500 communes dans le Sud-Ouest. Les sorties de bovins sont encore interdites dans la dernière zone réglementée, qui englobe les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Ariège, ainsi qu’une partie de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Par ailleurs, la campagne de vaccination dans les dix départements du Sud-Ouest est quasiment achevée (à 96,5 %, selon le bilan du ministère au 29 janvier).


Par Agra

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l’Efsa estimait le risque d’introduction en Europe très faible, et l’impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).


Par Agra

Bovins/DNC : l’Opecst appelle à « renforcer les contrôles » des mouvements d’animaux

Dans un rapport sur la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) paru le 29 janvier, l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) recommande de « renforcer les contrôles de la circulation des animaux pour mieux garantir leur traçabilité ». L’interdiction des mouvements d’animaux dans les zones réglementées autour des foyers constitue un des piliers de la lutte contre la DNC. « La responsabilité d’un ou plusieurs mouvements illégaux de bovins dans l’expansion de la DNC en Occitanie ne fait pas de doute », soulignent les parlementaires de l’Opecst. D’où leur appel à un « renforcement des contrôles inopinés » (y compris aux frontières) et à « la mise en place d’outils informatiques pour simplifier les processus». Des demandes également portées par les JA et les chambres d’agriculture. Plus largement, l’Office exhorte à « imposer le respect du protocole national visant l’éradication de la DNC ». Dans le même temps, l’Opecst pousse les pouvoirs publics à poursuivre le « travail de pédagogie auprès du grand public et des éleveurs ».


Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne et le Kosovo acceptent l’importation de bovins vaccinés

L’Espagne et le Kosovo ont donné leur accord pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 27 janvier. À l’instar de l’accord passé avec l’Italie, ces nouveaux accords s’appliquent aux animaux issus des « zones vaccinales II » (zones vaccinales succédant à une zone réglementée), situées en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et dans 500 communes du Sud-Ouest. Les conditions d’export vers l’Espagne – deuxième débouché français pour les broutards et premier pour les veaux laitiers – sont légèrement moins contraignantes que pressenti : contrairement à l’Italie, aucun test PCR n’est requis, selon le site internet du ministère.


Par Agra

Broutards : face au manque d’animaux français, l’Italie diversifie son approvisionnement

Dans un contexte de recul persistant des exportations françaises de bovins vifs, l’Italie, premier débouché, «se tourne vers d’autres fournisseurs de broutards», rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 janvier. «Faute de broutards français et face à la bonne demande de leur marché, les engraisseurs italiens ont cherché des alternatives en Europe centrale notamment», note l’institut technique.

Premier pays à en profiter : la République tchèque, avec 19 000 broutards importés pendant les dix premiers mois de 2025 (+9 000 en un an), suivie de près par l’Irlande et ses 17 000 têtes (+3 000). L’Italie a aussi fait venir 7 000 broutards de Hongrie (+5 000), 5 000 d’Autriche (+1 000) ou encore 4 000 de Slovénie (+1 000). L’Idele remarque encore le «retour en force de l’Espagne», qui double ses envois, à 4 000 têtes. Des volumes sans commune mesure avec les flux en provenance de la France, qui fournit sur la période «88 % des broutards importés par l’Italie». Les envois hexagonaux sont en baisse constante, en raison de la décapitalisation et du développement de l’engraissement en France. Fin octobre, le ministère avait suspendu l’export de bovins pendant deux semaines en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), aggravant encore le manque.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : les négociants veulent faciliter les transits et allotements d’animaux

La FFCB (négociants en bestiaux) a demandé au ministère de l’Agriculture plus de « pragmatisme » dans l’application de la réglementation européenne sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en matière de transit d’animaux, a appris Agra Presse le 22 janvier. Selon son directeur Romain Ferrier, les centres de rassemblement situés en zone vaccinale (Savoie par exemple) ne peuvent pas alloter ensemble des animaux issus de la zone vaccinale et d’autres issus de zones indemnes. Ces commerçants « doivent préparer des camions séparés et des départs différenciés », et certains « ont dû délocaliser leurs centres de rassemblement ». « Les bovins issus de zones indemnes entrant en zone vaccinale doivent être vaccinés, même s’ils ne sont pas voués à y rester », ajoute-t-il. La FFCB demande donc la possibilité de ne pas vacciner les animaux en transit et d’alloter des bovins issus de zones de statuts sanitaires différents. Plus largement, la FFCB rappelle son attachement à des « règles sanitaires strictes », mais « plus opérationnelles » afin de garantir les cours des animaux. Récemment, la fédération a plaidé auprès de la ministre pour engager une réflexion à long terme sur une meilleure gestion au niveau européen de certaines maladies animales, dont la DNC. Une demande justifiée par la multiplication des épizooties due au réchauffement climatique.


Par Agra

Salon de l’agriculture : les pistes des organisateurs pour pallier l’absence des bovins

À l’occasion d’une conférence de presse le 20 janvier, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont présenté de premières pistes pour pallier l’absence des bovins, qui occupent traditionnellement le hall numéro 1 du parc d’exposition de la porte de Versailles. Deux pistes sont d’ores et déjà explorées : « avoir le plus d’animaux possible » et accentuer la présence du « pastoralisme », a expliqué le président du Salon de l’agriculture, Jérôme Despey. Pour rappel, 2026 a été proclamée par les Nations unies « année internationale du pastoralisme et des pâturages ». « Les ovins, caprins, porcins vont être démultipliés, il y aura beaucoup de mouvement », promet l’agriculteur. Les organisateurs ont reçu 64 propositions de la part des participants au salon, et en étudient plusieurs autres à leur initiative. « Nous devons désormais donner du sens à tout cela », a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, propriétaire de l’évènement. « Pour les éleveurs qui seront tout de même présents, nous nous devons d’attirer du monde, pour qu’ils puissent expliquer leur métier. Le hall 1 doit ne pas être une morne plaine. » Le programme devrait être finalisé d’ici début février, ont prévu les organisateurs.


Par Agra

Bovins/DNC : « pas de débouché » à l’export pour la zone vaccinale élargie (négociants)

« Il n’y a pas de débouché » à l’export pour les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) situés dans la zone vaccinale élargie du Sud-Ouest (ZV 1), a indiqué Romain Ferrier, directeur de la FFCB (négociants en bestiaux), à Agra Presse le 19 janvier. Cette zone comprend les départements indemnes concernés par la campagne de vaccination préventive lancée le 15 décembre (Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn, Aude, Hérault), à l’exclusion de ceux comptant un foyer (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Selon le dernier bilan au 18 janvier, plus de 93 % des bovins de la zone sont vaccinés. Pour l’heure, la sortie des animaux de la zone est interdite, mais la question de l’exportation se posera à la levée de la zone. La zone ZV 1 n’est pas incluse dans les accords bilatéraux par lesquels l’Italie et la Suisse ont accepté de recevoir des bovins vaccinés. Ces accords ne concernent que la zone vaccinale ZV 2, constituée des anciennes zones réglementées des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. Comme les éleveurs, la FFCB estime que ces accords sont « très contraignants ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé qu’elle se rendrait « dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants.