National | Par Didier Bouville

Réforme de la Pac : les trois étapes de la négociation, selon Stéphane Le Foll

Stéphane Le Foll, qui participait le 18 juin à Luxembourg à son premier Conseil de l’UE, a expliqué à quelques journalistes les étapes qui, selon lui, devront être franchies pour parvenir à un accord sur l’avenir de la Pac, si possible avant l’échéance du 1er janvier 2014.

Il faudra tout d’abord que les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept, qui se retrouvent les 28 et 29 juin à Bruxelles, débattent des moyens de « sortir de la crise » économique et financière et opèrent à ce propos des « choix stratégiques », a expliqué le nouveau ministre de l’Agriculture. Le budget de l’UE pour la période 2014-2020 pourra alors faire l’objet d’un accord, a-t-il poursuivi, et c’est sur cette base que pourront être menées utilement les négociations finales sur la réforme de la Pac.

Stéphane Le Foll a, à ce propos, jugé « incohérente » la position du précédent gouvernement, qui réclamait en même temps le maintien du budget agricole et une réduction de la contribution nationale à la caisse commune. Selon lui, la France devra militer aussi pour une politique de cohésion (aide aux États membres et régions les moins favorisées) forte, sinon elle se retrouvera toute seule sur le front agricole.

Le ministre français a aussi eu à Luxembourg des entretiens bilatéraux avec ses homologues allemand et italien, ainsi qu’avec le commissaire européen Dacian Ciolos, qu’il rencontrera de nouveau la semaine prochaine à Bruxelles.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Localisés dans les deux aires de production des AOP Roquefort et Ossau-Iraty, les producteurs de brebis laitières ont bénéficié de la baisse des charges variables, de la hausse du prix du lait et de la flambée des cours de l’agneau. Brebis dans les Pyrénées ©iStock-JIHO WON La zone Roquefort en tête Les revenus des éleveurs de brebis laitières ont doublé en trois-quatre ans, selon l’Institut de l’élevage (Idele). Dans la zone AOP Roquefort, le résultat courant par unité de main d’œuvre (RC/UMO) a atteint 41 900 € (k€) en 2025 après avoir progressé de 71 % en un an. Il n’a jamais été aussi élevé depuis 2015. Pourtant ces 41,9 K€/UMO prennent en compte une partie des investissements réalisés l’an…