Aveyron | Par Didier Bouville

«Produire ici est essentiel» (FDSEA-JA)

Communiqué FDSEA-JA Aveyron :

«A quelques jours d’intervalle, deux importantes usines aveyronnaises du secteur automobile annoncent près de 1000 suppressions de postes. Diesel-bashing et arrêt des soutiens publics, le marché s’effondre et la production avec. Les moteurs dernière génération ont pourtant bien montré qu’ils ne sont pas plus polluants.

Des pans entiers de notre industrie automobile seront ainsi délocalisés. D’abord, nous sommes tout à fait sensibles et solidaires du drame humain qui se joue pour toutes les familles qui risquent de rester sur le carreau. Maintenant, nous notons au passage que ces fermetures sont aussi le fait de décisions politiques au nom d’une vision écologique dogmatique.

En agriculture, nous subissons également des décisions politiques déconnectées tant de la réalité que de l’écologie, dans de nombreux domaines (la zone vulnérable par exemple). Avec l’inflation règlementaire pour nos activités, l’exposition accrue aux marchés internationaux (accords commerciaux du type CETA, MERCOSUR…), nous assistons à une forme de restructuration silencieuse qui fait perdre à l’Aveyron près de 200 fermes par an.

Depuis plus de 20 ans, notre pays assiste au démantèlement de son appareil productif, touchant d’abord son industrie, et ensuite son agriculture. Nos problématiques sont liées : délocalisation de la production, de la création de valeur, des emplois,… Notre souveraineté industrielle, comme notre souveraineté alimentaire, passera par le maintien des activités sur l’ensemble de nos territoires».

 éleveurs+

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Mardi 21 juillet, la chambre d’agriculture de l’Aveyron a organisé un coin de champs sur l’exploitation de Pierre-Henri Lacombe, pour échanger sur «la production de fourrages de qualité en été». Ce dernier est installé depuis 2008, et en agriculture biologique depuis 2018. Il exploite une ferme de 38 vaches laitières produisant entre 180 000 et 200 000 litres de lait par an pour Biolait. Il utilise le sorgho depuis plusieurs années comme dérobée estivale entre deux céréales, et sème en TCS (techniques culturales simplifiées) pour «remplacer la monoculture de maïs sur diverses parcelles qui dégradait la qualité de mes sols. Chaque année, je devais ajouter des éléments fertilisants en plus, de l’azote, du fumier, pour essayer de maintenir les rendements».…