Catégorie : National - Europe - International

Par Agra

Bovins/DNC : « pas de débouché » à l’export pour la zone vaccinale élargie (négociants)

« Il n’y a pas de débouché » à l’export pour les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) situés dans la zone vaccinale élargie du Sud-Ouest (ZV 1), a indiqué Romain Ferrier, directeur de la FFCB (négociants en bestiaux), à Agra Presse le 19 janvier. Cette zone comprend les départements indemnes concernés par la campagne de vaccination préventive lancée le 15 décembre (Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn, Aude, Hérault), à l’exclusion de ceux comptant un foyer (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Selon le dernier bilan au 18 janvier, plus de 93 % des bovins de la zone sont vaccinés. Pour l’heure, la sortie des animaux de la zone est interdite, mais la question de l’exportation se posera à la levée de la zone. La zone ZV 1 n’est pas incluse dans les accords bilatéraux par lesquels l’Italie et la Suisse ont accepté de recevoir des bovins vaccinés. Ces accords ne concernent que la zone vaccinale ZV 2, constituée des anciennes zones réglementées des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. Comme les éleveurs, la FFCB estime que ces accords sont « très contraignants ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé qu’elle se rendrait « dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants.


Par Agra

Machinisme : les ETA critiquent le projet de crédit d’impôt réservé Cuma

Dans un communiqué du 16 janvier, la FNEDT, qui représente les entreprises de travaux agricoles (ETA) s’est montrée critique envers un amendement octroyant un crédit d’impôt en faveur du recours aux Cuma, dans le cadre des discussions du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Regrettant que l’amendement en question ait été introduit « sans étude d’impact », l’organisation juge la mesure « mal calibrée », qui menace de « déstabiliser un système agricole fondé sur la complémentarité et la diversité»,. Elle estime que le crédit d’impôt se focalise trop sur « un seul mode d’organisation (les Cuma, NDLR) alors même que celui-ci bénéficie déjà d’un cadre très favorable et de niveaux de subvention élevés ». Par ce biais, la FNEDT craint la création d’un « manque d’équité entre acteurs économiques », soit un déficit de compétitivité trop important entre entreprises de travaux agricoles et les Cuma. Elle recommande donc la suppression de l’amendement. Pour rappel, la FNEDT réclame depuis des années de bénéficier d’allègements fiscaux dont bénéficient les exploitations agricoles, notamment le dispositif TO-DE. Partageant le constat de dépenses élevées en France du secteur agricole en matière de mécanisation, elle a prôné récemment le remplacement des subventions à l’achat de matériel par des «aides à l’usage»


Par Agra

Budget 2026 : le ministère de l’Agriculture épargné par les nouvelles coupes

En quête d’un compromis sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le 16 janvier des mesures pour tenter de convaincre les parlementaires de ne pas censurer son gouvernement. Sébastien Lecornu a indiqué que le déficit public de la France serait ramené à 5% du produit intérieur brut cette année, contre 5,4% en 2025. Mais y parvenir tient du casse-tête et des mesures d’économies drastiques se profilent dans les ministères. «Pour la première fois, les dépenses des ministères en euros courants seront inférieures à celles de l’année dernière», a dit M. Lecornu. En présentant son budget en octobre, l’Etat parlait encore d’une hausse de ses dépenses de 20 milliards d’euros. «Les efforts vont être très importants» à Bercy, a même indiqué son locataire Roland Lescure le 17 janvier. Si certains ministères ne subiront pas ce rabot (les Armées, l’Education, la Justice, l’Intérieur ou encore l’Agriculture), les collectivités vont elles aussi contribuer, «entre 2 et 2,5 milliards d’euros net», selon la ministre des Comptes public Amélie de Montchalin. Dans le projet de loi de finances initial du gouvernement, l’enveloppe du ministère de l’Agriculture n’a pas échappé aux coupes budgétaires, avec une baisse de 200 millions d’euros prévue, que sénateurs et députés ont contesté durant les débats parlementaires, plaidant pour des hausses conséquentes. Il s’agirait de la seconde année de baisse consécutive. En autorisations d’engagements, la mission Aafar était passée de 5,37 Md€ votés en LFI 2024 à 4,62 Md€ d’euros en 2025. Cette première baisse était intervenue après une hausse de plus de 1 Md€ pour le budget 2024 de la Rue de Varenne.


Par Agra

UE-Mercosur : Bruxelles ne devrait pas appliquer l’accord sans l’aval de Strasbourg

La Commission européenne ne devrait pas mettre en œuvre les dispositions de l’accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur avant l’aval du Parlement européen sauf en cas de délai déraisonnable, a confirmé, le 16 janvier, un haut fonctionnaire de la Commission européenne, conformément à leur accord interinstitutionnel. Cette précision intervient alors que la saisine de la Cour de justice de l’UE concernant la compatibilité du texte avec les traités européens est soumise au vote des eurodéputés le 21 janvier. Et en cas d’adoption, le processus de ratification dans l’hémicycle serait suspendu le temps que les juges européens se prononcent, ce qui pourrait prendre de nombreux mois (potentiellement un an et demi). Bruxelles ne précise pas si ce sursis serait de nature à déclencher l’application provisoire. Et pour l’heure, l’exécutif européen rappelle qu’aucune décision n’a été prise en ce sens. La Commission européenne déclare qu’elle poursuit le dialogue avec les eurodéputés afin d’obtenir un large soutien. Initialement, cette possibilité d’appliquer provisoirement le traité commercial avait été intégrée dans le texte pour éviter qu’un seul pays du Mercosur ne prenne en otage la mise en œuvre de l’accord.


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Climat : légère baisse des émissions agricoles en 2025, en lien avec la réduction du cheptel bovin

En 2025, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole ont diminué de 1,8 %, principalement en raison de la réduction du cheptel bovin, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre prévisionnel du 13 janvier. Elles s’établissent à 74,6 millions de tonnes de CO2 équivalentes (Mt CO2e) en 2025, contre 76 Mt CO2e en 2024. Dans le détail, les émissions de méthane issues de l’élevage ont diminué de 2,7 % en un an, tandis que celles de protoxyde d’azote ont diminué de 2,4 %. À l’inverse, les émissions de protoxyde d’azote des cultures suivent une légère hausse de 0,7 %, en lien avec une hausse des apports d’engrais minéraux, en partie compensée par une baisse des apports organiques issus des élevages (pâture et épandage). Tous secteurs confondus, le Citepa anticipe une baisse de 1,6 % des émissions nationales de GES, passant de 363,4 Mt CO2e en 2024 à 369,2 Mt CO2e en 2025. Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs du troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui suppose une diminution moyenne annuelle de 4,6 % des émissions de GES pour atteindre les cibles climatiques de la France à l’horizon 2030. Selon le Citepa, l’agriculture reste néanmoins le secteur s’approchant le plus du niveau SNBC 3 à atteindre, avec une baisse de 1,8 % contre un objectif de réduction de 2,1 %.


Par Agra

Démographie : la France compte plus de décès que de naissances en 2025

Le nombre de décès en France en 2025 est passé au-dessus de celui des naissances, a indiqué l’Insee le 13 janvier. La population a augmenté de 0,25%, pour atteindre 69,1 millions d’habitants, du seul fait du solde migratoire, estimé à +176 000 personnes, soit la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire. Le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est, lui, devenu négatif : – 6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs: le recul des naissances et la hausse des décès. En 2025, 645 000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. La baisse des naissances est due au repli de la fécondité, soit le nombre d’enfants par femme. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a continué lui aussi de diminuer : il s’est établi à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024. En regard 651 000 personnes sont décédées, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente, du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des baby-boomers et aussi d’une épidémie plus virulente de grippe.


Par Agra

Lait cru : accord entre ministère et professionnels sur le constat et les priorités

Les organisations professionnelles engagées dans la défense de la filière lait cru se sont montrées satisfaites de la première rencontre avec la ministre de l’agriculture Annie Genevard le 12 janvier. L’Inao, le Cnaol et les interprofessions laitières (Cniel, Anicap et France brebis laitière), qui ont participé à la réunion, saluent «la qualité des échanges, marqués par une volonté partagée de travailler collectivement à la pérennisation des fromages au lait cru». La rencontre a permis de «s’accorder sur des constats et des priorités communes». Les organisations espèrent surtout que cette réunion débouche sur une «feuille de route ambitieuse».

Dès l’automne 2025, elles alertaient l’État sur les difficultés de leur filière fragilisée par les crises sanitaires. Depuis ces derniers temps, le nombre de rappels de produits touchés par des bactéries comme Escherichia coli ou Listeria est en hausse, entraînant des fermetures de sites. La filière demande un soutien public en matière de «recherche, d’accompagnement technique et économique, d’anticipation des crises sanitaires, de cohérence réglementaire et de communication sur les recommandations de santé publique».

Source Agra


Par Agra

Loups : Genevard annoncera de nouveaux assouplissements en janvier

Le cabinet de la ministre de l’agriculture a indiqué, qu’en amont du projet de loi d’urgence agricole, de nouvelles annonces sont seront faites par Annie Genevard en janvier permettant «des assouplissement majeurs des règles d’engagement de tir», notamment dans les zones d’expansion du loup. Ces annoncent iront plus loin que l’arrêté «fixant les conditions et limites» des destructions de loups, tel qu’il a été mis en consultation en décembre, et dont la parution prévue en janvier a été retardée. Le projet d’arrêté, qui résulte de l’abaissement de son statut de protection, rend possible les tirs de défense contre le loup sur simple déclaration, y compris sans mise en œuvre des moyens de protection.

Concernant le futur projet de loi d’urgence agricole, le cabinet a indiqué que le volet consacré à la prédation pourra aussi concerner l’ours et le vautour. Pour le loup, le ministère compte notamment réécrire une «scorie» de la loi d’orientation agricole (LOA), qui a inscrit les tirs de défense de bovin dans un régime d’autorisation, ce qui ne permet pas d’assouplissement (passage en régime de déclaration) par voie réglementaire. Par ailleurs, «dans code rural, il n’y a pas de disposition très étoffée sur le loup. Ce serait l’occasion de sécuriser les décisions réglementaires».

Source Agra


Par Agra

UE-Mercosur : les eurodéputés devraient se prononcer le 21 janvier sur la saisine de la CJUE

Le Parlement européen devrait voter, le 21 janvier en plénière à Strasbourg, sur le projet de résolution sollicitant l’avis de la Cour de justice de l’UE au sujet de la compatibilité de l’accord UE-Mercosur avec les traités européens. Il s’agira du premier vote de l’hémicycle sur ce traité commercial, en attendant ceux sur la mesure de sauvegarde agricole et sur l’accord en lui-même qui seront examinés plus tard. En novembre, cette initiative, soutenue par 145 eurodéputés, avait été rejetée par la conférence des présidents du Parlement européen. Officiellement, les services du Parlement européen avaient déclaré cette demande irrecevable au motif que le Conseil de l’UE n’avait pas encore formellement saisi Strasbourg sur le sujet. En cas d’adoption de cette résolution par la séance plénière du Parlement, le processus de ratification pourrait alors se retrouver bloqué pour plusieurs mois, le temps que les juges du Kirchberg se prononcent sur la question. Néanmoins, selon l’eurodéputé centriste français Pascal Canfin, la possible application provisoire de l’accord, source d’inquiétudes dans l’hémicycle, ne serait pas concernée par ce blocage.

Source Agra


Par Agra

UE-Inde : vers une exclusion de l’agriculture des négociations commerciales

Point d’achoppement des pourparlers commerciaux, l’ensemble du secteur agricole devrait être exclu du futur accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde, a appris Agra Presse le 15 janvier de source européenne. Toutefois, ce retrait ne devrait pas concerner la filière des vins et spiritueux, pour laquelle Bruxelles négocie actuellement une baisse des droits de douane. Pour faciliter la négociation, dont l’agriculture est un point d’achoppement, le sucre et les produits laitiers avaient déjà été exclus, comme l’avait confirmé en septembre Christophe Kiener, négociateur en chef de la Commission européenne chargé des pourparlers avec l’Inde, devant les eurodéputés. De son côté, la filière bovine française espérait ce retrait en raison «de conditions de production indiennes, en matière de traçabilité, de contrôle sanitaire et de garanties d’équivalence de production [qui] ne permettront jamais d’assurer le niveau d’exigence légitimement attendu par les consommateurs européens».

Après l’accord finalisé avec les pays du Mercosur, la Commission européenne souhaite mettre le pied sur l’accélérateur en vue de conclure très prochainement ses discussions commerciales avec l’Inde. Cette finalisation pourrait être annoncée en marge du 16e sommet à haut niveau UE-Inde, qui se déroulera le 27 janvier à New Delhi.

Source Agra