Catégorie : Aveyron

Par Agra

Loup : un animal responsable de plusieurs attaques de moutons abattu en Aveyron

Un loup qui avait attaqué à trois reprises le troupeau d’un éleveur de moutons en Aveyron a été abattu dans la nuit du 25 au 26 août par des agents de l’État, a annoncé la préfecture dans un communiqué mardi. Lors des attaques survenues en août sur une exploitation située dans la commune de Sévérac d’Aveyron, « 17 brebis avaient été tuées ou grièvement blessées », a détaillé Marie-Amélie Viargues, présidente de la FDSEA de l’Aveyron, auprès de l’AFP. À la suite de ces attaques répétées, la préfecture de l’Aveyron a autorisé la mise en œuvre de tirs de défense. Au niveau national, un arrêté est paru le 22 juin au Journal officiel qui précise les conditions dans lesquelles les préfets peuvent accorder des tirs de défense aux éleveurs de bovins. Selon le bilan officiel au 31 mai, on comptait en France 1 245 attaques et 4 040 bêtes prédatées depuis le début de l’année. En déplacement dans l’Aveyron, le 3 juillet, Emmanuel Macron, avait plaidé pour empêcher l’implantation du loup là « où il y a du pastoralisme », quitte à en « prélever davantage », c’est à dire autoriser qu’un plus grand nombre de canidés soient abattus. Le loup abattu sera décompté du plafond national de 192 spécimens fixé pour l’année, ajoute le communiqué de la préfecture de l’Aveyron.


Par Agra

Egalim 4 : les quatre demandes de Pact’Alim à Annie Genevard et Véronique Louwagie

Le président de Pact’Alim Jérôme Foucault a rencontré le 10 juillet les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Véronique Louwagie (PME) pour leur présenter les demandes des PME et ETI de l’alimentation dans la perspective d’une loi Egalim repoussée pour l’instant à l’après-2025. Quatre principales propositions ont été présentées, dans un courrier à leur attention. Demandant une « référence obligatoire aux indicateurs interprofessionnels », Pact’Alim prévoit qu’après consolidation et fiabilisation de ces indicateurs avec les interprofessions, les « clauses de révision automatiques des prix ne soient pas négociables si elles font référence à des indicateurs interprofessionnels ou publics lorsqu’ils existent. » Autres demandes : une clause de révision automatique non négociable, à l’initiative du fournisseur, impérativement adossée aux indicateurs interprofessionnels ou publics ; un renforcement de la sanctuarisation des matières premières agricoles en clarifiant la notion de non-négociabilité, avec une durée minimale des contrats pour les marques de distributeur (MDD) de 24 mois ; et la réduction de la durée des négociations commerciales annuelles en avançant la date butoir au 31 janvier au lieu du 1er mars.


Par Agra

Loup : Macron veut empêcher son implantation «là où il y a du pastoralisme»

En marge d’un déplacement à Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), consacré aux 100 ans du fromage AOP, le 3 juillet, Emmanuel Macron a dit vouloir empêcher l’implantation du loup «là où il y a du pastoralisme». «On ne va pas laisser le loup se développer et qu’il aille dans des massifs où il est en compétition avec des activités qui sont les nôtres», a ajouté le chef de l’État. «Et donc ça veut dire qu’il faut, comme on dit pudiquement, le prélever davantage». Le statut de protection du prédateur vient d’être abaissé dans la Convention de Berne et dans la directive européenne Habitats, ouvrant la porte à une gestion plus souple.

Un travail est en cours au sein du Groupe national loup pour explorer les conséquences de ce changement juridique dans le droit français. Selon l’AFP, le président de la République a jugé «vraisemblable qu’il faille une loi» pour parvenir à ses fins. «Il faut passer de la parole aux actes», a exhorté le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, réagissant dans un message envoyé à la presse. Et d’appeler à commencer par «lever la décision de restreindre l’envoi de la louveterie», dans un contexte de forte hausse des attaques et des prélèvements de loups début 2025.

Source Agra


Par Agra

Fromages : le Pérail reconnu IGP, la fromagerie de la Lémance tolérée cinq ans

La dénomination pérail est officiellement reconnue comme IGP (indication géographique protégée) suite à la publication du règlement d’exécution au Journal officiel de l’Union européenne (IGP) du 26 mai 2025. Le pérail avait demandé précédemment une AOP, mais celle-ci avait été rejetée par l’INAO en 2019. Le cahier des charges de ce petit fromage au lait de brebis Lacaune, produit essentiellement en Aveyron et dans certaines zones du Tarn, de la Lozère, du Gard et le l’Hérault, prévoit que les animaux soient nourris « en aliments non OGM et provenant au moins à 70 % de l’aire géographique de l’IGP, excluant les produits dérivés de palme », comme le précise l’INAO dans un communiqué. L’obtention de l’IGP est assortie d’une exception pour la fromagerie biologique La Lémance, située à Montayral (Lot-et-Garonne). Le règlement d’exécution du JO de l’UE indique qu’il a été donné une suite favorable à la demande des autorités françaises pour que cette fromagerie, bien qu’en dehors de l’aire géographique délimitée, puisse continuer d’utiliser la dénomination de vente « pérail ». La Lémance, qui utilisait cette dénomination depuis plus de cinq ans pourra continuer de le faire pendant encore cinq ans à partir du 26 mai 2025.

 

source: Agra


Par Agra

Dégâts d’oiseaux : le Conseil d’Etat enjoint à revoir certains classements en espèce nuisible

Le classement de la corneille noire, du corbeau freux ou de la pie a dans certains départements, a été annulé par une décision du Conseil d’Etat rendue le 13 mai et saluée par les ONG. Plusieurs associations de défense de l’environnement avaient attaqué devant la haute juridiction administrative un arrêté pris en 2023 par le gouvernement pour déterminer les «espèces susceptibles d’occasionner des dégâts», autrefois qualifiées de nuisibles. Ce classement permet de les tuer par piégeage ou par tir, généralement sous condition, pour préserver des activités agricoles ou d’élevage.

L’arrêté pris en 2023 qui inscrivait «parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts» (ESOD) :

  • la martre (dans toute la France),
  • la fouine (Aveyron, Morbihan, Territoire de Belfort),
  • le renard (Aveyron, Haute-Loire, Lozère hors zones où il est susceptible d’occasionner des débats),
  • le corbeau freux (Nord et Pas de Calais),
  • la corneille noire (Alpes de Haute Provence, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Haute-Loire, Vaucluse),
  • la pie bavarde (Ariège, Charente, Haute-Garonne, Gers, Maine-et-Loire, Somme, Essone),
  • l’étourneau sansonnet (Corrèze, Meurthe et Moselle, Meuse)
  • et le geai des chênes (Corrèze, Lot et Garonne), seulement.

est ainsi annulé indique dans sa décision le Conseil d’Etat. Pour motiver sa décision, le Conseil d’Etat détaille la présence jugée «significative» ou non des animaux localement, ainsi que leurs éventuels dégâts.


Par Agra

Ovins : dans le Tarn, 3 000 agneaux morts dans un élevage après une panne de ventilation

Un total de 3 000 agneaux sont morts dans une exploitation à Saint-Jean-de-Marcel (Tarn) à la suite d’une panne de ventilation provoquée par un orage dans la nuit du 3 au 4 mai, a appris l’AFP le 5 mai auprès de la direction. « Il y a un orage qui s’est abattu sur le site, c’est la foudre qui est tombée sur le bâtiment » générant une coupure électrique qui a coupé la ventilation, a déclaré à l’AFP Grégory Allié, directeur général de la société Ovi Plateau Central, propriétaire de ce centre d’engraissement collectant des animaux du rayon de Roquefort. « Ça s’est passé dans la nuit et le matin à la première heure, on a fait face à l’ampleur du sinistre », a-t-il dit, confirmant une information de La Dépêche du Midi faisant état de 3 000 bêtes ayant trouvé la mort et de 1 000 sauvées (article payant). « Tout le monde est sous le choc », a affirmé M. Allié, sa société travaillant avec plusieurs familles d’éleveurs. Le préjudice économique est « très difficilement » chiffrable, a-t-il complété. « C’est l’expertise des assurances qui le déterminera mais aujourd’hui, il y a (…) un préjudice évidemment moral dans le sens où cela affecte tout le monde énormément », a-t-il insisté.


Par Agra

Lait de brebis : Jean-Marc Chayrigues nommé président de France Brebis Laitière

France Brebis Laitière (FBL), association à vocation interprofessionnelle du lait de brebis, a désigné son nouveau président en la personne de Jean-Marc Chayrigues à l’occasion de son assemblée générale du 25 avril, tenue à Bastia (Haute-Corse). Il succède à Beñat Saint-Esteben, désigné en 2024. Directeur approvisionnement lait de brebis France de la Société des Caves (roquefort Société, Lactalis) et président du collège Industrie laitière de FBL, Jean-Marc Chayrigues sera secondé dans son activité par Sébastien Rossi, vice-président de FBL pour le collège Producteurs et Beñat Saint-Esteben, vice-président de FBL pour le collège Coopératives laitières. FBL est présidé chaque année par un représentant d’un des trois collèges. Jean-Marc Chayrigues « inscrit son mandat dans la continuité des actions structurantes initiées ces dernières années : suivi économique et accompagnement des acteurs de la filière à la contractualisation, déploiement de la Charte lait de brebis, stratégie d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, bien-être animal, qualité sanitaire et nutritionnelle du lait, etc. », selon FBL. La réflexion autour de la reconnaissance de l’association en tant qu’interprofession nationale du lait de brebis constitue un des principaux chantiers de l’année 2025.

source: Agra


Par Agra

Semences : RAGT finalise l’acquisition de Deleplanque

Le groupe semencier RAGT, via sa filiale RAGT Semences, a annoncé la finalisation de l’acquisition de son concurrent Deleplanque, « incluant ses entités Strube et Van Waveren », indique un communiqué du 29 avril. Un accord entre les deux entreprises avait été annoncé en septembre 2024. « Le processus d’intégration va pouvoir commencer afin de dévoiler nos ambitions au deuxième semestre 2025 », précisent les semenciers. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. L’opération donnera naissance à une structure générant 500 M€ de chiffre d’affaires, pour 1 500 salariés, 15 usines de semences (dont sept en France) et développant 65 programmes de sélection sur près de 40 espèces. Ses activités s’exerceront dans une cinquantaine de pays. La betterave sucrière sera mise à l’honneur, puisqu’elle se positionnera « dans le top 3 de nos espèces », précise Damien Robert, directeur général de la division Semences de RAGT. Pour rappel, le groupe Deleplanque avait acquis en mai 2024 l’intégralité du sélectionneur allemand Strube pour se recentrer sur le secteur des semences. Il avait, en parallèle, cédé son activité historique dans le domaine des fertilisants à Veolia Agriculture France.

source: Agra


Par Agra

Assises du sanitaire : la FNSEA pousse une «gouvernance professionnelle», autour du FMSE

Dans le cadre des Assises du sanitaire lancées le 30 janvier, la FNSEA a présenté un projet de réforme de la gouvernance du sanitaire donnant une plus grande place au FMSE (fonds sanitaire professionnel), et ce faisant aux éleveurs et aux coopératives, indique Laurent Saint-Affre, élu en charge des questions sanitaires à la FNSEA. «Si l’Etat nous dit qu’il ne va pas pouvoir accompagner pour des raisons budgétaires, si ce sont les éleveurs qui paient, alors la gouvernance ne peut pas revenir à d’autres», explique l’Aveyronnais. Aux côtés du Cnopsav piloté par le ministère, la FNSEA propose ainsi d’«élargir le spectre d’action du FMSE», avec, ce faisant, pour ambition «d’anticiper» davantage les politiques sanitaires. En somme, le syndicat se dit favorable à une «gouvernance professionnelle», appuyée sur des «outils techniques», que seraient les vétérinaires, les laboratoires, les GDS, les Fredon ou encore l’Anses. Une proposition qui ressemble à une réponse du berger à la bergère, après que le GDS a proposé, il y a quelques semaines, un «Cnopsav réduit», autour de «trois ou quatre acteurs légitimes», citant des «acteurs de terrain» (dont le réseau des GDS), «l’appui technique et scientifique», ou encore les opérateurs économiques (directement concernés par le transport d’animaux).

Source: AGRA


Par Agra

Difficultés de trésorerie : en Occitanie, l’aide de 15M€ ouverte jusqu’au 7 mai

En Occitanie, le guichet d’aide exceptionnelle à la trésorerie a ouvert le 7 avril et peut être demandé jusqu’au 5 mai, indique la région dans un communiqué le 8 avril. Annoncée au salon de l’Agriculture, cette aide dotée de 15 millions d’euros (M€) s’adresse aux agriculteurs affectés par une baisse de production « d’au moins 30% » en 2024, « en raison de calamités agricoles ou d’affections sanitaires pour les élevages ». « D’un montant forfaitaire maximum de 5 000€ pour les exploitants individuels et 10 000 euros pour les GAEC, elle est fixée à 30 000€ maximum pour les sociétés coopératives agricoles. Un bonus de 2000€ sera octroyé aux agriculteurs nouvellement installés, soit depuis moins de 5 ans », détaille la région. Les intéressés doivent remplir un formulaire de demande d’aide et annexes, avec pièces justificatives.