National | Par Didier Bouville

Michel Barnier et les marchés agricoles : «nous imposerons la transparence»

Affirmant son opposition à la financiarisation des marchés agricoles, le commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier, juge «nécessaire» l’intervention des pouvoirs publics dans la régulation des marchés, a-t-il écrit dans une tribune libre dans Le Monde du 10 août.

Et d’annoncer les actions de l’Europe dans ce domaine : «nous imposerons la transparence aux produits dérivés pour savoir qui vend quoi et à qui. Un nouveau cadre entrera bientôt en application pour dissuader les transactions opaques de gré à gré, standardiser les contrats, les enregistrer dans des référentiels centraux et les diriger vers des chambres de compensation , a-t-il prévenu.

Depuis le 1er janvier 2011, une Autorité européenne des marchés financiers assure par ailleurs une coordination plus étroite entre les superviseurs nationaux, ainsi qu’avec les régulateurs des marchés physiques : « à l’avenir, ils auront aussi de nouveaux pouvoirs. Les opérateurs devront révéler le niveau de positions qu’ils prennent, et les superviseurs pourront intervenir en cas de volatilité excessive pour plafonner ces positions».

Enfin, la Commission européenne propose de renforcer les sanctions contre les abus des marchés, a assuré Michel Barnier, notamment les manipulations des marchés physiques et financiers des produits agricoles.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

La consommation d’antibiotiques est restée conforme à l’objectif en 2024. Avec des bémols selon les espèces. © iStock-R_Tee L’Agence nationale de santé sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu public, le 18 novembre, son rapport annuel sur l’antibiorésistance en santé animale. Toutes espèces confondues, l’exposition aux antibiotiques mesurée par l’Animal Level of Exposure to Antimicrobials (ALEA)* diminue marginalement de 0,4 % entre 2023 et 2024 pour se situer à 0,307, soit très près de l’objectif de 0,3 inscrit dans le programme Ecoantibio 3 (2023-2028). Cependant, l’exposition aux antibiotiques évolue selon les espèces : + 3,1 % pour les bovins, + 6,7 % pour les lapins, – 0,7 % pour les porcs, – 11,7 % pour les…