Aveyron | Par Jérémy Duprat

Manitou – ULM : Les derniers modèles commencent à être livrés

SOCOMA commence à livrer ses premiers ULM 412H et 415H. La dernière génération du télescopique agricole de chez Manitou foule le sol aveyronnais et fait valoir ses atouts. Aymeric Nouailles, chef des ventes marché agricole chez Actiman et Socoma, détaille les caractéristiques de l’engin.

L’un des derniers ULM, le 415 H, qui commencent à fouler le sol aveyronnais (crédit photo SOCOMA).

Aymeric Nouailles : «L’ULM est «l’Ultra-light Manitou». Comme son nom l’indique, il est extrêmement léger et compact. Il est pensé pour circuler dans les endroits exigus. Il pèse 3,5 tonnes et existe en deux versions : le 412H et le 415H. La différence se fait au niveau de la hauteur de levée, 4m contre 4m30, et le poids soulevé, 1,2 ou 1,5 tonne. Le H dans la dénomination de l’ULM correspond à sa transmission hydrostatique. Plus vous accélérez, plus ça va vite. La machine est très souple et très réactive grâce à cela. Vous pouvez avancer au millimètre au sein des bâtiments.

C’est justement le marché que vise l’ULM : le travail dans les bâtiments même les plus exigüs ?

Aymeric Nouailles : Les deux modèles possèdent la même hauteur de levée et leur taille ne change pas : 1m49 de large et 1m90 de haut. Ils peuvent se faufiler dans énormément de bâtiments et travailler dans des endroits assez exigus. Mais aussi s’il y a de la place bien sûr. Il peut se charger de tous les types de travaux de manutention. Le principe de l’ULM c’est d’aller concurrencer les mini-chargeurs à roue. Les avantages de l’ULM sur ces engins sont sa capacité de levée plus importante, sa cabine qui correspond au standard des machines agricoles entièrement vitrée, un accoudoir flottant et un monolevier de commande de la machine avec inverseur. Ce système est d’ailleurs breveté et vise à lutter contre les troubles musculo-squelettiques. Toute la gamme est équipée de ce levier. Nous innovons sur nos produits  dans une quête de confort pour l’utilisateur et une réduction de la fatigue lors d’utilisation quotidienne.

Au niveau du moteur, quelles sont les caractéristiques de l’ULM ?

Aymeric Nouailles : C’est un moteur Yanmar de 35cv. Un petit moteur 3 cylindres avec un système de catalyseur. En hydraulique, le flot maximum est de 48 l/m. La machine fonctionne avec un distributeur qui cumule les mouvements. Il existe aussi de plus gros débits pour permettre d’équiper de plus gros accessoires. Nous avons justement toute une gamme conçue pour cette machine. Vous pouvez équiper à peu près ce que vous désirez sur l’ULM pour effectuer des tâches diverses et variées. L’engin est équipé de 4 roues motrices directrices comme les plus gros télescopiques. Il est homologué pour aller sur route avec une vitesse de 25 km/h.

Ces petits engins agiles et polyvalents bénéficient-ils d’un engouement de plus en plus important ?

Aymeric Nouailles : Nous constatons en effet que des modèles comme l’ULM sont de plus en plus demandés. Les petits engins ont la côte. C’est souvent en complément d’un plus gros télescopique qui va travailler à côté. Les deux se complètent. En concurrence directe de ces télescopiques il y a les petits chargeurs articulés. Mais comme je l’ai dit l’avantage de l’ULM c’est vraiment sa capacité sans équivalent sur cette taille de machine. Sans oublier le confort, la stabilité, la puissance de levée par rapport à une chargeuse.

Quels sont les retours utilisateurs jusqu’à présent ?

Aymeric Nouailles : La machine est sortie l’année dernière et les premières arrivent depuis le début de l’année dans les fermes. Elles partent assez bien et surtout le retour client est positif. Le consensus c’est que l’ULM passe vraiment partout et aussi en extérieur. Manitou est très à l’écoute des remontées des utilisateurs pour les orientations futures. La marque veut connaître les réactions des clients. Parce qu’une gamme de machines évolue pendant toute une vie. Il y a des ajustements à faire. Et j’ai envie de dire que le marché aveyronnais est très important pour nous. De part sa prépondérance, son importance, et aussi sa diversité. Il y a beaucoup d’anciens bâtiments dans lesquels vous ne pouvez pas faire rentrer un gros télescopique».

Propos recueillis par Jérémy Duprat

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