National | Par Didier Bouville

Les coûts de production stabilisés à un niveau élevé en automne

Le niveau de l’indice Ipampa (prix d’achat des moyens de production agricole) s’est stabilisé entre août et octobre 2011 selon Agreste conjoncture. Cette tendance est le résultat d’un recul du poste alimentation animale et d’une augmentation légère de l’énergie et des engrais. Cependant, le niveau de stabilisation de l’Ipampa reste à des valeurs élevées, «proches du point culminant atteint en 2008». Ainsi, sur les 10 premiers mois de 2011, le coût de l’alimentation animale a gagné 22 % par rapport à 2010. Même tendance pour le prix des engrais et des amendements avec une hausse de 23 %. Enfin, sur le poste énergétique, la hausse est de 25 %. Cependant, l’étude précise que sur le poste énergétique, il faut relativiser la comparaison avec l’année 2010, car «le remboursement aux agriculteurs de la taxe sur les produits pétroliers est imputé sur l’ensemble de l’année 2010, mais pas encore sur 2011», note encore Agreste conjoncture.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Face à l’accélération du changement climatique, les fleurons de notre agriculture, AOP et IGP, vacillent. Entre cahiers des charges rigides et impératifs de typicité, les 32,9 milliards d’euros (Md€) de chiffre d’affaires du secteur sont en jeu. Enquête sur un modèle en pleine mutation. Les indications géographiques (IG) ne sont pas seulement un héritage culturel ; elles constituent le cœur battant de l’économie rurale française. En 2023, elles ont généré 32,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit environ 34 % de la valeur totale de la production agricole nationale. Ce modèle, qui comptait 489 produits sous AOP ou AOC et 260 IGP agroalimentaires en 2022, repose sur un contrat tacite avec le consommateur : la promesse d’une origine garantie et…