Aveyron | Par Jérémy Duprat

Le ministre de l’Agriculture se rendra en Aveyron

Un SIA riche et fort de rencontres. Jeudi 2 mars, tout l’Aveyron a rencontré le ministre de l’Agriculture Marc Fresneau.

«La rencontre s’est bien déroulée. Nous sommes satisfait, d’autant plus que nous sommes le seul département de France à avoir eu cette possibilité. Lors de la rencontre, l’entièreté de l’Aveyron était présent : le préfet, le président du Conseil départemental, les députés, les sénateurs. C’est l’une des forces du département qui nous offre plus de force et plus de crédibilité», explique Julien Tranier, co-président JA.

Une rencontre de 50 minutes, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. «Nous avons invité le ministre à ce rendez dans le département de l’Aveyron pour discuter plus amplement. Nous voulons lui proposer une vision complète de l’agriculture aveyronnaise. Et derrière qu’il puisse connaître les forces d’une agriculture performante qui n’a pas à rougir des comparaisons. Après il y a aussi des points sur lesquels nous devons travailler pour pérenniser le modèle. Le ministre nous a assuré que sa promesse de venir était bien notée, sans avoir de date précise pour le moment», explique le co-président JA.

Outre l’invitation, l’objectif de la rencontre au salon était d’aborder tout un ensemble de sujets. «D’abord avec la question de la viabilité économique des fermes. Et puis il y a eu l’aspect prédation avec le vautour notamment, un sujet sur lequel on est porté depuis quelques années. Nous avons également fait un point sur le rat taupier et la crainte du développement de la menace des loups. Même si pour l’instant nous sommes relativement peu impactés, nous restons vigilants», assure Julien Tranier.

La sécheresse et la gestion de l’eau n’ont pu échapper à la discussion. «Nous avons fait un point sur la problématique de l’eau, le travail avec le Conseil départemental et la nécessité d’avancer sur toutes les questions de stockage surtout au vu du contexte actuel avec une sécheresse qui se prolonge depuis cet été», regrette Julien Tranier.

Et pour finir, une rencontre avec JA ne peut se conclure sans aborder le nœud gordien du renouvellement des générations. «L’un des points centraux actuellement pour nous concerne l’accès à la formation et à son financement pour les porteurs de projet. Une évolution réglementaire et un changement de financeur ont rendu impossible le financement de formations entrepreneuriales pour les porteurs de projet sur les 3 premiers mois de l’année. C’était l’occasion d’alerter le ministre qui ne semblait pas au courant de cette problématique. C’est un petit coup dans la fourmilière pour nous. Ensuite, nous avons échangé sur la loi d’orientation agricole, pour assurer que rien ne fonctionnera sans un accompagnement solide des futurs installés et des transmetteurs. Il faut réellement anticiper une cession d’activité avec un accompagnement humain. Les cédants deviennent des porteurs de projet : celui de la fin de carrière. L’accompagnement doit être performant et à hauteur du défi qui s’offre à nous avec le nombre colossal d’agriculteurs en fin de carrière», conclut Julien Tranier.

Jérémy Duprat

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