National | Par Didier Bouville

Lait : la FNPL réclame l’application d’une «clause de sauvegarde»

Pour soulager les éleveurs laitiers qui ne parviennent pas à couvrir leurs coûts de production (350 €/1 000 l) par le prix du lait qui leur est payé actuellement (312 €/1 000 l), la FDSEA du Finistère suggère d’activer un levier exceptionnel : la clause de sauvegarde. « Comme les industriels Sodiaal et Lactalis qui ont activé cette clause pour abaisser le prix du lait de 5 €/1 000 l l’automne dernier, nous invoquons à notre tour son application pour rehausser le prix du lait de 30 €/1 000 l pendant quelques mois, le temps que les cours remontent », explique Serge Le Doaré, administrateur FNPL, éleveur dans le Finistère. Parallèlement, il faut que les pouvoirs publics s’emparent du dossier pour convaincre la grande distribution de répercuter intégralement cette hausse sur le prix des produits laitiers. La FNPL a suggéré une première fois cette idée aux industriels en janvier, sans succès.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Le président de la République Emmanuel Macron a visité le 3 février une exploitation de Vallerois-le-Bois en Haute-Saône. A quelques jours du Salon international de l’agriculture, il a dévoilé trois grandes priorités : Produire, préserver et protéger. « En France, en Europe et au plan international, notre premier objectif est de produire. Ce n’est pas un gros mot de produire. On a besoin de tenir nos productions, de produire davantage », a indiqué Emmanuel Macron devant la presse le 3 février sur l’exploitation des frères Cédric et Raphaël Py, au Gaec du Printemps, à Vallerois-le-Bois. Le chef de l’État était notamment accompagné par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, par les deux députés RN de Haute-Saône, Emeric Salmon et Antoine…