Aveyron | Par Didier Bouville

«Il n’est plus supportable que ces individus agissent ainsi en toute impunité»

Nouvelle attaque des Faucheurs volontaires sur un site de RAGT.

Mercredi 10 novembre, peu avant 14 heures, 80 individus se réclamant des Faucheurs volontaires ont fait intrusion sur un site industriel de RAGT, près de Rodez. Une nouvelle agression caractérisée, qui a fait d’importants dégâts. Ces hors-la-loi ont détruit des milliers de doses de semences de tournesol, privant les agriculteurs de semences au moment où les disponibilités constituent un réel enjeu.

RAGT s’inscrit totalement en faux contre les allégations de ses agresseurs. Rappelons qu’il y a à peine quelques heures, le Conseil d’Etat renvoyait le dossier de la mutagénèse à la Cour européenne de Justice en lui demandant de trancher le débat, de définir ce qu’est une « technique de mutagenèse traditionnellement utilisée pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ».

« Ce que nous faisons est totalement légal, martèle Laurent Guerreiro, le Directeur général de RAGT Semences. Une entreprise centenaire comme RAGT a toujours suivi et suit la réglementation au pied de la lettre. Agir autrement serait complètement suicidaire de notre part. Pour des raisons qui nous échappent totalement, ces individus se plaisent à être des marchands de peur ».

Entrés par effraction dans des bâtiments, les Faucheurs volontaires ont commis des délits et doivent être punis. RAGT, qui a porté plainte à la gendarmerie, attend de la Justice qu’elle fasse son devoir, qu’elle dise le droit. « Il n’est plus supportable que ces individus agissent ainsi en toute impunité », prévient Laurent Guerreiro.

Source RAGT

Toutes les actualités

Sur le même sujet

A l’occasion de son assemblée générale, organisée en amont de Provinlait à Réquista, France Brebis Laitière a présenté les résultats d’une étude menée en 2025 par l’IPSOS à la demande de FranceAgriMer et de la FBL sur la perception du lait de brebis par les consommateurs. Après l’inflation consécutive à la crise du COVID, la consommation de lait de brebis en France se redresse sans toutefois retrouver son niveau d’avant 2020. «Les prix des produits au lait de brebis étaient plus élevés que ceux au lait de vache ou de chèvre. Les ménages ont donc reporté leur consommation sur les produits moins onéreux», évoque Ali Dridi de FranceAgriMer qui a présenté les conclusions de l’enquête menée avec France Brebis Laitière.75%…