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« Des vaches à l’automne, on risque de ne pas en manquer du côté laitier. Par contre, il n’y aura pas une allaitante dans les abattoirs! », s’est exclamé Philippe Chotteau, directeur du service économie de l’Institut de l’élevage (Idele), le 6 octobre. Dans une conférence intitulée « Quels relais de croissance pour la filière viande bovine française? », il est revenu sur la conjoncture économique française en viande bovine. « Nous savons d’ores et déjà que le commerce [de broutards, ndlr] va être bloqué pendant un mois et demi », a-t-il annoncé du fait de la fièvre catarrhale ovine (FCO). En parallèle, les éleveurs laitiers décapitalisent et les vaches laitières de réforme affluent, notamment d’Allemagne, « perturbant le marché de la viande », selon lui. Côté jeunes bovins (JB), comme le prix en Italie progresse en lien avec le déficit de broutards, le prix français devrait suivre car « l’Italie est un marché directeur. Aussi, sur le marché du JB pour les semaines et les mois à venir, il n’y a pas vraiment de raison d’être inquiet » a-t-il conclu. « Pas d’optimisme donc sur le cours des vaches », par contre, sur les JB, il y a de quoi l’être « un peu plus ! » .

Didier Bouville

 » L’outil d’auto-diagnostic agroécologie est ouvert. Il est en ligne « , a déclaré Guilhem Brun, sous – directeur DGPE au ministère de l’Agriculture, le 5 octobre. Les pouvoirs publics et l’Acta (coordination technique agricole) ont mis au point l’outil en le testant avec plusieurs centaines de fermes.  » L’outil permet à l’agriculteur d’examiner le degré de la prise en compte de l’agroécologie dans son exploitation « , poursuit Guilhem Brun. Le site internet de l’outil est le suivant :

http://www.diagagroeco.org

Didier Bouville

Bruxelles prépare une « task-force » sur les marchés agricoles

Le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, a annoncé le 5 octobre la prochaine « mise en place d’une task-force sur les marchés agricoles » afin notamment « d’améliorer la position des producteurs dans la chaîne d’approvisionnement ». « Je travaille à la mise en place d’une task-force sur les marchés agricoles qui rendra son rapport dans un an », a indiqué M. Hogan, dans un communiqué diffusé après une rencontre à Paris avec le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Les deux hommes se sont accordés « sur le fait que la position des producteurs dans la chaîne alimentaire doit être renforcée », le commissaire irlandais ajoutant qu’il soutenait « les propositions de M. Le Foll visant à ce que les États membres disposent de meilleures données sur les marchés et tiennent des discussions régulières sur les opportunités commerciales pour l’agriculture de l’Union européenne dans les pays tiers ». Par ailleurs, M. Hogan a fait état « de progrès rapides accomplis en vue de l’adoption » du programme de soutien aux éleveurs laitiers et porcins décidé début septembre, d’un montant total de 500 millions d’euros dont près de 63 millions pour la France.

Didier Bouville

«Phil Hogan a-t-il déjà mis les pieds sur une exploitation agricole ? Sait-il qu’avant de vendre une brique de lait, il a fallu traire les vaches ? Est -il au courant que les agriculteurs empruntent de l’argent pour mener à bien leur activité et que, par conséquent ils doivent rembourser leurs prêts et leurs fournisseurs », déclarent les JA dans un communiqué. Et qu’il leur arrive souvent de produire en dessous de leurs coûts de production ce qui ne manque pas de provoquer quelquefois « des drames sociaux », contrairement à ce que pense le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan. Celui-ci a déclaré, en effet, qu’il ne croyait pas que les agriculteurs produisent à un prix inférieur à leur coût de production car « sur longue période, cela crée des difficultés pour le business ». Les JA pointent le manque de connaissance du commissaire du métier d’agriculteur et l’invite à visiter une exploitation, à discuter avec les agriculteurs et à regarder leurs chiffres.

Didier Bouville

La FNPL demande aux entreprises d’appliquer les recommandations du médiateur

La FNPL (producteurs de lait) demande aux entreprises de rencontrer les organisations de producteurs, selon un communiqué diffusé le 2 octobre, lendemain de la réunion de la filière laitière. L’objectif de la FNPL est d’obtenir l’application des recommandations du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et du médiateur. Ainsi, les transformateurs sont appelés à « faire un effort sur le prix payé au producteur sur le dernier trimestre ». Par ailleurs, le médiateur demande « la redistribution aux producteurs d’une partie des profits réalisés par les transformateurs sur les produits résultant de la transformation du lait collecté en France ». Les producteurs de lait estiment qu’il n’y a plus d’échappatoire : « D’ici le 15 octobre, la FNPL et son réseau feront un bilan des avancées et du respect des
recommandations de la table ronde du 1er octobre ».

Didier Bouville

La Commission européen a adopté le 1er octobre la plupart des mesures de son paquet de 500 millions € pour venir en aide au secteur de l’élevage. Les États membres ont donné leur feu vert au dispositif d’aide au stockage privé de poudre de lait écrémé et à une enveloppe supplémentaire de 30 millions € pour la promotion des produits laitiers et la viande de porc. Bruxelles a également adopté les règlements concernant la mise en place des aides ciblées aux éleveurs les plus affectés (420 millions €, dont France 62,9 Mio €) et l’aide au stockage privé de fromage (France 20 830 tonnes sur 100 000 t). Le Conseil et le Parlement européen ont 2 mois pour s’opposer éventuellement à ces deux derniers règlements. Enfin, la Commission indique qu’elle continue de suivre les évolutions du marché de la viande porcine et se tient prête à activer un régime d’aide au stockage privé renforcé pour ce secteur.

Didier Bouville

L’Institut de l’Elevage a obtenu la mise en œuvre du projet européen Beef Carbon, programme qui a pour but de limiter les émissions de gaz à effet de serre de l’élevage bovin viande, dans une perspective de réduction du changement climatique. Ce projet se déroulera sur cinq ans dans quatre pays : France, Irlande, Italie, et Espagne, pour un montant total de 3,276 millions d’euros de subventions. Construit en concertation avec la filière, la réussite du projet démontre pour Joël Merceron, directeur de l’Institut de l’Elevage, « notre capacité de rassemblement des compétences et de reconnaissance de notre expertise à Bruxelles ». « A la veille de la COP21 à Paris, Beef Carbon montre que la filière viande prend à bras le corps la problématique de l’impact environnemental de l’élevage malgré un contexte général compliqué », a-t-il également précisé.

Didier Bouville

Alors qu’une table-ronde de la filière laitière doit se réunir le 1er octobre sous l’égide du ministre de l’Agriculture, la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL) souligne dans un communiqué du 30 septembre que cette réunion «ne saurait se substituer aux relations contractuelles mises en place en France». L’organisation rappelle les «limites» de la dernières table-ronde, alors qu’aucune amélioration des marchés laitiers ne se profile : «tous les produits de grande consommation n’ont pas été pris en compte», et la FNIL «condamne les remises en cause incessantes par la distribution des conventions passées avec les entreprises et les actions d’intimidation d’un syndicalisme qui devrait prendre clairement ses distances avec des méthodes d’une autre époque». «Ces relations entre les entreprises et les organisations de producteurs sont désormais le lieu pertinent de concertation et de négociation entre les parties contractantes», ajoute la FNIL qui espère que la table-ronde permettra néanmoins de faciliter le dialogue entre acteurs de la filière.

Didier Bouville

Le ministre de l’Agriculture a annoncé le 1er octobre le versement de 3,2 milliards d’euros aux 189 200 agriculteurs (soit 50 % des demandeurs PAC 2015) qui ont demandé à bénéficier du dispositif d’apport de trésorerie mis en place face à l’impossibilité de payer les avances PAC dans les mêmes délais que les années précédentes. « Chacun touche un montant équivalent à 50 % des montants d’aides PAC qui lui avaient été versés en 2014 », précise le ministère. Un deuxième versement interviendra le 1er décembre, permettant d’atteindre 95 % des montants d’aides versés en 2014. Pour les agriculteurs qui n’avaient pas demandé l’apport de trésorerie d’octobre, un formulaire devra être déposé auprès de la DDT(M) avant le 31 octobre au plus tard, et permettra de toucher les deux versements en une fois.

Didier Bouville

Des contrats dont le prix est indexé au coût de production, les éleveurs l’ont rêvé, Danone l’a fait ou presque ! «On vient d’entamer des discussions avec les organisations de producteurs pour leur présenter des propositions concrètes : faire évoluer notre formule de prix» en intégrant progressivement à partir d’octobre les coûts de production des éleveurs, a expliqué à l’AFP le directeur général France de la division des produits frais, Olivier Delaméa. Aujourd’hui, le calcul du prix du lait est basé sur des facteurs historiques et des indicateurs de marché sur le beurre et la poudre de lait. En échange, les éleveurs devront réduire leur production. «On discute aussi avec eux d’un ajustement de nos besoins pour avoir le lait dont on a besoin dans nos usines», a indiqué Olivier Delaméa. Selon lui, «on est sur un marché de l’ultra frais qui est baissier en volume», aussi faut-il ajuster les besoins en lait «en fonction de ce que l’on est capable de valoriser, de produire et de vendre». Le marché des produits laitiers frais est en recul de 2% tous les ans depuis quatre ans. Pour le vice-président de la FNSEA, Luc Smessaert, «Danone n’est pas prêt à mettre 350 euros la tonne demain ou d’ici la fin de l’année, mais je pense que c’est plutôt une bonne chose de faire un mix et de commencer à regarder comment gérer la volatilité».

Didier Bouville

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