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Xavier Bertrand, président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a déclaré au congrès de l’Union nationale des producteurs de pommes de terre, le 26 janvier à Arras, que sa région « peut faire quelque chose » pour la compétitivité agricole. Il a mentionné la modernisation des bâtiments de stockage de pommes de terre sur fonds du FEADER, le stockage de l’eau pour l’irrigation, la région qui peut aussi « faire pression pour qu’on arrête de faire n’importe quoi » dans le bétonnage des terres agricoles, et pour activer la construction du canal Seine-Nord, « autoroute pour exporter via Dunkerque ». La révision du schéma régional de cohérence environnemental dans un sens moins pénalisant pour l’activité agricole commencera « dès jeudi ».

Didier Bouville

Dans un contexte de relations très difficiles avec Bigard, le premier abatteur de France, la Fédération nationale bovine (FNB) tente de reconstituer, pour la filière, un projet partagé de filière. Le 26 janvier, son président, Jean-Pierre Fleury, a témoigné d’une écoute renouvelée des grandes surfaces de distribution à l’égard des éleveurs, tandis que des contacts ont été pris à ce sujet avec Coop de France et son nouveau président. « Le prix producteur au cœur des relations commerciales » sera le thème de l’assemblée générale de la FNB qui se déroulera à Bourg en Bresse les 3 et 4 février. Soit on rentre dans un modèle hyper-compétitif soit on défend le modèle français avec des races à viande affirme Jean-Pierre Fleury qui se déclare naturellement plutôt partisan de la deuxième solution. Tout choix, de toute façon, passe par « la manière dont on repositionne le troupeau allaitant français » affirme le président de la FNB.

Didier Bouville

Le président de la région Aquitaine-Poitou Charentes-Limousin, Alain Rousset, a annoncé, le 23 janvier, quatre mesures de soutien aux filières palmipèdes en mises en difficultés par le plan d’éradication de la grippe aviaire: mise en place d’une «cellule de crise» régionale, capable d’identifier les entreprises en difficultés et les aider «via des avances de trésorerie par exemple – de manière transitoire le temps que le plan de l’Etat soit opérationnel». La priorité est donnée aux accouveurs, précise la région, dont l’activité a été subitement arrêté le 18 janvier, avec l’interdiction de nouvelles mises en place de canetons. Mise en place d’un «comité de pilotage de la crise aviaire», en lien avec l’État. Propositions de formations durant les périodes de chômage technique. Accompagnement des investissements nécessaires à la mise en place de nouvelles règles de biosécurité.

Didier Bouville

«La mobilisation bretonne en faveur de l’agriculture va prendre une nouvelle ampleur cette semaine», promettent la FRSEA Bretagne et les JA Bretagne dans un communiqué intitulé «Mercredi: journée noire sur les routes en Bretagne», publié le 25 janvier. «Faute de réponse la semaine dernière, les agriculteurs vont à nouveau se mobiliser», annonce le communiqué. Le même jour, durant la matinée, des éleveurs de la FDSEA 56 ont bloqué pendant plusieurs heures la route nationale 165, en périphérie de Lorient et une centaine d’agriculteurs ont paralysé une partie du port de La Rochelle (Charente-Maritime) à l’aide d’une quarantaine de tracteurs, rapporte l’AFP.

Didier Bouville

Les agriculteurs « ont le sentiment par moment qu’ils n’ont plus de ministre » a déclaré Xavier Beulin, invité sur I-Télé le 21 janvier. A l’issue de la conférence de presse de Stéphane Le Foll sur la crise de l’élevage dans l’ouest de la France, le président de la FNSEA s’est montré très critique. Déplorant la présence du ministre « insuffisante » sur l’actualité agricole, Xavier Beulin a déclaré que les agriculteurs étaient « obligés de passer par le premier ministre pour traiter d’un certains nombre de choses qui devraient se traiter au ministère de l’Agriculture ». Le syndicaliste attend de Stéphane Le Foll qu’il prenne en compte « la réalité du terrain » et qu’il fasse « son job » : celui de « convaincre la Commission européenne d’agir ».

Didier Bouville

Entamées le 20 janvier dans les Côtes-d’Armor, les manifestations d’agriculteurs, ont été nombreuses dans l’Ouest de la France jusqu’au week-end où une pause a été décidée. Le 22 janvier, des axes routiers importants ont été à nouveau bloqués. Deux barrages étaient toujours en place en fin de soirée : l’un, sur la RN12, près de Guingamp, l’autre sur la RN164, à Mûr-de-Bretagne. Parallèlement, une table-ronde sur la filière porcine avec l’ensemble des acteurs concernés est programmée jeudi 28 janvier à la préfecture de région, à Rennes, a annoncé la région Bretagne.

Didier Bouville

L’annonce, faîte cette semaine par le Commissaire Phil Hogan, d’un nouveau paquet de mesures visant à simplifier la politique agricole commune (PAC) a été saluée par les syndicats Copa et Cogeca. Ces nouveaux dispositifs seront censés faciliter la vie des agriculteurs. « Cette décision permettra notamment des contrôles préliminaires qui autoriseront les agriculteurs à apporter des corrections à leurs demandes d’aide sans subir de sanctions. Le système très pesant de sanctions administratives pour les paiements directs sera également remplacé par une approche simplifiée que nous apprécions. Enfin, un système de « carton jaune » pour les premières infractions sera introduit. Dans les cas où la sur-déclaration est mineure (moins de 10 % de la surface déterminée), la sanction administrative serait divisée par deux. Les agriculteurs qui recevraient un carton jaune seraient enregistrés et feraient l’objet d’un contrôle sur place l’année suivante », détaille Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca.

Didier Bouville

Dans un communiqué du 20 janvier, Groupama vient d’indiquer que son assurance prairie est lancée commercialement, comme l’avait prévu le groupe d’assurance mutualiste agricole. Depuis le 18 janvier le site www.assurance-prairies.fr permet aux éleveurs « de réaliser un projet d’assurance avec les données de leur exploitation ». Cette solution de gestion des risques climatiques a pour objet de sécuriser le besoin fourrager nécessaire à l’alimentation des animaux, rappelle Groupama. « Il s’agit d’un contrat subventionné jusqu’à 65% par les Pouvoirs Publics ». L’assureur, pour 2016, s’engage à ce que « l’indemnisation d’un éleveur assuré au titre d’un contrat Assurance Prairies Groupama ne sera jamais inférieure à celle qu’il aurait perçue en cas de reconnaissance d’un état de calamité agricole pour les prairies sur son exploitation ». Les souscriptions sont ouvertes du 18 janvier au 31 mars.

Didier Bouville

Le 20 janvier, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) a présenté une charte laitière de valeurs destinée à être signée par tous les membres de la filière, notamment les industriels et les distributeurs. Présentée par André Bonnard, secrétaire général du syndicat, « ne pas signer cette charte signifie ne pas être d’accord pour maintenir de l’emploi sur tout le territoire, ne pas rechercher plus de transparence dans les relations commerciales, etc. Ne pas signer cette charte devient un exercice d’autojustification compliqué [pour les industriels et les distributeurs, ndlr] ! ». Bon nombre d’acteurs seraient déjà partants. « Un premier décompte du nombre de signatairs sera effectué à la mi-février », continue-t-il. Un deuxième décompte sera effectué au salon internationale de l’agriculture, qui doit se tenir quelques jours à peine avant la fin des négociations commerciales entre industriels et distributeurs. Dans cette charte, le médiateur des relations commerciales est mis à contribution comme « tiers extérieur de confiance ». Pour la FNPL, cette charte est « une main tendue », dans un grave contexte de crise pour les producteurs de lait français.

Didier Bouville

Selon Agreste Conjoncture, la collecte laitière européenne a été très dynamique au quatrième trimestre 2015. Elle aurait progressé de plus de 5 % en octobre et de 3,5 % en novembre par rapport à l’an passé. En novembre dernier, la hausse de la collecte a atteint 48 % en Irlande, 14 % aux Pays-Bas, 9 % en Belgique et 8 % au Danemark par rapport à novembre 2014. En France la croissance a été plus modérée. Néanmoins elle a atteint + 2,2 % par rapport à novembre 2014. Abondance de l’offre oblige, les prix se sont effondrés. Le prix du lait standard a perdu 6 €/1 000 litres en novembre par rapport à octobre 2015 et il a reculé de 36 €/1 000 litres par rapport à novembre 2014, selon Agreste Conjoncture.

Didier Bouville

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