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Trois propositions de lois initiées par EELV (Verts) ont été adoptées à l’Assemblée nationale en ce début d’année. Elles concernent peu ou prou l’agriculture. La première sur les pics de pollution vise à automatiser le déclenchement de mesures d’urgence et à éviter les atermoiements et hésitations au sujet des mesures à prendre les jours de forte pollution aux particules fines. A été également adoptée le 14 janvier, la proposition de loi sur l’ancrage territorial de l’alimentation dont la rapporteure est Brigitte Allain. Cette proposition de loi adoptée à l’unanimité vise à manger bio et local. La loi prévoit ainsi que 40 % de l’alimentation dans la restauration collective doit provenir des circuits courts et d’une agriculture durable dont 20 % de produits de l’agriculture biologique. La PPL en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agro-alimentaire, adoptée le 9 décembre au Sénat, sera examinée, à l’Assemblée nationale, en Commission des affaires économiques le 27 janvier et en séance publique le 4 février dans le cadre de la niche parlementaire réservée aux Républicains.

Didier Bouville

«En raison de l’augmentation constante du coût de revient de la production, des politiques de plus en plus strictes, etc., plusieurs producteurs étrangers de poudres de lait ont ralenti leurs plans d’investissement en Chine», annonce la lettre de veille internationale chinoise de FranceAgriMer en date du 15 janvier. Ainsi, l’article du China Business Journal, que rapporte FranceAgriMer, cite Danone, Fonterra ou encore Royal FrieslandCampina. De grandes laiteries chinoises ont également choisi de fermer leurs usines locales en optimisant leurs investissements à l’étranger, selon l’article : Yili a fermé plusieurs usines de production en gardant seulement les usines pour la production de poudre de lait en emballage de grande contenance; Yashili vient de fermer une usine au Heilongjiang et transférerait progressivement la production des produits milieu et haut de gamme dans son usine située en Nouvelle-Zélande ; Synutra transfèrera progressivement sa capacité de production vers la France ; Beingmate aurait renforcé sa production en Nouvelle Zélande, en Irlande et en Australie tandis que toutes les usines de Guangming de poudre de lait infantile se situeraient à l’étranger.

Didier Bouville

Le Sikkim, petit État du nord de l’Inde, situé entre le Népal et le Bhoutan, a achevé en décembre la conversion de l’ensemble de ses terres (75 000 hectares) à l’agriculture biologique, rapporte le journal indien Economic Times, le 15 janvier. Cet objectif avait été fixé en 2003, puis des restrictions à l’importation de produits chimiques dans le Sikkim, et par la suite, leur interdiction, n’avaient laissé d’autre choix aux agriculteurs que de passer à l’agriculture biologique, rapporte l’Economic Times. Cette mesure pourrait booster le tourisme de ce petit État himalayen, estime le journal. En 2012, le Bhoutan avait aussi annoncé vouloir convertir l’ensemble des terres du pays à l’agriculture biologique en dix ans.

Didier Bouville

Selon un relevé publié le 18 janvier par la Commission européenne, les demandes d’aide au stockage privé de la viande porcine ont porté dans l’UE sur 70 241t (dont 67,3% pour une durée de 90 jours) au cours des deux premières semaines d’application de ce régime mis en œuvre le 4 janvier. Elles ont été déposées à concurrence de 23,4% en Allemagne, 22,9% en Espagne, 14,8% au Danemark, 11,9% aux Pays-Bas, 7,4% en Pologne, 7% en Italie, 2,7% en France. Les jambons désossés représentaient 53,9% des quantités concernées, le lard 10%. Le précédent régime d’aide au stockage privé instauré début mars 2015 et clôturé fin avril avait permis de retirer temporairement du marché quelque 65 000 tonnes dans 18 États membres.

Didier Bouville

Les mesures décidées par le ministre de l’Agriculture concernant la lutte contre l’influenza aviaire « vont avoir des conséquences économiques très importantes pour les éleveurs de la filière palmipèdes », estime la Confédération française de l’aviculture (CFA) dans un communiqué. Même si elle comprend l’intérêt sanitaire de mesures d’une telle ampleur, elle considère que les préjudices qu’elles entrainent pour les éleveurs (allongement des vides sanitaires) et les entreprises (réduction de l’activité et impact sur l’emploi) doivent être indemnisés. Aussi la CFA attend du gouvernement qu’il mette très rapidement en place un plan d’accompagnement financier d’envergure. ET demande également que ce plan soit accompagné par Bruxelles.

Didier Bouville

Dans un communiqué diffusé le 16 janvier, les jeunes agriculteurs (JA) affirment que « sur l’année 2015, ce sont encore 8 935 brebis qui ont subi des attaques mortelles, soit 171 victimes supplémentaires par rapport à 2014, sur 26 départements français » C’est, selon les JA, l’élevage à l’herbe (qui est) directement menacé par ces attaques à répétition ce qui finira à moyen terme par décourager les producteurs si cette pression de prédation persiste ».

Didier Bouville

L’interdiction temporaire d’installer de nouveaux animaux entrera en vigueur par étapes à partir de lundi dans les élevages d’oies et de canards de 18 départements du sud-ouest, afin d’éradiquer l’épizootie de grippe aviaire, selon l’arrêté paru samedi au Journal officiel. L’interdiction s’appliquera dans toute l’Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), le Midi-Pyrénées (Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne et le Lot), la Corrèze, la Haute-Vienne, ainsi que certaines communes de l’Aude, du Cantal et de Charente. Dans cette zone, la mise en place de canetons de moins d’une semaine sera interdite dans les élevages dès lundi. A partir du 8 février, les canetons de moins de quatre semaines seront également bannis, puis l’ensemble des palmipèdes à compter du 1er avril. Cette dernière date est cependant susceptible d’être modifiée, a indiqué à l’AFP le ministère de l’Agriculture. L’interdiction doit en effet permettre de réaliser un « vide sanitaire » dans les élevages, dont les détails n’ont pas encore été définis, en particulier la durée.

Didier Bouville

Alors qu’il inaugurait une usine Lesieur à Bassens (Gironde), le 15 janvier, Manuel Valls a annoncé qu’il recevrait «prochainement» Xavier Beulin, le président de la FNSEA, pour «faire le point» sur les engagements pris l’été dernier par l’État en faveur des éleveurs et «examiner d’éventuelles mesures complémentaires», rapporte l’AFP. «Nous savons la détresse des éleveurs et je (vous) recevrai prochainement, à la suite du président de la République, pour faire le point sur les engagements pris le 3 septembre et examiner d’éventuelles mesures complémentaires», a dit le Premier ministre, à l’adresse de X. Beulin, présent dans la salle. «L’Etat sera (…) aux côtés des éleveurs qui traversent une crise face à laquelle le gouvernement (…) est extrêmement mobilisé».

Didier Bouville

Guy Vasseur, président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) a dénoncé, le 13 janvier, le phénomène de vente de contrats laitiers et ses conséquences potentielles sur l’économie française et l’aménagement du territoire. « Ca va être le déménagement des territoires ! » a-t-il alerté. Alors que les anciens quotas laitiers, gérés administrativement, étaient liés aux territoires, la vente de contrats, constatée notamment sur des sites grands publics de vente en ligne, met un terme à ce lien territorial, estime le président de l’APCA. Avec la vente des contrats et la spéculation qui en découle, les industries laitières pourraient délocaliser leur production. De plus, la nécessité de racheter un contrat constituerait un obstacle majeur à l’installation des jeunes, a-t-il prévenu. « Il faut enrayer cela ! ». Dans cette optique, l’APCA travaille à l’identification de solutions, au travers de différents scénarios de prospective pour le secteur laitier (avant de proposer, courant 2016, ce même type de scénarios pour les autres secteurs de production), qu’elle s’engage à présenter « rapidement ».

Didier Bouville

Gîtes de France, « leader français et européen du tourisme chez et par l’habitant », finalisera en 2016 plusieurs partenariats avec des institutionnels, dont les Vignerons Indépendants et les Vignerons Coopérateurs de France (CCVF), a annoncé Yannick Fassaert, président de Gîtes de France, à Agra Presse, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 janvier. L’objectif, selon Yannick Fassaert, étant de développer l’œnotourisme. Gîtes de France lancera également un syndicat de défense des propriétaires, à l’occasion de son congrès en mai 2016. Elle proposera notamment au réseau « Accueil Paysan » d’y adhérer. Gîtes de France, qui affirme son ambition de « sauvegarder l’économie rurale » compte 60000 hébergements, dont 82% situés en zone rurale. 15% des propriétaires louant leur bien via le réseau Gites de France sont des agriculteurs, qui peuvent ainsi obtenir un complément de revenu de l’ordre de 8500€ de chiffre d’affaires annuel, indique Yannick Fassaert.

Didier Bouville

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