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Deux nouveaux projets de texte pour remplacer une partie du règlement n° 607/2009 relatif aux appellations d’origine protégées, aux indications géographiques protégées, aux mentions traditionnelles et à l’étiquetage ont provoqué la colère des organisations nationales de la production CNAOC, VINIGP, CCVF et VIF. La Commission Européenne souhaite, par ce biais, simplifier et adapter les règles au traité de Lisbonne. Ces nouvelles réformes ont déclenché l’exaspération des professionnels du secteur. « On en a assez d’entendre parler de simplification mais de ne rien voir venir. La simplification pour les vignerons oui, la simplification pour la seule Commission non ! Qu’on nous explique en quoi le remplacement d’un texte par plusieurs (…) permet de simplifier les choses » ont-elles déclarées unanimement.

Didier Bouville

Les cours des principales denrées alimentaires ont fléchi pour la quatrième année consécutive en 2015, s’établissant en moyenne à 19,1 % en dessous de leurs niveaux de l’année précédente, selon des données publiées le 7 décembre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice des prix de la FAO a ainsi régressé de 15,4% pour les céréales, y compris le riz, par rapport à 2014, de 28,5 % pour les produits laitiers – soit la plus forte de baisse de toutes les denrées -, de 15,1% pour la viande, de 19% pour les huiles végétales et de 21% pour le sucre. La FAO explique qu’ «une offre abondante dans un contexte de demande mondiale frileuse et la revalorisation du dollar sont les principales raisons de la faiblesse générale qui a dominé les prix alimentaires en 2015».

Didier Bouville

Les organisations des filières de productions animales (viande bovine, lait, porc) ont reçu, depuis mi-décembre, une demande d’information de la Commission européenne sur la gestion de la crise de l’élevage de l’été dernier. En juillet, trois réunions concernant le lait, la viande bovine et le porc avaient amené une partie des industriels et des distributeurs à relever les prix d’achat aux éleveurs. La Commission de Bruxelles veut s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une entente, comme celle qu’elle avait censurée en 2001 lorsque toute la filière bovine, en pleine crise de la vache folle, s’était entendue pour empêcher les prix de s’effondrer. La situation n’est plus la même en 2015. « Nous n’avons jamais demandé de prix minimum, explique le président de la FNSEA Xavier Beulin, mais indiqué les niveaux en-dessous desquels les éleveurs ne s’en sortaient pas ! » Sur le fond, le président de la FNSEA s’étonne de la position de Bruxelles. « L’élevage connaît une crise grave, dit-il, et l’Europe n’a plus d’outils pour réguler les marchés et gérer efficacement les crises. Chaque pays doit essayer de trouver ses solutions. C’est ce que font notamment la Belgique, l’Allemagne et le Danemark en créant des fonds de soutien aux agriculteurs financés par le commerce ». Les organisations interrogées par Bruxelles ont jusqu’au 15 février pour répondre. Ensuite, la Commission décidera si elle entame une procédure contentieuse.

Didier Bouville

Grâce aux assouplissements obtenus par la FNSEA dans le cadre du Plan national loup, notamment l’appui des chasseurs dans les prélèvements, 34 loups ont été abattus à ce jour depuis le début de la campagne le 1er juillet 2015, sur les 36 autorisés. Ceci étant les agressions du prédateur n’ont pas diminué, ni les dommages causés aux éleveurs. Ainsi, 2 339 attaques ont été recensées et 8 339 victimes en 2015, contre 2 231 attaques et 8 313 victimes en 2014. C’est la raison pour laquelle, Jean-Pierre Royannez, administrateur de la FNSEA en charge du dossier prédateurs, vient d’adresser un courrier au ministère de l’Ecologie et du Développement durable pour lui demander une convocation en urgence du Groupe national loup. La FNSEA souhaite qu’il se prononce sur un quota supplémentaire de prélèvement en 2016.

Didier Bouville

Momagri a annoncé le 6 janvier la création d’une agence de notation pour évaluer les risques agricoles et alimentaires. « L’Agence Momagri se donne la mission de mieux comprendre les risques qui affectent les productions agricoles et alimentaires », selon un communiqué du think-tank visant à « impulser une dynamique nouvelle en matière d’évaluation des marchés et des politiques agricoles au niveau mondial, grâce à des outils inédits, prenant notamment en compte l’instabilité des marchés agricoles, la sécurité alimentaire et les stratégies agricoles des Etats ». Lancée à l’initiative notamment de Limagrain, Euralis, InVivo, FNPSMS, Crédit Agricole, l’agence commencera à dévoiler ses résultats le 7 janvier, à savoir « le premier Indicateur de solvabilité alimentaire » (ISA) appliqué à 36 pays. Egalement mis au point, le SGPAA (Soutiens globaux à la production agricole et alimentaire) est présenté comme une alternative aux indicateurs officiels. Le FAPSI (Food and agricultural policies stability index), élaboré pour le compte de la FAO, évalue la stabilité des politiques agricoles. Des publications d’analyse de marchés et de pays seront disponibles à partir du 8 janvier sur le site agence-momagri.com, ajoute le communiqué.

Didier Bouville

« L’arrivée brutale et massive de la neige accompagnée d’une importante chute des températures a surpris les troupeaux entraînant la mort de près de 30 000 vaches au Texas », annonce Agritel dans sa lettre Milkhebdo du 4 janvier. Cette chute des températures est liée au passage de la tempête Goliath qui a entrainé aussi, du fait de la neige, le blocage durant plusieurs jours de la collecte de lait. « L’industrie laitière au Sud des États-Unis est donc actuellement perturbée », relève Agritel qui constate également que « si le Texas et le Nouveau Mexique ne sont pas des États majoritaires de production de lait, cette tempête pourrait néanmoins décourager certains éleveurs alors que l’élevage laitier décroît dans ces régions ».

Didier Bouville

« Il y a urgence » à ce que les producteurs donnent du lait, alertent les restos du cœur dans un communiqué du 5 janvier. Depuis décembre 2013, un dispositif permet effectivement aux producteurs de faire don d’une partie de leur lait à une douzaine d’associations dont les Restos du cœur, par l’intermédiaire de leur laiterie. En échange, une déduction fiscale de 60% de la valeur du don est attribuée à l’agriculteur. « L’an dernier, les Restos ont accueilli près d’un million de personnes et la diversification de leurs sources d’approvisionnement est vitale pour continuer à fournir l’aide alimentaire, première étape de l’insertion », explique l’association. Les producteurs ont jusqu’au 15 février 2016 pour déclarer leur don au titre de la campagne laitière 2015/2016 qui s’achèvera le 31 mars.

Didier Bouville

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 a été déclaré le 4 janvier, dans le Lot, département jusqu’ici épargné par les recensions de ce virus, annonce le ministère de l’Agriculture le 5 janvier. Cela porte à sept le nombre de départements dans lequel ont été détectés des foyers de grippe aviaire depuis le 27 novembre. Le foyer s’est déclaré dans un élevage de 260 pintades, 280 canards, 650 poulets de chair et 60 poules pondeuses, dans la commune de Miers, précise le ministère. Au total, à ce jour, 66 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène pour les volailles ont été détectés.

Didier Bouville

L’année démarre mal pour les producteurs de porc. La première cotation de l’année s’est établie à 1,07 €/kg au Marché du porc breton (MPB), loin du niveau objectif de 1,40 €/kg fixé l’été dernier. Pour l’année 2015, le cours moyen a atteint 1,24 €/kg, alors que le seuil de rentabilité est estimé entre 1,42 €/kg et 1,45 €/kg. Tous les pays ont vu leurs tarifs baisser non seulement en France de 6,71 %, mais également en Allemagne (- 10,4 %), en Espagne (- 11,3 %) et au Danemark (- 11,5 %). Pourtant la production a continué à augmenter de 2,7 % à 3 % en Europe, soit 8 millions de porcs supplémentaires, notamment en Espagne dont les volumes mis en marché ont progressé de 7 % en 2015, selon le MPB. Et cela malgré la poursuite de l’embargo russe et une consommation atone, voire en baisse dans certains pays de l’Union européenne comme la France et l’Allemagne.

Didier Bouville

L’Hexagone a vécu sa troisième année la plus chaude depuis 1900, a indiqué le 4 janvier Météo-France. «2015 se place (à l’échelle nationale) au 3e rang des années les plus chaudes (1° au-dessus de la normale), devancée par 2014 (+1,2°) et 2011 (+1,1°)», selon un communiqué. Décembre marque un record avec +3,9°, a signalé Météo-France. La pluviométrie est déficitaire de plus de 10 % sur la quasi-totalité du pays, plaçant 2015 parmi les dix années les plus sèches depuis plus de 50 ans», poursuit l’établissement public. Le 25 novembre, l’Organisation météorologique mondiale avait rangé 2015 comme «probablement l’année la plus chaude» sur la planète qui «franchira sans doute un réchauffement de 1° par rapport à l’époque préindustrielle».

Didier Bouville

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