National | Par Didier Bouville

F. Hollande pour la mise en place de mécanismes de solidarité éleveurs-céréaliers

«Le président de la République nous a demandé de faire en sorte que la profession propose des dispositifs entre le secteur végétal et le secteur animal pour passer ce cap difficile», a indiqué Xavier Beulin, le 28 août, à l’issue d’un entretien d’une heure avec le président de la République.

Le président de la FNSEA a réaffirmé sa volonté à s’engager sur cette voie solidaire : «Chacun doit faire des efforts. Et bientôt, nous pourrons montrer qu’à nouveau « végétal et animal », ça n’est pas une vue de l’esprit, mais que nous sommes en capacité de mettre en place de nouvelles relations pour amortir cette volatilité des prix», a-t-il commenté. Ces mécanismes pourraient concrètement s’appuyer sur des «formes contractuelles» fondées sur la réciprocité entre les filières végétale et animale.

La FNSEA s’est engagée à faire ses propositions lors du salon SPACE à Rennes, du 11 au 14 septembre, qui ouvrira avec la venue de François Hollande : «Le Président de la République nous a confirmé sa présence et il nous a dit qu’il reviendrait sur l’ensemble de ces sujets». La politique agricole commune (PAC) pour laquelle François Hollande a réitéré son engagement à maintenir le budget et les rapports entre producteurs, transformateurs et distributeurs sont des thèmes qui devraient à nouveau être abordés. Si la hausse des prix des céréales a aujourd’hui peu d’impact sur les prix dans les magasins, ce ne sera plus le cas dans les 3, 4, 5 mois qui viennent, a enfin expliqué Xavier Beulin au président de la République.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé publiquement le 27 février, la décision de la Commission d’appliquer provisoirement l’accord UE-MERCOSUR. Au lendemain de la ratification du traité par l’Uruguay et l’Argentine, elle n’a pas attendu longtemps pour prendre cette décision qui était attendue (ou crainte selon les points de vue). «Je l’ai déjà dit: quand ils seront prêts, nous le serons aussi», a-t-elle insisté. Cette application provisoire se fera donc sans l’aval du Parlement européen. Celui-ci se prononcera en effet uniquement sur l’application définitive de l’accord. Mais comme les eurodéputés ont décidé de saisir la Cour de justice de l’UE pour l’interroger sur la légalité du texte, l’examen parlementaire pourrait n’avoir lieu que d’ici deux…