National | Par Didier Bouville

Equarrissage : mise en place d’une CVO

L’extension du nouvel accord interprofessionnel sur la gestion de l’équarrissage des animaux trouvés morts en ferme, entre en vigueur le 1er octobre. Deux arrêtés, en ce sens, ont été publiés au journal officiel. Ils prévoient la création d’une cotisation volontaire obligatoire spécifique à l’équarrissage en ferme.

Pour les carcasses d’animaux de l’espèce bovine de moins de huit mois, la cotisation est facturée aux acheteurs successifs en France à hauteur de 0,035 €/kg net pour les viandes non désossées et à 0,052 €/kg pour les viandes désossées et hachées.  Pour les carcasses de l’espèce bovine de plus de huit mois, la cotisation est fixée à 0,060 €/kg pour les viandes non désossées et à 0,090 €/kg pour les viandes désossées et hachées.

Enfin, pour les carcasses de l’espèce ovine, la cotisation s’élève à 0,089 €/kg pour les viandes non désossées et à 0,134 €/kg pour les viandes désossées et hachées. Cette cotisation remplace la taxe d’abattage qui était prélevée pour financer l’équarrissage en élevage bovin et ovin.

La gestion de cette ressource a été confiée à une association ATM Ruminants dont la présidence a été confiée à Jean-Paul Bigard. Son rôle : participer au financement des marchés de prestation de collecte, de transformation et d’élimination des cadavres d’animaux des espèces bovine et ovine en complément des fonds recueillis auprès des éleveurs.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé publiquement le 27 février, la décision de la Commission d’appliquer provisoirement l’accord UE-MERCOSUR. Au lendemain de la ratification du traité par l’Uruguay et l’Argentine, elle n’a pas attendu longtemps pour prendre cette décision qui était attendue (ou crainte selon les points de vue). «Je l’ai déjà dit: quand ils seront prêts, nous le serons aussi», a-t-elle insisté. Cette application provisoire se fera donc sans l’aval du Parlement européen. Celui-ci se prononcera en effet uniquement sur l’application définitive de l’accord. Mais comme les eurodéputés ont décidé de saisir la Cour de justice de l’UE pour l’interroger sur la légalité du texte, l’examen parlementaire pourrait n’avoir lieu que d’ici deux…