Aveyron | Par Eva DZ

Concours Départemental Aubrac St Amans des Côts : Première sortie en famille pour Jérôme Alary, éleveur à Entraygues sur Truyère !

Ils seront plusieurs «petits nouveaux» à Saint Amans des Côts, à venir se tester sur un concours Aubrac, qui plus est, un départemental ! Parmi eux, Jérôme Alary, accompagné de ses deux fils, sera présent avec une vache et une doublonne, sur le ring… mais aussi en coulisses puisqu’il fait partie de l’équipe d’éleveurs bénévoles à la manœuvre de ce rendez-vous.

Installé depuis 2011 sur l’exploitation familiale à Entraygues sur Truyère, Jérôme Alary va vivre ses premières émotions sur un concours Aubrac cette année, pas très loin de chez lui, à Saint Amans des Côts pour le Départemental. «Ma première sortie était prévue à l’automne dernier pour le cantonal mais en raison de la DNC, notre concours a été annulé… Du coup je me lance cette année et comme nous accueillons le Départemental, c’est un peu le grand saut !», rigole Jérôme.

Pour sa première sortie en concours, Jérôme Alary, éleveur à Entraygues sur Truyère, présentera Vénus et Précieuse. Il sera accompagné de ses deux fils passionnés d’élevage, Alexis et Antonin.

Première sortie en 2025 reportée

Cette motivation, il la doit à son fils aîné, Alexis, qui, à 11 ans, a déjà la passion de l’élevage et des vaches Aubrac ! «Il est très motivé, il me suit sur la ferme depuis petit et son implication m’a motivé à m’inscrire au concours. D’ailleurs nous nous y préparons ensemble et nous vivrons l’événement en famille !», confie l’éleveur. Il est à la tête d’un troupeau de 60 mères Aubrac qu’il a commencé à inscrire au Herd Book en 2025. «Sur la ferme, je fais beaucoup de croisement, une quarantaine de vaches environ avec du Charolais, dont je valorise mieux les produits à l’automne».

Pour sa conduite d’élevage, Jérôme Alary privilégie les animaux typés élevage via des achats de taureaux dans des élevages sélectionneurs. Et cette année, comme nombre d’éleveurs, il a dû s’adapter à la situation climatique : «Heureusement j’avais un peu de stock des années précédentes parce que je n’ai pas d’estives pour faire transhumer mes animaux», explique-t-il. Il a travaillé différemment en décidant de sevrer les veaux un mois plus tôt pour soulager les mères et ainsi valoriser le fourrage plus grossier. «Ma plus grande crainte n’est pas tant le fourrage mais plutôt l’eau qui manque car je suis installé sur des terres sableuses, des parcelles très séchantes et s’il ne pleut pas, c’est très compliqué !», constate Jérôme Alary.

«Un bon groupe d’éleveurs qui s’entendent bien !»

Mais l’éleveur reste motivé, porté par l’élan de ses deux fils, Alexis et Antonin et par l’équipe du syndicat cantonal Aubrac de Saint Amans des Côts. «Il y a vraiment un bon groupe localement qui s’entend bien ! On se retrouve depuis plusieurs mois régulièrement, on s’appelle plusieurs fois par jour pour préparer l’événement», raconte Jérôme Alary, heureux de contribuer à «rendre le pays vivant» par ce concours. «Nous avons eu à cœur de faire travailler les gens d’ici notamment pour la restauration parce qu’il nous importait que le local puisse profiter aussi de la fête», appuie l’éleveur.

Aux côtés des autres éleveurs exposants, Jérôme Alary a aussi le souci de communiquer sur son métier, de présenter son travail et pas seulement aux professionnels de l’élevage et de la race mais aussi au grand public. «C’est bien de montrer que le monde agricole compte dans le pays et ce type d’événement qui va rassembler un peu plus de 200 animaux et une soixantaine d’élevages le prouvera !», avance-t-il.


«Personnellement, je viens avant tout pour participer, sans pression. Montrer les animaux nés sur mon élevage, une vache et une doublonne certainement. Me comparer pour savoir un peu où j’en suis. Mais je participe aussi pour faire de nouvelles connaissances, échanger avec des éleveurs Aubrac d’autres zones dans le département et au-delà. C’est important de créer du lien et de pouvoir le maintenir, je pense que les concours sont un bon moyen de le faire ! Et ce Départemental a permis aussi de fédérer un bon groupe d’éleveurs bénévoles sur notre grand canton !», conclut-il.

Eva DZ

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