National | Par La rédaction

BGS Brune Les éleveurs de toute la France réunis en Aveyron

BGS Brune, organisme et entreprise de sélection, rassemble les races laitières Brune et Jersiaise en France. Cet organisme national a choisi l’Aveyron pour ses retrouvailles en assemblée générale jeudi 31 mars et vendredi 1er avril.

Les éleveurs de race Brune des Alpes de toute la France étaient réunis en Aveyron, pendant deux jours, pour l’assemblée générale de BGS Brune, Union de coopérative agricole agréée Organisme et Entreprise de Sélection qui regroupe les races Brune et Jersiaise.

Présentation d’activités, des projets, visites d’élevages… pendant deux jours, les éleveurs de Brunes et Jersiaises de toute la France se sont retrouvés en Aveyron autour de leur organisme de sélection. Présidé par le Lozérien, Vincent Julhan, BGS Brune rassemble plus de 430 élevages en race Brune et plus de 220 élevages en race Jersiaise, dans toute la France. Dont une forte représentativité dans le sud du Massif central qui recense plus de 7 360 vaches Brunes. «Notre race Brune se porte bien et cette situation favorable nous permet de mener des projets au plus près des besoins des adhérents pour être plus performants, plus efficaces», a introduit le président. Car l’objectif de BGS Brune, union de coopérative agréée Organisme et Entreprise de sélection, est bien de rendre accessible à tous, le meilleur de la génétique en races Brune et Jersiaise.

Brown Swiss, le nouveau nom de la Brune !

«Nous sommes satisfaits du bon taux de pénétration de notre race puisque 80% des vaches Brunes adhèrent au Contrôle laitier», complète le directeur de BGS Brune,  Olivier Bulot. «Nous comptons dans nos rangs, des éleveurs très impliqués, attachés à leur race et qui ont la volonté de la faire avancer», poursuit-il. Et même si ces deux dernières années, les occasions de partager leur passion, de communiquer sur leur race, ont été plus rares en raison de l’annulation des concours d’animaux, BGS Brune a profité d’autres canaux de communication notamment les réseaux sociaux et bientôt un site internet rénové… et un nouveau nom à l’échelle européenne, Brown Swiss. Si la race Brune se porte bien en France, elle s’exporte bien aussi ! En 5 ans, la race affiche une belle progression en export de semences, le résultat de l’investissement de BGS Brune dans l’accueil de délégations étrangères, du Mondial Brune en 2016 à Mende… «Notre défi est d’arriver à consolider cette belle progression en nous positionnant sur le marché mondial de semences en Brune, qui est très important», explique Olivier Bulot.

Gagner en attractivité

De bons résultats qui permettent à BGS Brune d’avancer sur plusieurs projets pour gagner en compétitivité et en attractivité : la révision de l’ISU notamment qui devrait être diffusé à partir du mois d’août. En changeant son mode d’indexation, la race Brune peut intégrer de nouveaux indices comme la vitesse de traite, la musculature, la facilité de naissance… Parallèlement une nouvelle méthodologie va se mettre en place pour calculer les index. Autant de chantiers sur la table qui doivent permettre d’accroître la notoriété de la race Brune auprès des éleveurs laitiers de France et d’ailleurs.

Ce n’est pas par hasard que BGS Brune a choisi l’Aveyron pour présenter ses travaux et projets en cours. «La Brune est implantée depuis longtemps sur le sud du Massif central qui compte un bon noyau d’élevages aux performances connues et reconnues», atteste Olivier Bulot. Il s’agit d’ailleurs du deuxième noyau de la race Brune en France, derrière la Côte d’Or. «Il y a un bon vivier et surtout une bonne dynamique de la part des éleveurs qui s’impliquent dans le développement de la race Brune», poursuit le directeur de BGS. D’ailleurs, les chiffres attestent de la contribution importante des éleveurs du sud du Massif central au schéma de sélection. «La région est toujours intégrée dans nos travaux pour sa spécificité d’élevages à l’herbe, en altitude», confirme Olivier Bulot. Ils sont aussi des fournisseurs de reproducteurs mâles et femelles «qui comptent» pour l’organisme et entreprise de sélection. «Dans le Massif central, les vaches Brunes font la preuve de leur robustesse, de leur capacité à s’adapter à des systèmes d’élevage très variés, à être capables de produire, de façon régulière et dans la longévité», ajoute-t-il.

«Clairement la race Brune a beaucoup d’arguments pour répondre aux attentes des éleveurs, notamment dans la valorisation des fourrages grossiers, dans la qualité du lait fromageable… Elle dispose d’une belle image qui peut être un très bon support de communication, notamment pour les élevages en transformation… A nous de le faire savoir», conclut Olivier Bulot.

Rendez-vous régional aux Journées laitières

Les éleveurs de vaches Brunes du sud du Massif central et de l’Aveyron en particulier, auront à cœur, alors que les concours reprennent, de faire une nouvelle démonstration des qualités de leur race. A l’occasion des Journées laitières, samedi 30 avril et dimanche 1er mai, à Baraqueville, une quarantaine de vaches adultes (et 10 génisses) issues des départements de l’Aveyron, du Cantal, de la Lozère, du Puy de Dôme, de Haute-Garonne et de l’Ariège, seront en concours régional.
Le Sommet de l’élevage sera aussi un grand rendez-vous pour la race Brune, début octobre avec comme à l’accoutumée un concours couplé à une vente aux enchères de reproducteurs pilotée par la Fédération Opti’Brune… De quoi bien préparer le National de la Brune qui se déroulera au Sommet de l’élevage en 2023 !

Eva DZ

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