Mot-clé : Vins

Par Agra

UE/Inde : conclusion des négociations commerciales, baisse des droits pour le vin

Comme prévu, l’UE et l’Inde ont annoncé, le 27 janvier, la conclusion des négociations concernant leur accord de libre-échange, « le plus important de ce type jamais conclu par l’une ou l’autre des parties », indique Bruxelles. Cette possibilité a été facilitée par l’exclusion des principaux produits agricoles sensibles, point d’achoppement des discussions jusqu’à présent. L’UE va donc maintenir ses droits de douane actuels sur le bœuf, le sucre, le riz, la volaille, le lait en poudre, le miel, les bananes, le blé tendre, l’ail et l’éthanol. Et elle devrait ouvrir des « contingents calibrés » pour les importations de viande ovine et caprine, de maïs doux, de raisins, de concombres, d’oignons séchés, de rhum à base de mélasse et d’amidons. En échange, Bruxelles obtient une réduction des tarifs douaniers sur plusieurs produits dont les boissons alcoolisées, un de ses intérêts offensifs majeurs dans les pourparlers. Dans le détail, les droits de douane indiens sur le vin, marché réputé fermé, vont passer de 150% à 75% à l’entrée en vigueur, puis à 20 % (segment haut de gamme, plus de 10 €) et 30 % (moyenne gamme, entre 2,50 € et 10 €) après 7 ans. Les droits de douane sur l’huile d’olive passeront de 45 % à 0 % sur cinq ans. En outre, les droits de douane indiens sur la viande ovine passeront de 33 % à 0 % alors que ceux pour les saucisses seront abaissés à 50 % (contre plus de 110 % actuellement). Enfin, comme pour l’accord avec le Mercosur, le texte prévoit la mise en place d’un mécanisme de sauvegarde bilatéral en cas perturbation du marché. Il va, à présent, suivre la procédure classique de conclusion des accords commerciaux de l’UE.

L’accord commercial conclu entre l’Union européenne et l’Inde est «une avancée significative et équilibrée» pour le commerce agroalimentaire, a salué le 27 janvier le Copa-Cogeca. Ce traité «renforce l’accès à un marché clé, tout en reconnaissant clairement le besoin de protection des secteurs les plus sensibles de l’agriculture européenne et de son modèle de production», souligne le comité. En réduisant de manière substantielle ou en éliminant des droits de douane jusqu’ici prohibitifs sur certains produits – aliments transformés, huile d’olive, jus de fruits, vins et spiritueux – il crée des opportunités d’exportation significatives».« L’exclusion des produits les plus sensibles de cette libéralisation (tarifaire), dont le bœuf, le sucre, le riz, la volaille et le miel, reflète une approche pragmatique et responsable». À l’inverse les vins et spiritueux européens verront, sur sept ans, les droits indiens passer de 150% à 20% pour les vins de plus de 10 euros la bouteille (et 30% pour les moins chers), de 150% à 40% pour les spiritueux et la bière de 110% à 50%. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) a salué «une avancée considérable», au moment où le secteur affronte des droits accrus aux États-Unis, son principal marché à l’export, et peine en Chine.


Par Agra

Taxes américaines : Trump menace Paris d’un droit de 200 % sur les vins et champagnes

Donald Trump poursuit son harcèlement commercial à l’égard de ses alliés européens réfractaires à ses plans en matière de politique étrangère. Après la promesse d’une surtaxe de 10% au 1er février pour huit pays européens, le président américain a, le 19 janvier, menacé la France de droits de douane supplémentaires de 200% sur ses vins et champagnes exportés aux Etats-Unis. Cette prise de position est la conséquence du refus du Président Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix » pour Gaza. « Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il ainsi déclaré à des journalistes en Floride. « Nous ne pouvons pas rester sans réaction » au niveau français, mais aussi européen, a affirmé, dès le 20 janvier sur le plateau de TF1, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, face à « une menace inadmissible, d’une brutalité inouïe ». De son côté, la fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) prend acte de la déclaration américaine et se tourne à présent vers Bruxelles. « Le sujet doit être traité au niveau européen, de manière unie et coordonnée, et porté d’une seule voix », indique-t-elle dans un communiqué du 20 janvier.


Par Agra

Vin : la Commission européenne publiera son paquet de mesures le 28 mars

Initialement prévu pour le début du mois d’avril, le paquet de mesures de la Commission européenne pour le secteur vitivinicole sera finalement dévoilé le 28 mars. Cette date a été confirmée par le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE, le 24 mars à Bruxelles. « Comme promis, on a travaillé rapidement pour proposer des mesures permettant de soutenir le secteur et d’aider les producteurs à gérer leur production de manière plus efficace et plus flexible », s’est félicité le Luxembourgeois en conférence de presse. Et d’ajouter : « Le secteur vitivinicole doit s’adapter à une réalité changeante de plus en plus complexe et saisir les occasions qui se présentent à lui ». Selon un premier projet de texte, en circulation début mars et obtenu par Agra Presse, la Commission européenne devrait reprendre les principales recommandations du groupe à haut niveau sur le vin, qui a rendu ses conclusions en décembre.


Par Eva DZ

Viticulture : l’Occitanie débloque une enveloppe de 5 M€ dédiée à la filière

Réunie en assemblée plénière le 11 juillet sous la présidence de Carole Delga, la région Occitanie a adopté «l’acte I» d’un nouveau contrat de filière «pour une viticulture compétitive, rémunératrice et résiliente à horizon 2035». Associant l’ensemble des professionnels de la viticulture, ce nouveau contrat de filière comprend notamment l’affectation d’une enveloppe régionale complémentaire de 5 millions d’euros (M€). En outre, il prévoit le lancement d’un nouveau dispositif visant à «identifier et accompagner des territoires viticoles pilotes désireux de s’engager dans une stratégie d’adaptation au changement climatique et de résilience économique», souligne la région dans un communiqué.

Dans ce cadre, cinq projets pilotes seront sélectionnés et accompagnés financièrement, avec une aide régionale allant jusqu’à 100 000 € pour chaque territoire. Amorcée début 2023, cette réflexion menée sous la coordination de la chambre régionale d’agriculture vise à «l’adaptation [des] vignobles face au changement climatique, aux mutations des marchés et de la consommation», précise Carole Delga. Alors que ce travail collectif doit se poursuivre, quinze nouvelles actions seront soumises au vote des élus régionaux lors de la présentation de l’«acte II» en décembre.


Par Eva DZ

Fruits/légumes/vins/fromages : Strasbourg adopte la législation sur les emballages

A l’occasion de la dernière session plénière de la législature, les eurodéputés ont largement adopté (par 476 voix contre 129 et 24 abstentions) le compromis politique relatif au projet de règlement sur les emballages et les déchets d’emballages. Au niveau agroalimentaire, ce texte prévoit ainsi l’interdiction des plastiques à usage unique pour les fruits et légumes frais non transformés à compter du 1er janvier 2030, l’usage du papier restant cependant autorisé. Les colégislateurs se sont également accordés sur l’interdiction dès 2026 de l’ajout intentionnel de polyfluoroalkylés (PFAS) dans les emballages alimentaires.

Autre sujet de préoccupation : des objectifs contraignants pour 2030 et indicatifs pour 2040 en matière de réutilisation et de recharge ont été fixés pour le secteur des boissons. Toutefois, les vins et vins aromatisés, le lait et les boissons hautement périssables ne sont pas concernés. Enfin, l’exclusion des emballages légers en bois, en cire et en liège est confirmée. Le Conseil de l’UE doit maintenant formellement entériner le texte pour qu’il soit publié au Journal officiel et qu’il puisse ainsi entrer en vigueur.


National | Par Didier Bouville

Conflit UE/USA : les vins et spiritueux encore taxés

Le conflit commencé il y a plus de seize ans entre les États-Unis et l’Europe sur le dossier Boeing/Airbus n’en finit pas. En effet, les États-Unis ont annoncé le 30 décembre une hausse de 25 % des droits de douane supplémentaires sur des produits agricoles et agroalimentaires européens, notamment les nouveaux vins non pétillants ainsi que les eaux de vie à base de raisin et cognac (photo DR).Washington explique cette…


National | Par Didier Bouville

La production viticole en forte hausse

Agreste a publié ses estimations pour la production viticole de 2018. La récolte s’affiche nettement supérieure à celle de 2017, puisqu’elle s’établirait à 46,1 millions d’hectolitres, soit 25 % de plus que l’an passé. La production serait aussi 5 % au-dessus de la moyenne quinquennale.Dans le détail, la récolte viticole des vins AOP progresserait de 26 %, celle de vins pour eaux-de-vie de 27 %, celle des vins IGP de…


National | Par Didier Bouville

Sommet UE/Japon : une signature d’un accord de libre échange

Lors du 25ème sommet entre l’Union Européenne (UE) et le Japon, les représentants de l’UE et du Japon ont signé un nouvel accord économique de libre-échange.Le « Jefta », pour « Japan-UE free trade agreement », que la Commission Européenne qualifie «d’historique», crée une zone de libre-échange qui englobera plus de 600 millions de personnes et près d’un tiers du PNB mondial.« En supprimant des milliards d'euros de droits de…


Aveyron | Par Eva DZ

Terra Vino : vins, fromages et viandes de qualité à l’honneur à Rodez ce samedi 27 mai

Pour la deuxième édition de Terra Vino, les filières viandes et fromages sous signes officiels de qualité de l’Aveyron ont rejoint les appellations viticoles (AOP Marcillac, Estaing, Entraygues-Le Fel, Côtes de Millau et IGP Vins de l’Aveyron). Elles seront à l’honneur en plein coeur de Rodez samedi 27 mai autour d’un petit-déjeuner gourmand dès 8h (11 euros sans réservation), d’animations folkloriques et d’intronisations dans les confréries. Et feront profiter à…


Par Didier Bouville

Aveyron : du stress estival mais des vendanges réussies !

L’arrière-saison a sauvé la récolte 2014 des quatre vignobles AOP aveyronnais (Estaing, Le Fel-Entraygues, Marcillac, Côtes de Millau), après une météo estivale catastrophique pour les vignes. Le millésime sera joli cette année avec des vins frais et fruités. Et des volumes au rendez-vous pour reconstituer les stocks avec l'appui des mois de septembre et d'octobre ensoleillés. Les commentaires d'Eric Portalier, co-président de l’Appellation Côtes de Millau et de Kasper Ibfelt,…