Mot-clé : Vin

Par Agra

Vin : la vigne résiste à la vague de chaleur mais file vers des vendanges précoces

La vague de chaleur installée sur la France en cette fin mai ne présente pas de risque pour la vigne à ce stade, mais elle intervient dans une année de floraison très avancée qui annonce de nouveau des vendanges précoces, a indiqué à l’AFP Bernard Farges, président du Cniv (interprofessions). Ces fortes températures ne présentent pas de risque pour le raisin, encore au stade de mini grappes, voire « a des effets positifs sur l’état sanitaire », d’après lui. Les nuits restent fraîches et il a aussi plu ces dernières semaines. En revanche, l’épisode intervient dans une année où le cycle de la vigne « est déjà précoce dans tous les vignobles, avec des [signalements] d’avance de floraisons et de débourrements… Ce qui va nous conduire à des vendanges encore plus précoces que ce qu’on a connu ces dernières années », ajoute M. Farges. « On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits. » Une récolte avancée se profile donc, avec « toutes les difficultés de recrutement » que cela implique, mais aussi une veille particulière à exercer sur les salariés comme sur le raisin quand s’installent les fortes températures aoûtiennes.


Par Actuagri

Les exportations de vin français en fort recul en 2025

Après un léger rebond lors de la précédente campagne, les exportations de vins français (hors spiritueux) ont accusé un net repli entre août et décembre 2025 : – 4 % en volume et – 10 % en valeur par rapport à la même période de 2024, selon une note de conjoncture d’Agreste. Toutes les catégories de vins sont concernées, en particulier les AOP (- 9 % en volume et – 13 % en valeur). Seuls les vins sans IG sans cépage font exception, avec une hausse de 15 % des exportations en volume et de 2 % en valeur. Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026 (août à décembre 2025), les ventes de vins français d’appellation reculent nettement en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, premier marché d’exportation pour ces vins (- 29 % en volume et – 46 % en valeur). Les ventes reculent également vers le Canada (de 9 % en volume et de 6 % en valeur) et vers la Chine (- 17 % en volume et – 13 % en valeur). Les exportations de Champagne atteignent de leur côté leur plus bas niveau depuis 12 ans avec -2 % en volume et 8 % en valeur sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026.


Par Agra

Vin : les IGP se dotent d’un socle commun pour améliorer leur durabilité

Les vins IGP se dotent d’un socle commun pour «structurer et valoriser leurs démarches de durabilité», a indiqué le 18 mars leur confédération. Ce nouveau dispositif a été adopté la veille par le comité national des vins IGP de l’Inao, d’après le communiqué.

Le 16 septembre, l’Inao avait publié un guide pour accompagner les organismes de gestion et de défense (ODG) dans «l’élaboration d’une démarche de durabilité appelée par les changements économique, social, et environnemental». Mais certains d’entre eux ont eu des difficultés à se l’approprier, relate la Confédération des vins IGP.

Le socle commun, travaillé avec l’IFV (institut technique), se veut «plus concret, plus lisible et plus simple à mettre en œuvre». Il repose d’abord sur un bilan d’évaluation, à travers 26 mesures, permettant «d’identifier et de valoriser les actions déjà engagées». A partir de ce diagnostic, les ODG pourront «définir une stratégie d’évolution et de renforcement de leurs engagements en matière de durabilité».

En 2024, les ODG avaient été invités par l’Inao à mettre en commun et parfaire leurs réflexions sur les enjeux de durabilité, dans l’objectif de renforcer la capacité des Siqo à répondre aux «défis contemporains : volatilité des marchés économiques, dérèglement climatique, attentes sociétales des consommateurs…», selon l’institut.

Source Agra


Par Agra

Vin : au Wine Paris, Macron promet de défendre l’exportation

Défendre le vin français en France et à l’international : Emmanuel Macron a marqué son soutien à cet «art de vivre à la française» bousculé par la guerre des droits de douane en inaugurant le 9 février Wine Paris, salon international de référence de la filière. «La clé, c’est de défendre d’abord la consommation avec modération (…) En même temps, on défend le vin français comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie, sa consommation et l’export», a lancé le chef de l’État. «La France, c’est le pays du vin. (…) il faut être fier de ce qu’on est». Les alcools européens souffrent de la hausse des droits de douane décidée en 2025 aux États-Unis. Le secteur, confronté au changement climatique, doit aussi faire face à de nouveaux modes de consommation (moins d’alcool, plus de vins frais, etc.). «Un des points clés, c’est de bien exporter en Europe, de le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives et puis d’aller conquérir de nouveaux marchés», a insisté le président, citant l’Inde, le Canada ou le Brésil.

Source Agra


Par Agra

Crise viticole : dans le Bordelais, olives et asperges en tête des reconversions

Dans le cadre du plan d’arrachage des vignes mis en place pour lutter contre la crise viticole, la région Nouvelle-Aquitaine a « accompagné 45 projets de réorientation » (pour 1,4 M€ d’aides), annonce-t-elle dans un communiqué du 22 décembre. La «grande majorité» de ces projets porte sur les productions végétales, avec 14 projets d’implantation d’oliviers, dix en asperges, ainsi que 15 projets de production de fruits (kiwis, noisettes, fraises, agrumes, prunes) et de luzerne. Six projets portent sur les productions animales (bovins viande, poules pondeuses).

A travers ce guichet ouvert jusqu’au 31 décembre, l’exécutif régional finance les «investissements d’implantation de cultures pérennes», plusieurs types de matériel (abris froids, récupération d’eau, bâtiments d’élevage, etc.), ainsi que les «investissements liés à la transformation et commercialisation». Pour rappel, ce dispositif intervient en complément de l’État et du CIVB (interprofession), qui «ont financé l’arrachage de 18 000 ha de vignes dans le bordelais à des fins de renaturation ou de diversification». Au niveau national, près de 27 000 ha ont déjà été arrachés et un second plan a été annoncé le 24 novembre, pour 130 M€ (dont 70 M€ en 2026).

Source Agra


Par Agra

Vin : en Occitanie, région et chambre alertent sur des arrachages trop élevés (presse)

La région Occitanie et la chambre régionale d’agriculture alertent, le 8 décembre dans le journal Les Echos (article payant), sur le risque d’arrachages trop conséquents au sein de leur vignoble. « Il n’est pas question que le Languedoc-Roussillon soit une variable d’ajustement, avec trop d’arrachage de vignes », déclare le vice-président de la région Jean-Louis Cazaubon. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, le 24 novembre, 130 M€ pour un nouveau plan national d’arrachage. « Il y a déjà eu beaucoup d’arrachage en Languedoc-Roussillon, du fait de la pyramide des âges des exploitants et de nombreuses situations de détresse. Mais si 15 000 ha sont encore arrachés, les autres régions vont garder leur potentiel de production, et nous pourrions manquer de vin à terme », anticipe Jean-Louis Cazaubon. « En Occitanie, beaucoup veulent arrêter, notamment ceux qui exploitent les parcelles qui souffrent le plus de l’impact du réchauffement climatique », signale aux Echos le président de la chambre régionale d’agriculture Denis Carretier. L’élu propose de limiter à un tiers de l’arrachage national pour le Languedoc-Roussillon, soit 10 000 ha. Pour y parvenir, « des critères doivent être fixés par FranceAgriMer. Il doit cibler davantage les vins rouges, en surstock, que les blancs et les rosés. Et il faut éviter d’arracher dans les zones irrigables », précise-t-il.


Par Agra

Vin : le guide Michelin lance les « grappes », une nouvelle distinction

Après les étoiles pour les restaurants et les clefs pour les hôtels, le guide Michelin étend son influence au monde du vin avec le lancement des « grappes », une nouvelle distinction destinée aux domaines viticoles, a-t-il annoncé le 2 décembre. Trois niveaux sont définis : une grappe pour les producteurs de « grande qualité », deux grappes pour les domaines d’« excellence » et trois grappes pour les producteurs d’« exception ». Comme pour les restaurants et les hôtels, une mention « recommandé », pour des vignobles qui n’auraient pas atteint la grappe, complétera le dispositif. Pour établir cette hiérarchie, cinq critères seront évalués : la qualité de l’agronomie, reflet « du travail dans la vigne », la maîtrise technique en cave, l’identité du vin, mesurant son caractère « inimitable », son équilibre, « promesse d’harmonie », et enfin sa constance à travers plusieurs millésimes. Les visites et évaluations seront réalisées par une équipe d’experts salariés, pour garantir « l’indépendance ». « Il s’agit d’une approche qui ne se prétend pas exhaustive », a assuré le directeur Gwendal Poullennec. Les toutes premières grappes concerneront le Bordelais et la Bourgogne et seront dévoilées en 2026. Le guide prévoit ensuite d’étendre la sélection à d’autres régions viticoles de France et dans le monde dans les prochaines années.


Par Agra

Vin : la FNSEA déplore un calendrier des aides à l’arrachage « pas à la hauteur »

La FNSEA a jugé le 25 novembre que le calendrier des aides à l’arrachage de vignes n’était « pas à la hauteur de ce qui avait été demandé », après un échange avec Annie Genevard, présente à l’ouverture du salon Sitevi à Montpellier. « Le 130 M€ d’hier soir n’est plus à ce stade que 70 M en 2026 », a déploré auprès de l’AFP le président Arnaud Rousseau. « La ministre vient de préciser que ce ne serait que 70 M€ en 2026 », a-t-il déploré, précisant que le reste serait « étalonné en 2027. À 4 000 euros l’hectare arraché, ça ne fait qu’un peu moins de 20 000 hectares », loin de la première phase de 50 000 ha souhaités par la FNSEA. « Ça n’est pas ce que les viticulteurs avaient compris hier soir », d’après lui. « Nous ferons une première évaluation à 70 M€ pour un déploiement ensuite à la hauteur de ce que nous avons dit, a déclaré à la presse la ministre de l’Agriculture. Nous verrons bien ce que nous aurons consommé en 2026 », a-t-elle précisé, ajoutant qu’« il n’y avait absolument aucun doute sur la somme des 130 M€ sur laquelle le gouvernement s’est engagé ». « Nous, nous demandons que cet arrachage ne soit pas définitif, mais temporaire, a souligné Rémi Dumas, président JA de l’Hérault. Nous voulons des perspectives pour planter de la vigne qui s’adapterait aux consommateurs, tels que de nouveaux cépages par exemple ».


Par Agra

Vin bio : ventes en «hausse constante», malgré un décrochage en grande distribution

L’interprofession Sudvinbio a souligné le 18 novembre une croissance régulière des ventes de vin biologique, malgré leur décrochage en grande distribution. Elles atteignent 1,878 milliard d’euros en 2024, marquant une « hausse constante » (+7 % par rapport à 2023), a indiqué le président Julien Franclet en conférence de presse. L’évolution est la même en volume, à 2,856 Mhl (+7 %). En phase avec « une mutation de la consommation », le vin bio s’inscrit dans le « boire moins mais mieux », d’après lui. La plupart des circuits de distribution profitent de cette dynamique. Chez les cavistes, les ventes de vin bio affichent en valeur +13 % l’an dernier, en CHR (cafés, hôtels, restaurants) +12 %, à l’export +10 %, en vente directe +10 %, dans les magasins bio +2 %. Seule la grande distribution est dans le rouge, à -8 % (après -4,6 % en 2023). Une situation qui pénalise notamment les caves coopératives et le négoce, dont 22 % des volumes sont écoulés en GMS. Mais Sudvinbio veut « soutenir la consommation sur l’ensemble des circuits car les volumes de production excèdent encore la demande ». Entre 2010 et 2024, les surfaces de vignes bio ont été multipliées par sept (à environ 142 000 ha), rappelle l’interprofession, notant toutefois « une décélération des conversions » (22 702 ha en 2024 contre 39 475 ha en 2023).


Par Agra

Vin : la production mondiale se ressaisit en 2025, mais reste basse

La production mondiale de vin attendue en 2025 s’est « légèrement » redressée par rapport à 2024, année historiquement faible, mais reste basse et marquée par les aléas climatiques, selon l’OIV le 12 novembre. À 232 Mhl, elle affiche +3 % sur un an et -7 % comparée à la moyenne quinquennale. L’Europe se ressaisit, avec 140 Mhl prévus dans l’UE (+2 %), mais il s’agirait de sa deuxième vendange la plus faible depuis le début du siècle. De forts contrastes régionaux apparaissent. La France s’attend à 35,9 Mhl, un chiffre de 16 % inférieur à la moyenne 2020-24, sous l’effet de la chaleur, de la sécheresse et des mesures d’arrachage. Mêmes difficultés en Espagne, avec 29,4 Mhl attendus. L’Italie (47,4 Mhl), à nouveau premier producteur mondial, retrouve en revanche ses volumes historiques, quand des pays d’Europe du centre et de l’est dépassent leur moyenne (Hongrie, Roumanie, Autriche). Les Etats-Unis, quatrième producteur mondial, ne récupèrent que partiellement leurs volumes, à 21,7 Mhl, soit +3 % par rapport à la faible vendange de 2024. Quant à l’hémisphère sud, le bilan là aussi est mitigé, et globalement en deçà de la moyenne, avec une reprise « modeste » en Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil, compensant un recul marqué au Chili lié à des intempéries et un manque d’eau récurrent.