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Par Actuagri

Union européenne : des mesures de soutien pour compenser la hausse des prix des engrais

La Commission européenne a adopté, le 31 juillet, des mesures destinées à aider les agriculteurs confrontés à la forte hausse des prix des engrais et à soutenir la sécurité alimentaire de l’Europe. Ainsi, un nouveau dispositif de soutien de crise au titre du développement rural, destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles, pourra être cofinancé à hauteur de 65 % au maximum par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les États membres peuvent compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 %. Ce dispositif pourra mobiliser des fonds inutilisés « qui risqueraient autrement d’être perdus », précise la Commission. Par ailleurs, afin d’améliorer la trésorerie des exploitations, les États membres ont la possibilité de verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre. Enfin, les États membres disposeront d’une plus grande souplesse pour faire face aux conséquences de la hausse des prix des engrais, en adaptant les montants alloués aux paiements directs pour l’année civile 2027. Ces mesures complètent l’ensemble de mesures de soutien financier de 540 millions d’euros annoncé dans le plan d’action sur les engrais.


Par Agra

Pac : Bruxelles adopte une série d’ajustements face à la flambée des engrais

Face à l’envolée des prix des engrais provoquée par la guerre au Moyen-Orient, la Commission européenne a adopté, le 31 juillet, une série d’ajustements portant sur la Pac. Déjà approuvées par le Conseil de l’UE le 17 juin, puis par le Parlement européen le 7 juillet, ces mesures vont pouvoir devenir opérationnelles. D’après un communiqué du 31 juillet, ces trois « adaptations ciblées » de la Pac « permettront aux États membres d’apporter aux agriculteurs un soutien plus rapide et plus souple afin de faciliter leur accès aux engrais », explique l’exécutif européen.

Première mesure : la création d’un nouveau dispositif de liquidités « destiné à améliorer la trésorerie des exploitations agricoles ». Il sera cofinancé à 65 % par le Feader (deuxième pilier de la Pac), à partir de « fonds inutilisés qui risqueraient autrement d’être perdus ». Les États membres pourront « compléter ce financement par une contribution nationale pouvant atteindre 200 % ». La seconde mesure consiste à permettre aux États membres de « verser aux agriculteurs des avances sur les paiements directs avant le 16 octobre, selon un taux d’avance relevé ». Enfin, les États membres « disposeront d’une plus grande souplesse » pour adapter les montants des paiements directs « pour l’année civile 2027 ». Ce train de mesures vient compléter l’aide d’urgence de 540 M€ de la réserve agricole, « annoncé[e] dans le plan d’action sur les engrais et adopté[e] le 27 juillet ».


Par Agra

Loi d’urgence agricole : la FNSEA critique la tenue des débats en commission

Alors que la commission des affaires économiques a débuté depuis la veille l’examen du projet de loi d’urgence, adoptant certaines dispositions surprenantes (prix plancher, révision du calcul des tirs de loups), la FNSEA a critiqué, dans un communiqué paru le 5 mai, la tenue des discussions, appelant à «un débat parlementaire à la hauteur des enjeux». Outre le classement irrecevable d’amendements relatifs aux pesticides, et le rejets d’autre dispositions, le syndicat regrette de voir certains députés « ne pas siéger afin d’éviter d’avoir à se prononcer», ou organiser « à la demande des écologistes, la suppression du temps législatif programmé pour livrer ce texte à l’obstruction ». Pour la FNSEA, « tout est désormais réuni pour empêcher ce texte d’aboutir. » Le syndicat majoriaire appelle « les députés qui disent soutenir l’agriculture à être présents et à prendre part au débat » car «on ne peut pas défendre une cause et être absent quand il faut décider». La FNSEA demande aussi «un engagement plein et entier du gouvernement en faveur d’un texte ambitieux, fidèle aux attentes exprimées lors des mobilisations.»


Par Agra

Carburants : Lecornu envisage de nouvelles aides ciblées «en début de semaine prochaine»

Le Premier ministre a indiqué le 2 avril qu’il envisageait «en début de semaine prochaine» de nouvelles aides «ciblées» pour compenser la flambée des prix des carburants provoquée par la guerre au Moyen-Orient, sans préciser les secteurs économiques visés. «Je suis favorable à ce qu’il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine», a déclaré Sébastien Lecornu. Le locataire de Matignon n’a pas explicitement cité l’agriculture, mais a indiqué : «J’ai vu le président de la FNSEA, j’ai eu des contacts avec de nombreux syndicats agricoles depuis le début de la semaine».

Présente au congrès de la FNSEA le 2 avril, la ministre de l’agriculture n’a pas annoncé de nouvelle aide, malgré la pression mise par la profession. Le syndicat majoritaire menace de nouvelles mobilisations si aucune mesure forte n’est prise «dans les prochains jours». Son président Arnaud Rousseau demande «une remise de 30 centimes du litre de GNR» (gazole non routier), estimant insuffisante la suppression des droits d’accise annoncée pour le mois d’avril, correspondant selon lui à «environ 4 centimes par litre».

Source Agra


Par Agra

Climat : les experts de la Commission européenne critiquent les aides directes, notamment à l’élevage

Le Conseil scientifique consultatif européen sur le changement climatique estime, dans un nouveau rapport publié le 11 mars, que les progrès actuels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole ne sont pas «à la hauteur du rythme d’aggravation des risques climatiques». Cette instance de conseil à la Commission européenne juge que les «politiques publiques existantes, la PAC en premier chef, sont insuffisantes». Et de prévenir que «des améliorations marginales au moyen de technologies et de pratiques agricoles ne suffiront pas à elles seules». Ces experts suggèrent donc de supprimer progressivement les paiements qui incitent aux pratiques les plus émettrices de gaz à effet de serre, en particulier les aides couplées à l’élevage.

Ils critiquent également les aides à l’hectare qui «incitent à l’intensification de la production agricole au détriment d’autres utilisations des terres». Autre proposition : «Introduire un mécanisme spécifique de tarification des gaz à effet de serre dans le système agroalimentaire, tout en réaffectant les recettes afin de soutenir les agriculteurs et de récompenser les absorptions de carbone». Enfin, ils recommandent l’adoption de régimes alimentaires conformes aux recommandations nutritionnelles, notamment à base de végétaux.

Source Agra


Par Actuagri

DNC : la FNB veut éviter le «saupoudrage» des aides économiques

Alors qu’Annie Genevard a récemment annoncé une nouvelle enveloppe d’aides économiques de 11 M€ face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) mettent en garde le 21 janvier contre un risque de «saupoudrage». «Nous refusons un saupoudrage mal fagoté qui ne génèrera que des insatisfactions», prévient le syndicat dans un communiqué. Annoncée le 9 janvier, cette deuxième tranche de 11 M€ doit venir en aide aux éleveurs dont les animaux sont bloqués dans les zones réglementées ou vaccinales contre la DNC (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Sud-Ouest).

«Certains éleveurs ont pu vendre des animaux avant le blocage, nous avons demandé au ministère que les crédits soient fléchés vers ceux qui ont des animaux réellement bloqués», précise Patrick Bénézit, le président de la FNB, à Agra Presse. L’association spécialisée de la FNSEA estime les besoins à «environ 80 000 à 100 000 broutards de 4 à 16 mois». Depuis plusieurs mois, la FNB demande une «compensation de trois euros par jour par broutard» correspondant à l’alimentation des animaux. Pour rappel, le 16 décembre 2025, une première tranche de 11 M€ avait été annoncée par Sébastien Lecornu, visant les «petits» élevages les plus en difficulté.

Source Agra


Par Agra

PAC 2023-2027 : les gagnants et les perdants de la réforme

Dans un rapport paru le 22 octobre, le ministère de l’agriculture dresse un bilan de la première année de la programmation PAC 2023-2027, en calculant les évolutions des aides perçues par les exploitations françaises entre 2022 et 2023. Le paysage est relativement stable : 40% des exploitations ont un montant d’aide qui varie de moins de 5%, 27% voient leur aide baisser de plus de 5%.

Les plus gagnants, avec une hausse d’environ 1500 euros, sont les exploitations fruitières, grâce à l’assurance récolte. Viennent ensuite les exploitations de maraîchage-horticulture (hausse de toutes les aides hors paiement vert), bovins lait et bovins mixte (hausse de l’aide couplée, paiement de base, assurance), avec une hausse de l’ordre de 1100 euros. Les élevages de porcins et volailles et pour les exploitations de polyculture-polyélevage enregistrent un mieux de 200 euros. Deux filières sont perdantes : l’élevage bovin (-800 euros en moyenne par exploitation) et les grandes cultures (-300 euros). Les élevages bovins sont touchés, comme attendu, par la baisse des aides couplées bovines, mais aussi par celle de l’écorégime par rapport au paiement vert. Les exploitations grandes cultures perdent surtout à cause de l’écorégime, que ne compense pas la hausse des paiements de base, des aides couplées ou de l’assurance récolte.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : une cagnotte lancée pour soutenir la filière fromagère en Savoie

L’Association des fromages traditionnels des Alpes savoyardes (AFTAlp) indique le 31 juillet qu’elle a ouvert une cagnotte pour soutenir la filière secouée par une épidémie de Dermatose nodulaire contagieuse (DNC). «Ces dernières semaines, le monde agricole savoyard a été durement touché» par la maladie, explique la structure regroupant éleveurs, producteurs fermiers, fromagers et affineurs. «De nombreuses exploitations ont perdu une partie – parfois la totalité – de leur troupeau. Et avec elles, ce sont aussi des fromageries, des affineurs et toute une chaîne de savoir-faire qui vacille».

Plus de 28 000 euros ont été collectés en une semaine, l’opération restant ouverte jusque fin août. 50 % des dons serviront à l’accompagnement psychologique et administratif des agriculteurs. 25 % iront dans la reconstitution des troupeaux en visant «le maintien des races locales». 20 % seront mobilisés pour le maintien d’activité des fromageries. Enfin, 5 % de la collecte viseront à «préparer l’avenir» : «tirer les enseignements afin de comprendre collectivement ce qu’il s’est passé, comment mieux se préparer pour anticiper les (éventuelles) crises suivantes en mobilisant la communauté scientifique».

Source Agra


Aveyron | Par La rédaction

Aides à l’investissement : coup d’arrêt de la Région Occitanie !

Ils s’appellent Arnaud, Ludovic, Aurélien, Albin, Adeline… Autant d’agriculteurs dont les projets d’installation ou de modernisation se retrouvent aujourd’hui à l’arrêt sur le département de l’Aveyron. La raison : l'annulation de la possibilité pour les agriculteurs de déposer des demandes d'aides à l'investissement auprès du Conseil régional d'Occitanie. "Une situation insupportable !" que dénoncent JA Aveyron et la FDSEA. Le dispositif unique d’aide aux investissements dans les exploitations agricoles est…


National | Par La rédaction

Soutien aux trésoreries, FNSEA-JA restent pragmatiques

Lors d’un déplacement dans l’Aude, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a annoncé le lancement d’un dispositif exceptionnel de soutien à la trésorerie. «Des annonces bienvenues», ont souligné la FNSEA et Jeunes agriculteurs. © iStock-Filograph Deux types d’aide vont être mis en place sous forme de prêts, distribués par les banques qui souhaitent participer au dispositif. Une première aide concerne «les agriculteurs qui traversent des difficultés conjoncturelles, du fait d’aléas…