Mot-clé : Santé

Par Agra

Glyphosate : une influente étude en faveur de son inocuité retirée après des années d’alertes

Une influente étude affirmant que le glyphosate ne présente aucun risque grave pour la santé a été récemment retirée pour suspicion de conflits d’intérêts, 25 ans après cette publication qui a entre-temps guidé nombre de décisions politiques malgré des alertes quant à la probité de ses auteurs. Si des chercheurs ont salué cette rétractation, sa lenteur interroge quant à l’intégrité de la recherche menée autour de l’ingrédient clé du Roundup, herbicide le plus vendu dans le monde. Publié en 2000 dans le journal Regulatory Toxicology and Pharmacology, l’article désormais retiré figure parmi les plus cités sur le glyphosate, notamment par de nombreuses autorités gouvernementales qui en réglementent l’usage. Dans sa note de rétractation publiée la semaine dernière, le journal cite toute une série de lacunes « critiques » : omission d’inclure certaines études sur les dangers liés au cancer, non-divulgation de la participation de salariés de Monsanto à son écriture et non-divulgation d’avantages financiers perçus par les auteurs de la part de Monsanto. Elsevier, l’éditeur du journal, a assuré à l’AFP que la procédure de réexamen de l’étude a été entamée « dès que le rédacteur en chef actuel a pris connaissance des préoccupations concernant cet article, il y a quelques mois ». Dès 2002, une lettre signée par une vingtaine de chercheurs dénonçait déjà « des conflits d’intérêts, un manque de transparence et l’absence d’indépendance éditorial » au sein de la revue scientifique, en mentionnant Monsanto.


National | Par Actuagri

Santé animale : statu quo pour les antibiotiques

La consommation d’antibiotiques est restée conforme à l’objectif en 2024. Avec des bémols selon les espèces. © iStock-R_Tee L’Agence nationale de santé sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu public, le 18 novembre, son rapport annuel sur l’antibiorésistance en santé animale. Toutes espèces confondues, l’exposition aux antibiotiques mesurée par l’Animal Level of Exposure to Antimicrobials (ALEA)* diminue marginalement de 0,4 % entre 2023 et 2024 pour…


Aveyron | Par Eva DZ

Formation : Des veaux en pleine santé et des éleveurs plus sereins !

FODSA - GDS Aveyron, en partenariat avec l’IRVA et l’ADPSA, a initié l’hiver dernier une nouvelle formation complète autour de la santé des veaux. Cette formation de 2 jours est en effet complétée par un accompagnement individuel sous forme de visites chez chaque stagiaire. Une formule appréciée des participants, dont Emilien Bou, éleveur à Castanet. Il y a 2 ans, Emilien a rejoint son père dans le GAEC familial. Installé…


Par Agra

Vin : la baisse de consommation s’étend aux acheteurs de plus de 50 ans

En berne depuis plusieurs années, les ventes de vin en magasins voient leur baisse s’étendre aux Français de plus de 50 ans, selon un baromètre publié le 18 août par NielsenIQ. Elles affichent sur un an -7 % en unités de consommation (au 7 juillet) entre 2023 et 2025, avec cette année 43 % de bouteilles de rouge, 29 % de rosé et 28 % de blanc, indique le cabinet. « Depuis plusieurs années, la perte d’acheteurs est marquée, surtout chez les moins de 50 ans. Et même les plus de 50 ans réduisent leur consommation : les 50-64 ans sont passés de 25 unités/an en 2021 à 21 en 2025, et les plus de 65 ans de 32 à 29 unités », d’après une synthèse transmise à la presse. Ce décrochage des ventes de vin est plus ténu chez les moins de 35 ans (entre 9 et 10 unités/an depuis 2021), et les 35-49 ans (entre 13 et 14). L’évolution par couleur montre un rattrapage en 2025 pour le rosé, après une année 2024 perturbée par un été pluvieux. Sur les sept premières périodes mesurées par NielsenIQ, les ventes de vin rosé affichent +2,3 % en volume (-7,3 % en 2024), celles de blanc +0,1 % (inchangé). Le rouge accentue sa baisse, à -7,5 % (après -4,6 % l’an dernier). NielsenIQ souligne, côté rosé, « le fort dynamisme des appellations Méditerranée et Terres du Midi, avec une croissance de 10 % en unités par rapport à 2023 ».


Par Agra

Alcool : aux États-Unis, une majorité d’Américains le juge néfaste pour la santé

Les Américains boivent de moins en moins d’alcool et considèrent désormais pour une majorité d’entre eux que sa consommation, même modérée, est mauvaise pour la santé – ce qui constitue une première –, révèle un sondage. Ces chiffres, rapportés mi-août par l’institut de sondage Gallup, donnent à voir un changement d’attitude des Américains vis-à-vis des boissons alcoolisées, le nombre de consommateurs rapportés en 2025 étant historiquement bas. En 2025, 54 % des Américains interrogés disaient boire de l’alcool, que ce soit occasionnellement ou régulièrement. C’était 58 % en 1939 (début du suivi par Gallup) et au moins 60 % entre 1997 et 2023, souligne l’institut de sondage. Et ceux qui disaient boire buvaient moins, le nombre moyen de verres consommés au cours des sept jours précédant l’entretien étant de 2,8 verres, soit « le chiffre le plus bas enregistré par Gallup depuis 1996 ». Mais c’est surtout la perception des effets de l’alcool sur la santé, que l’institut a commencé à suivre à partir de 2001, qui a le plus évolué. Le nombre de personnes considérant comme mauvaise la consommation modérée (un ou deux verres par jour) est ainsi passé de 27 % au début des années 2000 à 53 % en 2025. Ce changement de perception survient alors que la sensibilisation aux risques liés à la consommation d’alcool, même faible, s’est intensifiée, note l’institut.


Par Agra

Bio/santé: le HCSP recommande d’embrasser la bio, avec un mix de conventionnel

Dans ses recommandations pour l’élaboration du 5e programme national nutrition santé (PNNS, 2025-2030), le Haut conseil de la santé publique (HCSP) fait plusieurs recommandations relatives à l’agriculture biologique. Tout d’abord, il recommande de continuer à promouvoir la consommation de cinq fruits et légumes par jour « en favorisant les produits de saison et bio pour leur teneur limitée en pesticides ». Dans le même temps, il appelle à diversifier le sourcing bio et conventionnel, par groupe alimentaire, « pour limiter l’exposition à un contaminant ». « Ainsi, par exemple, l’agriculture bio pourrait réduire la présence de cadmium (présent dans les engrais phosphatés, NDLR), mais pourrait augmenter celle du cuivre, substance très utilisée en agriculture bio », indique le rapport. Pour surmonter le frein économique à la consommation des produits bio, globalement vertueuse pour la santé des citoyens et l’environnement, le HSCP recommande « d’encadrer le taux de marge appliqué par la grande distribution sur les produits bio ». Il préconise aussi une « réallocation des soutiens publics » vers les acteurs de la bio (production, transformation, distribution, restauration) qui pour l’heure « bénéficient seulement de 6% des soutiens publics recensés ».


Par Agra

Pesticides : feu vert de l’Assemblée pour créer un registre national des cancers

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en première lecture, le 23 juin, la proposition de loi (PPL) créant un registre national des cancers, dans les mêmes termes qu’adoptée à l’unanimité au Sénat le 15 juin 2023. Selon l’article unique de la PPL, le registre national sera géré par l’Institut national du cancer (INCa) qui est chargé de collecter et traiter les données d’épidémiologie et de soins liée aux malades d’un cancer. Le but du registre est « d’améliorer la prévention, le dépistage et le diagnostic des cancers ainsi que la prise en charge des patients ». Cela permettra aussi de constituer « une base de données aux fins de recherche », que l’INCa mettra « à la disposition des organismes publics ou privés » de recherche et de l’Agence nationale de santé publique (Santé Publique France, NDLR). Un décret en Conseil d’Etat devra préciser « le rôle » des entités et organisations de recherche en cancérologie « labellisées » pour collecter des données, et « les modalités de leur appariement avec d’autres jeux de données santé ». A l’heure actuelle, seule 22% de la population française est couverte par un registre général départemental des cancers, selon la commission sénatoriale des affaires sociales.


Par Agra

Salariés et chaleur : les trois objectifs de la future étude de Santé Publique France

Santé publique France a apporté des précisions sur l’étude qu’elle a récemment lancée sur les accidents du travail en lien avec la chaleur dans le régime général et agricole. « Les impacts de la température sur la sinistralité au travail sont décrits dans la littérature internationale mais n’ont pas été étudiés à ce jour pour la France », explique l’organisme. L’étude se donne trois objectifs. Il s’agira en premier lieu de construire une base de données des accidents du travail inter-régimes. Elle devrait permettre aussi de construire une relation température-sinistralité au travail et estimer la relation entre le nombre d’accidents du travail toutes causes attribuables à la chaleur et au froid. Enfin il s’agira d’identifier « les perspectives possibles à partir des données pour caractériser les travailleurs les plus affectés par les températures extrêmes et selon les causes d’accidents du travail ». Un décret est paru le 1er juin, qui renforce la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur. Plusieurs décès lors des vendanges 2023 avaient engendré des travaux de réflexion sur l’aménagement du travail en cas de forte de chaleur.


Par Agra

Pesticides/santé : Albane, une enquête « d’ampleur » qui inclut les néonicotinoïdes

Santé Publique France et l’Anses ont lancé l’enquête nationale Albane le 10 juin, qui vise à dépeindre l’état de santé de la population française et son évolution dans le temps. C’est une enquête « innovante », car elle est « cyclique » et vise à être de long terme comme ce qui se fait en Amérique du nord, a exposé la directrice générale de Santé Publique France, Caroline Semaille, en conférence de presse. Le premier cycle qui vient d’être lancé durera deux ans, au cours desquels plus de 3 000 personnes « de 0 à 79 ans » tirées au sort participeront. L’enquête est aussi « d’ampleur inédite », car elle repose sur trois piliers : santé, alimentation/nutrition et surveillance des expositions aux substances chimiques. Dans ce volet biosurveillance, une quinzaine de familles de substances seront mesurées : les métaux dont le cadmium, les composés perfluorés (PFAS), les organochlorés qui sont interdits mais que l’on retrouve encore dans l’environnement, les pyréthrinoïdes qui ont remplacé ces derniers, les organophosphorés et le glyphosate. « On a une nouveauté dans Albane : ce sera l’analyse des néonicotinoïdes, de certains antifongiques comme le triazole et le folpel », a détaillé le chef de projet, Loïc Rambaud. Il est aussi prévu de faire un « suspect screening pesticides » pour vérifier dans les urines la présence éventuelle d’autres pesticides.


Par Agra

Score nutritionnel/environnemental : les consommateurs plus sensibles à la santé (étude)

Alors que le gouvernement prépare un affichage environnemental sur l’alimentation, des chercheurs de Paris-Saclay ont étudié les interactions entre différents types de notations, comme le montre un brief publié en avril. Par exemple, une enquête en ligne en 2021 portait sur une pizza (présentée comme fictive), avec trois scores testés : le Nutri-Score, un score écologique et un score global (qui synthétise les deux). Résultat : pour chaque score, « l’effet dominant vient de la réduction des intentions d’achat liée à la couleur orange » (lettres D ou E). Surtout, avec l’orange foncé, « le score nutritionnel entraîne des baisses des intentions d’achat plus importantes que celles liées au score écologique ou au global-score, montrant une plus forte sensibilité donnée à la dimension de santé par rapport à celle de l’environnement ». Quand on combine « deux scores de couleurs opposées », « l’impact négatif » de l’orange foncé sur les intentions d’achat « n’est pas compensé par l’impact positif de la couleur verte pour l’autre score ». Selon une autre étude (2025), en laboratoire, « lorsqu’un score est défavorable, le consentement à payer (CAP) des consommateurs diminue de manière significative, même si un autre score est favorable ». Par ailleurs, « un seul score favorable (vert) n’augmente pas significativement le CAP des consommateurs, mais l’apposition conjointe de deux scores favorables le fait ».