Mot-clé : Produits laitiers

National | Par La rédaction

Edito : Quand les producteurs paient la facture des guerres commerciales


Ludovic Blin - FNPL © DR Une fois de plus, ce sont les producteurs de lait qui prennent les coups. La décision de la Chine d’imposer jusqu’à 42 % de taxes sur les produits laitiers européens est un signal brutal, injuste et lourd de conséquences jusqu’à nos exploitations. Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes qui travaillent chaque jour pour produire une alimentation de qualité dans…


Par Agra

Lait : les labels peinent à convaincre les acheteurs de leur valeur ajoutée (sondage)

Moins d’un tiers des consommateurs (30 %) estiment qu’il est très important qu’un produit laitier porte un label (Siqo, bio, marques collectives, etc.), une mention ou un score lors d’un achat, selon l’étude Worldpanel de Numerator présentée par le Cniel (interprofession laitière) le 18 décembre. De même, ils restent peu enclins à payer davantage pour un produit alimentaire portant un label, une mention ou un score : en 2025, ils sont 35 % à être opposés à payer plus un produit porteur d’un label qu’ils connaissent, contre 36 % en 2023 et 26 % en 2020. Tous produits confondus, le label bio jouit d’une très forte notoriété, mais il est distancié en termes d’image en se classant 15e parmi 28 logos testés auprès des sondés. Pour les produits laitiers, les consommateurs sont bien plus partants pour des produits fabriqués en France ou porteurs du Nutri-Score, que pour ceux porteurs du logo AB (bio). Alors que près d’un consommateur français sur deux « ne croit pas au bio », la multiplication des logos, labels, marques collectives ou scores semble nuire à la lisibilité de l’offre en magasins. Une mention comme « zéro résidus de pesticides » est plus incitative à l’achat que le logo AB.


Par Agra

Lait : de 21,9 % à 42,7 % de taxes chinoises sur certains produits laitiers européens

La Chine a décidé d’appliquer à partir du 23 décembre des droits de douane provisoires sur certains produits laitiers européens, qui s’échelonneront de 21,9 % à 42,7 %. Ces droits ont été décidés dans le cadre d’une enquête antisubventions de Pékin qui doit se terminer le 21 février, date à laquelle cette mesure pourrait devenir définitive. Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus, ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un préjudice substantiel aux concurrents chinois. L’UE rejette les conclusions de cette enquête. « Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées », a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne. L’annonce de ces droits, faite le 22 décembre par le ministère du Commerce chinois, est une demi-surprise. Elle était redoutée par François-Xavier Huard, p.-d.g. de la Fnil (industriels) et vice-président du Cniel (interprofession), qui avait participé au voyage d’État du président Macron début décembre.

L’interprofession laitière française a réagi dès l’annonce de droits de douane chinois sur les produits laitiers européens. « Nous renouvelons notre confiance dans l’action des autorités françaises et européennes afin de parvenir à infléchir la position chinoise et ainsi à préserver des relations commerciales équilibrées », indique le Cniel, ne perdant pas espoir de voir les Chinois revenir sur leur position. Les droits de douanes de 21,9 % à 42,7 % à partir du 23 décembre sont provisoires, s’appliquant jusqu’au 21 février, date de la fin de l’enquête anti-subventions. Mais ils pourraient devenir définitifs après cette date. Ces nouveaux droits de douane viennent s’ajouter aux 15 % déjà appliqués par Pékin pour les produits laitiers européens. « Cette décision risque d’affecter l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, fragilisant durablement l’équilibre économique du secteur », souligne le Cniel. Pour rappel, 50 000 t de crème française sont exportées vers la Chine chaque année, sans doute réduites à néant après l’application de droits prohibitifs. L’annonce se fait dans un climat compliqué pour la filière qui voit plusieurs destinations d’exportation se restreindre, à l’image des États-Unis ou de l’Algérie.


Par Agra

Lait bio : la consommation de crème et d’ultra-frais bio repart à la hausse

Les ventes en volume de produits laitiers biologiques évoluent de façon contrastée en grandes surfaces, selon les dernières données disponibles de Circana, présentées par le Cniel (interprofession) le 18 décembre. « La consommation de produits laitiers bio semble avoir enfin atteint son plancher, et les signaux positifs se multiplient », explique Corentin Puvilland, économiste Cniel. « La stabilisation définitive se fait encore attendre dans trois catégories ». Lait liquide (-3,3 % en 2025 vs 2024), beurre (-5,1 %) et fromage (-3 %) sont toujours orientés à la baisse depuis le recul entamé début 2021, mais le rythme ralentit depuis 2024. La crème (+0,8 %) et l’ultra-frais (+2,5 %) sont en progression depuis 2025, après plusieurs années de baisse. Les hausses sont particulière fortes pour le mois de novembre, comparé à novembre 2024 : +2,5 % pour la crème et +5,3 % pour le beurre. Autre signe positif : la reprise des fabrications de produits laitiers qui sont en hausse de 6 % sur les six derniers mois de 2025 par rapport à 2024. Pour l’avenir, « les fabrications devraient continuer d’augmenter » pour faire face à une demande qui redémarre. Mais il y a un risque de manquer de lait bio à cause des cessations d’activité d’éleveurs qui atteignent un niveau record.


National | Par La rédaction

Défendre et promouvoir les productions laitières fermières dans toute la France

L’association nationale des producteurs laitiers fermiers a pour objectif de défendre et promouvoir les productions laitières fermières à travers toute la France. Elle a tenu son assemblée générale en Ille et Vilaine et Rémi Seguin, président de l’association des Vendeurs Directs de l’Aveyron-Producteurs Laitiers Fermiers y était présent. Les membres de l’association nationale des producteurs laitiers fermiers étaient réunis en assemblée générale, en Ille et Vilaine. «Par les fermiers, pour…


Par Agra

Lait : le Cniel avec Macron en Chine, face à un «risque réel de perte d’accès au marché»

Le Cniel (interprofession) fera partie de délégation accompagnant Emmanuel Macron lors de la visite d’Etat du 3 au 5 décembre en Chine. Elle comprendra notamment François-Xavier Huard, vice-président du Cniel et PDG de la Fnil (industriels). La filière est bien décidée à défendre ses intérêts et « compte sur l’engagement du président de la République pour parvenir dans les prochains jours à une issue favorable », selon un communiqué diffusé le 28 novembre. La filière est « confrontée à un risque réel de perte d’accès au marché chinois », ce qui se traduirait pour la France par un creusement de « l’écart de compétitivité avec des pays bénéficiant d’un accès à droit nul. » Les derniers chiffres attestent d’une dynamique négative, selon le Cniel : « sur les neuf premiers mois de l’année 2025, les exportations vers la Chine ont reculé de près de 11 %, et la part de marché française dans les importations chinoises est descendue sous les 5 %. La crème, principal débouché en volume et en valeur de la filière laitière française (44 000 tonnes sur 2021-2024 et 144 millions d’euros par an en moyenne sur la même période) enregistre, tout comme le beurre, une baisse marquée (-26% en volume). »


Par Agra

Produits laitiers : les ventes d’ultra-frais en hausse, hormis la crème fraîche

Le marché des produits laitiers ultra-frais en grandes surfaces confirme sa reprise depuis le début de l’année en France, selon Syndifrais (industriels des produits laitiers), qui cite les données de Circana. Les ventes de ces produits sont en hausse de 1,7 % en volume entre janvier et août 2025, hors crème fraîche, qui à l’inverse voit reculer ses volumes vendus de 1,3 %. « Les fortes chaleurs du début d’été semblent en avoir freiné la consommation », note Syndifrais. Selon le syndicat, le marché des produits laitiers frais en grande distribution représentait en 2024 un chiffre d’affaires de 6,05 Md€ (1,77 Mt). Les industriels déplorent les pénuries de fruits utilisés pour leurs recettes en raison de récoltes affectées par les aléas climatiques, en particulier les fraises de Pologne, les framboises de Serbie, les abricots d’Espagne, d’Italie, de Grèce et de Turquie, les griottes d’Europe de l’est et les cerises noires de Grèce, de Turquie et de Bulgarie. Ces pénuries ont pour conséquences « des prix en forte hausse pour la plupart des fruits majeurs utilisés dans les produits laitiers frais », ainsi qu’un « risque de rupture pour certains ingrédients, notamment les cerises ». Les industriels mettent aussi l’accent sur le prix du cacao, qui « se maintient à des niveaux très élevés, ce qui pèse sur les coûts de nombreux desserts lactés ».


Monde | Par Agra

Lait : les coopératives réfléchissent à une stratégie export

Les coopératives laitières veulent s’adapter à un contexte international chahuté, marqué par des crises économiques, politiques, sanitaires et environnementales difficiles à anticiper. Parmi les pistes : la diversification des marchés à l'export, la valorisation des savoir-faire et l’innovation pour élaborer des produits exclusifs. Alors que le renforcement des barrières douanières entre les États-Unis, la Chine et l’Europe risque d’amoindrir la capacité à exporter des opérateurs économiques, les coopératives laitières entendent…


Par Agra

Négociations commerciales : les industriels ont obtenu 1,5 % de hausse des prix

Les industriels de l’agroalimentaire ont obtenu 1,5 % de hausse moyenne des prix lors des négociations commerciales avec la grande distribution, alors qu’ils demandaient +5,7 %, a indiqué le 22 avril le médiateur des relations commerciales agricoles dans son bilan 2025. En dehors de la filière lait, les augmentations acceptées ont souvent été « inférieures au niveau de matière première agricole déclaré par les industriels », avec dans certains cas des « baisses de prix », note-t-il dans l’Observatoire de la négociation commerciale (ONC). Dans le détail, pour 2025, les industriels avaient demandé en moyenne 5,7 % de hausse, contre 4,5 % en 2024. Les plus fortes hausses demandées (jusqu’à 10 %) ont concerné les produits à base de café, de chocolat ou encore le jus d’orange, dont les cours mondiaux ont fortement augmenté. L’observatoire précise que la hausse demandée a été moindre sur les produits laitiers, le beurre ou la viande bovine. Les distributeurs n’ont répondu qu’en partie à ces demandes, en acceptant une hausse de 1,5 %, avec de grandes disparités selon les produits. Dans le secteur de l’épicerie salée, les industriels ont dû baisser leurs prix de 1,5 %. La grande distribution a accepté des hausses de 2 % sur les produits laitiers et de 4,5 % sur l’épicerie sucrée, avec une hausse plus prononcée pour les produits à base de café et de chocolat.


Par Elisa Llop

Lait : les produits d’entrée de gamme en première ligne en cas de taxes aux USA

Alors que le président Trump menace d’instaurer des taxes sur certains produits importés aux Etats-Unis à partir du 2 avril, l’industrie laitière française s’inquiète des répercussions à venir en cas de passage à l’acte. La France a exporté vers les USA pour 350 M€ de produits laitiers en 2024, un chiffre en hausse régulière, mais l’instauration de droits de douane de 25% (comme entre 1999 et 2001) pourrait enrayer cette trajectoire. « Les fromages d’entrée de gamme comme l’emmental, mais aussi l’ultra-frais, le beurre et la caséine pourraient être les plus touchés, prévient François Xavier Huard, président de la Fnil (industriels), tandis que les produits à haute valeur ajoutée, comme les AOP, s’adressant à des clients plus aisés, pourraient être moins concernés ». Selon lui, les marges de manœuvres sont limitées : trouver des marchés de report comme l’Amérique du Sud ou d’autres pays européens, mais il faut que les produits soient compétitifs, ce qui n’est pas toujours le cas, ou produire sur place, ce qui est réservé à peu d’opérateurs et possible seulement pour certains produits. La Fnil craint que plusieurs marchés se ferment à l’image de l’Algérie, et potentiellement des USA et de la Chine, ce qui entraînerait une réduction de la collecte pour les producteurs de lait.

Source: AGRA