Mot-clé : Prairies

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Sur l’Aubrac, des prairies scrutées de près

Mercredi 16 septembre, le Parc naturel régional de l’Aubrac a accueilli des représentants de l’Observatoire des prairies à Saint-Urcize. Ce projet de recherche global se penche sur le fonctionnement des prairies, un milieu naturel servant tout à la fois de réserve de biodiversité, à la production d’herbe pour l’élevage et en tant que levier d’adaptation au changement climatique.Regroupant des chercheurs d’horizons divers, tels que l’Inrae de Clermont-Ferrand, le Conservatoire botanique…


Aveyron | Par La rédaction

Concours des prairies d’estive de l’Aubrac : le GAEC des Bouysses, lauréat

En cette année internationale du pastoralisme, le Parc naturel régional de l’Aubrac a orienté son Concours des pratiques agro-écologiques vers les estives pour mettre en valeur ces prairies exceptionnelles. En juin, le jury présidé par le label de qualité Fleur d’Aubrac, a prospecté les parcelles candidates. Botanistes, spécialistes de la faune et agronomes, ont analysé les prairies en termes de biodiversité et de valeur nutritionnelle pour les vaches. Le 18…


Aveyron | Par Chambre d'agriculture de l'aveyron 

Sécheresse : prairies en difficulté, comment réagir ?

Les 10 et 15 septembre, deux demi-journées d’échanges ont été consacrées à l’état des prairies après les événements climatiques de l’été. Au total, plus de 40 éleveurs se sont réunis pour partager leurs observations de terrain, leurs expériences et leurs réflexions, mais aussi leurs interrogations face aux choix à venir. Sur le terrain, les situations sont contrastées et les décisions loin d’être évidentes. Certaines prairies ont fortement souffert du manque…


Par Agra

Sécheresse/prairies : au Space, Genevard défend l’assurance et l’indice satellitaire

Interrogée sur l’assurance des prairies lors de sa visite au Space de Rennes, le 15 septembre, la ministre de l’Agriculture a démenti tout « dysfonctionnement » du système satellitaire d’évaluation des pertes, tout en incitant les agriculteurs à s’assurer. Depuis la mise en place, en 2023, du nouveau système de gestion des risques, les représentants des éleveurs contestent régulièrement l’estimation des pertes des prairies réalisée par un satellite d’Airbus. Ces critiques ont pris une ampleur particulière avec la sécheresse historique de cet été, qui a provoqué un effondrement de la production fourragère. « Il est abusif de dire que [le satellite] ne fonctionne pas », a balayé Annie Genevard, précisant que seulement dix réclamations avaient été déposées en 2025. Avant de relativiser : « Pour autant, j’entends ce que me disent les éleveurs, et je pense qu’il faut fiabiliser l’indice prairies sur lequel se fondent les indemnisations ». La ministre a ajouté avoir demandé des « améliorations » au fournisseur de l’indice (Airbus), sans préciser lesquelles. Plus largement, « il faut impérativement que les agriculteurs français s’assurent », a martelé Annie Genevard. « Aujourd’hui, si les éleveurs avaient été assurés davantage, c’est plusieurs milliards d’indemnisations auxquelles ils auraient eu droit. »


Par Agra

Prairies/sécheresse : le déficit s’est aggravé en août dans toutes les régions selon Agreste

Avec une pousse cumulée inférieure, au 20 août, de 36 % à la moyenne 1989-2018, la situation des prairies permanentes françaises «continue de se dégrader», constate Agreste dans une note de conjoncture le 27 août. «L’herbe ne pousse plus depuis plus de deux mois en raison de l’absence durable de pluies et de températures très élevées», note le service statistique du ministère de l’agriculture. Résultat : «Toutes les régions sont déficitaires». La région Paca, qui était la seule non déficitaire au 20 juillet, recule désormais légèrement, à 91 % de la moyenne. Toutes les autres régions subissent des déficits supérieurs à 20 % par rapport à la moyenne de référence. Quatre régions essuient des pertes autour des 40 %, notamment dans le Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie) et l’est (Bourgogne-France-Comté, Grand Est). Les autres régions affichent des baisses autour de 30 % par rapport à la période 1989-2018.

Par ailleurs, le 27 août, la ministre de l’agriculture a indiqué que cinq régions présentaient «un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale». Il s’agit de la Bretagne, de l’Occitanie, des Pays de la Loire, du Centre-Val de Loire et d’Auvergne-Rhône-Alpes, a précisé son cabinet à la presse le lendemain.

Source Agra


Par Agra

Canicule : face aux prairies « grillées », les éleveurs de ruminants toujours sans réponse

Alertant, dans un communiqué du 4 août, sur une perte de production « historique » pour les prairies, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* dénoncent le « silence radio » du ministère de l’Agriculture sur leur demande – récurrente – d’organiser des expertises terrain des pertes de production d’herbe. « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l’herbe », rapportent les syndicats, ce qui a « amputé de façon exceptionnelle la pousse de juin et juillet », comme récemment constaté par Agreste (ministère). Et les AS d’appuyer : « Nombreux sont ceux qui ont attaqué les stocks d’hiver » de fourrages, et « les témoignages des éleveurs se multiplient pour signaler un phénomène historique ». Or, dans le cadre de l’assurance récolte, l’estimation de la pousse de l’herbe est basée sur une mesure par satellite, dont « les insuffisances et carences (…) sont pourtant amplement connues », rappellent les syndicats. Les quatre fédérations disent avoir été reçues au ministère le 22 juillet « sur ce sujet précisément », sans suite pour le moment. Craignant une aggravation de la décapitalisation en cours, les syndicats concluent en martelant qu’« il est crucial pour les éleveurs d’avoir de la visibilité sur les compensations ».
* FNB (bovins viande), FNPL (bovins lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


Par Agra

Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989 (Agreste)

« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018 », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note publiée le 29 avril. « Il s’agit du meilleur début de campagne depuis 1989 », selon ce premier bilan, arrêté au 20 avril, qui marque le lancement de la campagne de suivi des prairies pour 2026-2027. Cette pousse exceptionnelle est due « aux températures souvent supérieures à la normale et aux pluies relativement fréquentes des mois passés », explique Agreste. Résultat : « Alors qu’habituellement 20 % de la pousse annuelle est réalisée au 20 avril, cette proportion atteint déjà 31 % cette année ». Au niveau géographique, « la pousse de l’herbe des prairies permanentes est excédentaire sur l’ensemble du territoire », d’après le document. En tête, le nord-est, qui a « bénéficié de températures particulièrement clémentes » (rendement à 191 % de la moyenne en Grand Est, à 175 % en Bourgogne-Franche-Comté). À l’inverse, « l’excédent est un peu moins important dans les régions ayant souffert des inondations de l’hiver dans le quart sud-ouest et sur la façade Atlantique » (126 % en Nouvelle-Aquitaine, 135 % en Occitanie).


Par Agra

Prairies : la pousse démarre fort, mais l’humidité des sols complique la mise à l’herbe

Selon une note agro-climatique publiée le 19 mars par le RMT Horizons prairies*, l’hiver doux et arrosé a « favorisé une reprise précoce et dynamique de la croissance de l’herbe dès la fin février », mais « complique la mise à l’herbe » des animaux. Au niveau national, « malgré des stocks sur pied élevés et une pousse soutenue, la mise à l’herbe reste limitée par des conditions de portance insuffisante ». Les techniciens constatent que « les troupeaux laitiers ont commencé à sortir quelques heures depuis le début du mois ». En revanche, les bovins allaitants « restent majoritairement en bâtiment dans l’attente de meilleures conditions ». C’est surtout dans la moitié nord que les sols ne permettent pas toujours la mise à l’herbe (Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France). C’est aussi le cas en région Paca, où l’hiver très pluvieux a « fortement perturbé la conduite des élevages ». Dans une grande partie de l’Ouest et du Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, mais aussi Auvergne), c’est l’hétérogénéité qui domine ; les possibilités de pâturage dépendent du type de sol et de l’altitude. Selon la note, seuls quelques secteurs de l’est de la France connaissent les bonnes conditions pour pouvoir profiter pleinement du début de pousse dynamique (Savoies, Drôme, Isère, Bourgogne).
* Instituts techniques, chambres d’agriculture, Eliance


Aveyron | Par Eva DZ

Le Ségala face au changement climatique

Face aux défis climatiques, les acteurs du territoire du Ségala, l’EPAGE Viaur, l’EPAGE Aveyron Amont, Arbres Haies Paysages d’Aveyron, la Chambre d’agriculture de l’Aveyron et l’IRVA proposent aux éleveurs, à travers trois rencontres terrain, des solutions concrètes et éprouvées autour de la gestion de l’eau, de l’herbe et du bois. Premier rendez-vous mardi 10 mars autour de l’eau au pâturage. Exemple d’un bac à eau avec barrière (© Epage Viaur).…


Par Agra

Prairies/climat : le réchauffement pourrait diviser par deux les surfaces mondiales (étude)

D’ici 2100, le réchauffement climatique pourrait provoquer une « sévère contraction », jusqu’à 50 %, des surfaces adaptées au pâturage des ruminants (bovins, ovins, caprins) au niveau mondial, conclut une étude publiée le 9 février dans la revue PNAS (article payant). Selon l’intensité du dérèglement climatique, entre 36 et 50 % des surfaces aujourd’hui propices aux prairies deviendraient incultivables, « affectant plus de 100 millions d’éleveurs pastoraux et jusqu’à 1,6 milliard de ruminants », d’après un communiqué. Au cours de ces travaux, les chercheurs du PIK (Postdam Institute for Climate Impact Research) ont modélisé l’évolution de l’« espace climatique sûr », selon leurs mots : des zones propices à la pousse de l’herbe caractérisées par leur température (-3 à 29°C), leurs précipitations (entre 50 et 2 627 mm/an), leur humidité (de 39 à 67 %) et la vitesse du vent qui y souffle (entre 1 et 6 m/s). L’étude souligne aussi que « l’Afrique sera particulièrement vulnérable », avec une réduction des surfaces prairiales attendue entre 16 et 65 %. Un impact trop fort et trop rapide les moyens d’adaptation habituellement utilisés (changement d’espèce, migrations de cheptel).