Mot-clé : Prairies

Par Agra

Assurance des prairies : vers une baisse de couverture pour les non assurés (syndicat)

Dans un communiqué du 27 novembre, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) affirme que le gouvernement envisage de « réduire le taux de couverture [de l’assurance des prairies] pour les producteurs non-assurés ». Alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 est en cours d’examen au Parlement, le syndicat dénonce « de faux arguments budgétaires » à l’origine de cette décision. Une perspective d’autant plus inquiétante, aux yeux de la FNB, que « rien n’est réellement fait pour lancer une véritable amélioration de ce dispositif défaillant ». L’association spécialisée de la FNSEA estime que l’indice satellitaire utilisé dans le cadre de l’assurance des prairies n’a pas suffisamment pris en compte la sécheresse de l’été 2025. En revanche, l’indice aurait « surestimé » les pousses d’automne, très abondantes, mais « peu voire pas valorisables », selon la FNB. En conséquence, le système aurait dû « reconnaitre des pertes plus importantes et déclencher des indemnisations », ce qui « n’est majoritairement pas le cas ». Et le syndicat de conclure : « Il est essentiel que les recours soient activés dans les départements », alors que la loi Entraves, promulguée cet été, prévoit des procédures de recours pour les éleveurs.


Par Actuagri

Prairies : une meilleure pousse d’herbe en octobre

Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, a publié le 28 octobre les dernières estimations de la pousse d’herbe au cours du mois écoulé. Celle-ci « a retrouvé un rythme soutenu en fin de saison », indique la note. Cette croissance a permis de réduire le déficit de pousse de 23 % en août, à 18 % en septembre et à 12 % en octobre. Ce sont les pluies et des températures supérieures à la normale qui ont favorisé le renouvellement des prairies. Cependant, les résultats sont disparates selon les régions. Le déficit est nettement plus marqué à l’ouest d’une ligne allant de Foix à Charleville-Mézières. La pousse d’herbe est plus excédentaire à l’est de cette ligne. Les Hauts-de-France (indice 61), les Pays-de-la-Loire (71), la Normandie (73) et l’Ile-de-France (75) sont les régions les plus déficitaires. Seules quatre régions parviennent à tutoyer la moyenne : Bourgogne-Franche-Comté (98), Auvergne-Rhône-Alpes (96), Occitanie (94) et Bretagne (93).


Par Agra

Prairies : grâce aux pluies, l’herbe reprend sa pousse en septembre (Agreste)

Après avoir été stoppée par l’été chaud et sec, la pousse de l’herbe a connu un « redémarrage » en septembre grâce « au retour de température sans excès et surtout l’arrivée de pluies fréquentes », constate Agreste dans une note de conjoncture publiée le 26 septembre. C’est la première fois « depuis début mai » que la pousse est « excédentaire au niveau national », selon le service statistique du ministère de l’Agriculture. Bien que « plus tardive au nord de la Seine », l’amélioration « concerne tout le territoire ». Toutefois, en cumul depuis le début de la campagne, la pousse « reste déficitaire dans une majorité de régions » (environ les deux tiers). Au niveau national, les prairies affichent donc, au 20 septembre, un déficit de 18 % par rapport à la période 1989-2018, contre 23 % un mois plus tôt. Schématiquement, la France est coupée en deux par une ligne « reliant le Pays basque à l’Alsace ». Les régions fourragères situées au nord de celle-ci sont toujours en déficit, en particulier les Hauts-de France (58 % de la moyenne) et les Pays de la Loire (68 %). Celles du sud, au contraire, sont dans la normale ou en excédent : 91 % pour l’Occitanie, 89 % pour Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, ou encore 130 % pour la région Paca.


Par Agra

Prairies : sécheresse et chaleur freinent la pousse de l’herbe en août

Entre manque d’eau, fortes chaleurs et canicules, «en août 2025, l’herbe pousse au ralenti», résume Agreste dans une note de conjoncture parue le 29 août. Depuis le début de la campagne, la pousse cumulée «est désormais déficitaire de 23 % par rapport à la normale» (1989-2018), selon les simulations arrêtées au 20 août pour les «prairies temporaires et permanentes productives». D’après le service statistique du ministère de l’agriculture, après un printemps favorable, «la pousse est déficitaire de 60 % sur les trois derniers mois au niveau national». Or, les mois de juin, juillet et août «assurent normalement 41 % de la pousse annuelle».

Autre élément d’inquiétude : «La quasi-totalité du territoire est déficitaire depuis le début de la campagne», note Agreste, avec des reculs de rendement observés dans une large bande allant du Sud-Ouest au Nord-Est. Les régions les plus touchées ? Hauts-de-France, Pays de la Loire et Île-de-France, qui affichent des chutes de plus de 30 % par rapport à la moyenne ; suivies de Centre-Val de Loire, Grand Est, Normandie, Bourgogne-Franche-Comté et Bretagne, avec des baisses supérieures à 20 %. Seules la région Paca et l’extrémité occidentale du Finistère affichent des pousses excédentaires.

Source Agra


National | Par Agra

Loi Entraves : un compromis a été trouvé

Réunis en commission mixte paritaire (CMP) le 30 juin, les parlementaires ont trouvé un compromis sur la proposition de loi (PPL) Entraves des sénateurs Duplomb et Menonville. Une rédaction commune des rapporteurs a été adoptée pour chaque article. Et l'ensemble du texte a été adopté à 10 voix pour - RN, LR, centristes et macronistes - et 4 oppositions des socialistes et Insoumis. Un ultime vote sur cette rédaction commune…


Par Actuagri

Assurances climat : les éleveurs veulent un recours efficace

Les éleveurs réclament depuis des mois la possibilité de contester les évaluations réalisées dans le cadre des dégâts climatiques (inondations, sécheresse…) causées sur les prairies. Dans un communiqué commun, quatre syndicats d’éleveurs* reviennent à la charge en demandant de « mettre en place une procédure de recours terrain opérationnelle », car l’actuel « dispositif par satellite évaluant la situation par variation indicielle présente des lacunes et manquements », justifient-ils. Or ce sont ces évaluations par satellite qui permettent de déterminer le montant des indemnités qui leur sont versés. Or les éleveurs constatent de grands écarts entre la réalité du terrain et les relevés satellites qu’ils jugent « peu fiables ». Le 17 février dernier, ces mêmes organisations avaient écrit une lettre ouverte à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, sur ce sujet. Lors de son dernier congrès à La Rochelle, le président de la Fédération nationale bovine (FNB) avait demandé « la mise en place des fermes de référence » et des contrôles sur place, directement dans les exploitations. Les quatre organisations syndicales espèrent que les députés rectifieront le tour lors de l’examen de la proposition de loi Duplomb (entraves) le 26 mai à l’Assemblée nationale.

(*) FNB (bovins), FNEC (chèvres), FNO (ovins), FNPL (Lait)


National | Par La rédaction

Assurances prairies, ICPE… FNB et FNPL demandent à l’Etat d’agir !

La FNPL et la FNB appellent les éleveurs bovins à se mobiliser très activement dans tous les départements, dans le cadre du mot d’ordre d’action lancé par la FNSEA et JA pour débloquer des mesures en faveur de l'élevage. Concernant le secteur bovin, plusieurs sujets sont depuis un moment sur la table du gouvernement et de ses prédécesseurs, notamment dans le cadre du Plan élevage. Dans un communiqué commun, la…


Par Eva DZ

PAC/Prairies : Bruxelles approuve les souplesses demandées par Paris pour 2024

Dans une décision d’exécution du 21 octobre, la Commission européenne a approuvé la version révisée pour la campagne 2024 du PSN français (déclinaison nationale de la PAC). Paris demandait notamment un assouplissement de la BCAE 1 (maintien des prairies permanentes) : comme pressenti, le ratio de référence sera abaissé dans sept régions* afin de prendre en compte le recul du cheptel, ce qui doit leur permettre d’échapper aux régimes d’autorisation/interdiction des retournements de prairies.

En novembre 2023, quatre régions étaient passées en régime de restrictions, Bretagne, Grand-Est, Normandie et Pays de la Loire, avec une obligation de réimplantation dans ces deux dernières régions. Également validées : les deux dérogations demandées par la France concernant la gestion des prairies sensibles (BCAE 9). Elles ouvrent des possibilités de labourer certaines prairies pour lutter contre les campagnols et de convertir une part de prairies sensibles dans les exploitations majoritairement herbagères. Enfin, d’autres assouplissements demandés portaient sur l’obligation de jachère (BCAE 8), sur les définitions d’agriculteur actif et de nouvel agriculteur et sur les cahiers de charges de plusieurs MAEC.
* Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Hauts-de-France, Normandie, Pays de la Loire, Corse


Par La rédaction

Prairies : une pousse inégalée depuis 2007, supérieure de 28% à la moyenne (Agreste)

Au 20 octobre, la production des prairies permanentes françaises dépasse de 28% la pousse moyenne observée sur la période de référence (1989-2018), d’après la dernière note de conjoncture d’Agreste (ministère de l’Agriculture). À un mois de la fin de la campagne, «le niveau habituel de fin d’année est déjà dépassé de 24%», et la pousse de l’herbe atteint un niveau inégalé depuis 2007. «Les températures élevées et les sols humides permettent une pousse continue depuis le début de la campagne», explique Agreste. La production est «excédentaire sur l’ensemble du territoire à l’exception du Roussillon». L’excédent est supérieur à la moyenne de 20% dans deux tiers des régions fourragères. Dans 10% des prairies permanentes françaises – notamment en Bourgogne et Pays de la Loire –, la pousse est excédentaire de plus de 50%. Cependant, en raison de «l’humidité parfois excessive des sols» après de fortes pluies ou des inondations, «l’herbe n’a toutefois pas pu être entièrement valorisée du fait des difficultés d’accès aux prairies», souligne Agreste. À noter que, au 20 août, la pousse d’herbe cumulée des prairies permanentes françaises était «déjà supérieure de 2% à celle atteinte normalement sur une année entière», selon une précédente note du service du ministère de l’Agriculture.


Par Eva DZ

Assurance des prairies : Genevard ouvre la porte à un retour aux expertises de terrain

Le 3 octobre, la ministre de l’agriculture a dit «vouloir prendre le temps de réfléchir» à une réforme de l’assurance des prairies, n’excluant pas d’abandonner l’estimation des pertes par satellite pour «revenir à des analyses physiques». Une réponse à Patrick Bénézit, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui estimait quelques minutes auparavant que «le satellite ne voit ni les sécheresses, ni les inondations, ni la grêle». Depuis la réforme globale de la gestion des risques en agriculture en 2023, les pertes des prairies sont évaluées par un indice satellitaire. Un outil très critiqué par la FNB, qui milite pour un retour aux expertises de terrain, comme dans les autres productions. Par ailleurs, Annie Genevard a annoncé avoir «pris la décision de publier un nouvel appel d’offres, comme s’y était engagé mon prédécesseur», afin d’étendre le réseau de fermes de référence pour la mesure de la pousse de l’herbe. Enfin, la ministre a répondu à une autre demande la FNB : «Vous pouvez compter sur ma vigilance pour que les assureurs, en cours de campagne, transmettent aux éleveurs les données fournies par les analyses» satellitaires, a-t-elle déclaré.