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Par Agra

Négociations commerciales : à la clôture, Papin promet d’être «intransigeant»

Au lendemain de la fin des négociations commerciales, le 1er mars, le ministre du commerce Serge Papin a promis lundi 2 mars auprès de l’AFP d’être «intransigeant» et de «mener tous les contrôles» sur les contrats passés entre distributeurs et industriels. Si l’heure n’est pas au bilan chiffré sur les prix des produits qui se retrouveront dans les rayons des supermarchés, le ministre explique que, «a priori, les négociations vont déboucher sur une stabilité des prix» : on se dirige vers une augmentation de «0 à +1 %, ce qui correspond plus ou moins à l’inflation». Mais après trois mois d’âpres négociations, «ce qui est le plus important, c’est de mener tous les contrôles», martèle-t-il. «Nous serons intransigeants sur le respect de la loi, en particulier pour Egalim et la matière première agricole».

Ces discussions commerciales annuelles portent sur les tarifs et conditions auxquelles les grandes surfaces s’approvisionnent auprès des fabricants et sont souvent accusées de tirer la rémunération des agriculteurs vers le bas. Serge Papin rappelle qu’environ «1 400 contrôles ont été établis en 2025» et ajoute qu’il s’agit d’un «plancher», avec vraisemblablement plus de contrôles cette année.

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Par Agra

Négociations commerciales : près d’une coop sur deux a subi «pressions et menaces de déréférencement»

La Coopération agricole (LCA) a déploré le climat dans lequel se déroulent cette année les négociations commerciales industriels-distributeurs. «Près de la moitié des coopératives ont subi des pressions et des menaces de déréférencement pour se voir imposer des baisses de prix injustifiées, au mépris de la loi Egalim qui impose la non-négociabilité du prix des matières premières agricoles», expose-t-elle dans un communiqué diffusé le 17 février. L’organisation représentant les coopératives agricoles regrette que la charte d’engagements signée fin 2025 ne soit pas respectée. «Aujourd’hui, certains de ses principes sont mis à mal, dégradant le dialogue engagé et souhaité par les pouvoirs publics». Elle appelle à «appliquer la charte d’engagements dans l’esprit de coopération, instaurer un dialogue constructif avec tous les acteurs». Alors que les négociations commerciales doivent être terminées le 1er mars, Lactalis a fait état de déréférencements dans certaines enseignes françaises. Les relations fournisseurs-distributeurs se sont tendues ces derniers jours après les déclarations d’Annie Genevard (Agriculture) en soutien aux industriels, amenant les distributeurs à bouder le comité de suivi du 17 février.

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Par Agra

UE-Inde : vers une exclusion de l’agriculture des négociations commerciales

Point d’achoppement des pourparlers commerciaux, l’ensemble du secteur agricole devrait être exclu du futur accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde, a appris Agra Presse le 15 janvier de source européenne. Toutefois, ce retrait ne devrait pas concerner la filière des vins et spiritueux, pour laquelle Bruxelles négocie actuellement une baisse des droits de douane. Pour faciliter la négociation, dont l’agriculture est un point d’achoppement, le sucre et les produits laitiers avaient déjà été exclus, comme l’avait confirmé en septembre Christophe Kiener, négociateur en chef de la Commission européenne chargé des pourparlers avec l’Inde, devant les eurodéputés. De son côté, la filière bovine française espérait ce retrait en raison «de conditions de production indiennes, en matière de traçabilité, de contrôle sanitaire et de garanties d’équivalence de production [qui] ne permettront jamais d’assurer le niveau d’exigence légitimement attendu par les consommateurs européens».

Après l’accord finalisé avec les pays du Mercosur, la Commission européenne souhaite mettre le pied sur l’accélérateur en vue de conclure très prochainement ses discussions commerciales avec l’Inde. Cette finalisation pourrait être annoncée en marge du 16e sommet à haut niveau UE-Inde, qui se déroulera le 27 janvier à New Delhi.

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Par Agra

Négociations commerciales : Papin favorable à une priorité aux PME

Le nouveau ministre des Petites et moyennes entreprises et du Commerce Serge Papin a indiqué à RTL le 17 octobre qu’il souhaitait un traitement spécifique pour les petites et moyennes entreprises lors des négociations commerciales. «J’ai commencé à discuter avec mes collègues. Je voudrais que les PME passent en premier dans les négociations. Il faut raccourcir le processus avec elles, c’est trop long. Et il faut un dialogue permanent», a-t-il déclaré. Le nouveau ministre, et ancien patron du distributeur Système U, souhaite que les PME en passant en premier puissent avoir un accès privilégié aux rayons des grandes surfaces alors que la priorité est plus souvent donnée aux grandes marques bien connues des clients et qui servent de produits d’appel.

«Il faudrait que les produits des PME, de France, soient plus compétitifs», a-t-il aussi indiqué, en revisitant les péréquations de marges que réalisent les distributeurs entre les produits de PME et des grands industriels. Objectif : inverser la pratique habituelle consistant à davantage marger sur les produits des PME. En défendant le traitement différencié au profit des PME, Serge Papin appuie une revendication de longue date portée par la Feef, organisation représentant les PME fournisseurs des grandes surfaces.

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Par Agra

PAC : les négociations sur la simplification prennent du retard

La Présidence danoise du Conseil de l’UE espérait trouver un accord le 17 octobre lors d’un trilogue avec le Parlement européen sur le paquet de simplification de la PAC qui prévoit notamment un allégement de la conditionnalité pour les prairies permanentes (BCAE 1). Mais les positions des colégislateurs se sont avérées trop éloignées. En effet, le Parlement européen a adopté des dispositions allant bien au-delà de ce qu’a proposé initialement la Commission européenne se prononçant notamment pour la suppression des obligations des BCAE 5 (protection des sols contre l’érosion) et 9 (protection des prairies permanentes des zones Natura 2000). Des ajouts que le commissaire européen à l’agriculture, Christophe Hansen, avait qualifiés de «préoccupants».

Pour la présidence danoise – qui n’a pas de mandat sur ces points puisque les Etats membres n’en ont pas parlé -, les amendements du Parlement vont plus loin que la simplification et s’apparentent à une réforme de la PAC. Elle estime que ces discussions doivent donc avoir lieu dans le cadre de la réforme et pas dans celui de la simplification. Des consultations entre experts vont se tenir pour trouver une solution à ce différend avant que les négociations puissent reprendre. Les colégislateurs veulent toutefois boucler au plus vite afin que les amendements puissent être adoptés avant la fin de l’année pour entrer en vigueur dès 2026.

Source Agra


Par Agra

Lecornu sur la sellette, l’orientation des politiques agricoles dans le flou

À la surprise générale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis, le 6 octobre, la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, avant de lui demander, plus tard dans la journée « de mener, d’ici à mercredi soir, d’ultimes négociations, afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays ». Avant la démission de Sébastien Lecornu, Annie Genevard venait d’être reconduite dans ses fonctions de ministre de l’Agriculture, et Agnès Pannier-Runacher, de ministre de la Transition écologique. Ce scénario d’incertitude n’enchantera pas la FNSEA, qui espérait avoir un ministre de plein exercice dans les prochaines semaines pour négocier le budget de la Pac. Plusieurs chantiers sont désormais pendus à l’orientation du futur gouvernement. C’est le cas de la Pac, dont la négociation et l’application sont arbitrées par l’exécutif sans l’avis du Parlement. Il en est de même pour l’acétamipride, dont une éventuelle réautorisation ne peut passer, selon le député LR Julien Dive, que par un texte initié par le gouvernement (projet de loi). Certains plans ou schémas pluriannuels sont également attendus, dont l’orientation pourrait évoluer : la Snanc (nutrition climat), la PPE (énergie), la SNBC (bas carbone) ou encore les recommandations du CNRC (restauration collective). Avenir incertain aussi pour les exercices de concertation en cours ou à lancer : conférence de la souveraineté alimentaire, conférence de l’eau, synthèse des assises du sanitaire.


National | Par La rédaction

Lait : la discussion reprend à l’interprofession

Dans un contexte économique, politique et budgétaire français sous tension, à la veille du salon international de l’agriculture et après un mois et demi de blocage interprofessionnel, les travaux au sein du CNIEL entre les professionnels des collèges producteurs, entreprises et distribution, reprennent. Une décision prise à l’unanimité. Yohan Barbe, président du collège producteurs, Luc Verhaeghe, président du collège des industries laitières, François-Xavier Huard, président du collège des industries laitières…


Par Eva DZ

Négociations commerciales : la DGCCRF sanctionne une centrale d’achat de Carrefour

La DGCCRF (Fraudes) a annoncé le 22 novembre avoir infligé une amende de plus de 10 M€ à une centrale d’achat internationale de Carrefour pour «non-respect de la date butoir applicable à la signature des contrats avec ses fournisseurs établis en France». Dans le détail, c’est la société Eureca Mayoristas SL, établie en Espagne, qui a été sanctionnée. Selon les services de Bercy, cette filiale de Carrefour est «chargée de négocier avec les fournisseurs les conditions commerciales, notamment pour les produits vendus dans les magasins français de l’enseigne». Dans le cadre d’une enquête «sur le respect des règles du code de commerce en matière d’équilibre et de transparence des relations commerciales», la Drieets d’Île-de-France (préfecture) a constaté «12 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs au plus tard les 15 et 31 janvier 2024». En 2023-32024, dans un contexte de forte inflation alimentaire, le gouvernement avait avancé la date de fin des négociations commerciales annuelles, habituellement fixée au 1er mars (avec deux dates selon le chiffre d’affaires des fournisseurs concernés).


Par Eva DZ

Relations commerciales : la marge brute de l’aval a progressé sur 2022-2023, sauf en porc

Dans son rapport annuel publié le 19 juillet, l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) constate que les deux années d’inflation 2022 et 2023 ont profité à la fois à la matière première agricole (MPA) et à la marge brute de l’aval. C’est la MPA qui représente «la part la plus importante de l’inflation» (10,7 points des 19,7% d’augmentation des prix au détail), devant la marge brute agrégée de l’aval (+9 points). Les moyennes masquent évidemment des disparités par filière. La MPA est orientée à la baisse dans une filière, le «panier de fruits», après l’année atypique de 2021 marquée par les aléas climatiques. Pour l’aval, quatre marges brutes sont en baisse dans les filières mareyage (saumon fumé et coquille Saint-Jacques ) et charcuterie (jambon et rôti de porc). Quid du partage de la valeur ? Dans 20 produits sur 30, la part du prix au détail rémunérant la MPA est à la hausse, parfois de plus de 10 points. La hausse de la part de la MPA est «surtout sensible sur les légumes (y.c. la pomme de terre), les produits laitiers conventionnels riches en matière grasse (beurre et fromages) et les produits issus des troupeaux bovins et porcins», constate l’OFPM.


Par Eva DZ

Négociations commerciales : lancement d’une consultation en ligne sur les lois Egalim

Dans le cadre de leur mission parlementaire sur les lois Egalim, les députés Anne-Laure Babault (Modem) et Alexis Izard (Renaissance) ont lancé, le 15 avril, deux questionnaires en ligne à destination des citoyens et des professionnels sur l’application gouvernementale Agora. Les résultats de ces consultations serviront à la rédaction du rapport des deux députés, attendu avant l’été. Anne-Laure Babault et Alexis Izard ont été missionnés par le gouvernement pour travailler sur une évolution du cadre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire quelques jours avant l’annonce d’Emmanuel Macron sur les «prix plancher» fin février.

«Notre idée n’est pas de créer un Egalim 4, mais de faire en sorte que la loi s’applique à l’ensemble des agriculteurs», a déclaré Alexis Izard en conférence de presse le 13 mars. Concernant les prix plancher, «on ne s’interdit rien (…), mais on ne veut pas créer de prix plafond», a-t-il ajouté. Il assure que le fil conducteur de leurs travaux sera «la simplification».