Mot-clé : Mercosur

Europe | National | Par La rédaction

Mobilisation générale contre l’accord du Mercosur

Les élus du Massif central, réunis vendredi 25 octobre à Aubière ont détaillé les sujets du moment, en premier lieu, la menace du Mercosur, et en ligne de mire un grand rassemblement envisagé mi-novembre. © PAMAC Pourquoi en pactisant avec l'Amérique latine, l'Europe condamne son agriculture ?D'abord les faits. La commission européenne souhaite aboutir à un accord entre l'UE et le Mercosur au Sommet du G20 qui se réunira les…


Par La rédaction

Mercosur : les organisations agricoles de l’UE ne veulent pas d’un fonds de compensation

L’idée émise par certains à la Commission européenne de créer un fonds de compensation visant à apaiser la colère des agriculteurs vis-à-vis de l’accord commercial avec le Mercosur est perçue comme une provocation par le secteur agricole, préviennent dans un communiqué commun du 22 octobre les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), les producteurs de sucre (CEFS, CIBE), de volaille (EUWEP) et de maïs (CEPM).

Les négociations techniques entre l’UE et le Mercosur s’intensifient ces dernières semaine avec l’objectif de finaliser les termes de l’accord de libre-échange lors de la réunion du G20 à Rio (les 18 et 19 novembre). Mais les organisations agricoles estiment que la Commission européenne ne répond pas à leurs préoccupations concernant l’impact pour les secteurs sensibles et l’absence de réciprocité des normes de production. Elles l’appellent à prendre au sérieux les conclusions du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture qui recommandent une révision complète de la stratégie commerciale de l’UE. Le 21 octobre lors de la réunion des ministres de l’Agriculture des l’UE, la ministre Annie Genevard a réaffirmé que la France était opposée à la conclusion d’un accord avec le Mercosur – «en l’état» précise-t-on dans son entourage.


Par La rédaction

Manifestations : la FNSEA et les JA annoncent une action nationale «mi-novembre»

Alors que les actions se multiplient sur le terrain, «nous envisageons de repartir en mobilisation à partir de la mi-novembre», a annoncé Pierrick Horel, président national des Jeunes agriculteurs (JA) le 22 octobre. «Ce qui vient faire déborder le vase déjà bien rempli, c’est le sujet Mercosur», a-t-il expliqué en conférence de presse, devant la perspective de plus en plus crédible d’une signature de l’accord commercial UE-Mercosur (assorti, selon des rumeurs, d’un fonds de compensation agricole). «La date [de la mobilisation] n’est pas totalement arrêtée», a indiqué le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, rappelant que le tandem majoritaire attend, à court terme, des prêts garantis et bonifiés par l’État. Après un ultimatum lancé à la nouvelle ministre de l’Agriculture dès sa nomination, M. Rousseau exige des réponses «à la fin de cette semaine au plus tard». Concernant le fonds d’urgence de 75 M€ pour compenser les pertes dues à la FCO-3, «on a besoin qu’il englobe la FCO-8 et surtout qu’on nous dise à quel moment les premiers éleveurs vont être indemnisés», martèle-t-il. À moyen terme, la FNSEA et les JA demandent aussi des mesures de simplification, ainsi que l’aboutissement de la loi d’orientation agricole (LOA) et des mesures en faveur de l’agriculture prévues dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2025.


Par Eva DZ

UE/Mercosur : les discussions techniques se poursuivent à Brasilia

Un mois après le précédent cycle de pourparlers, les négociateurs en chef de l’UE et du Mercosur se retrouvent à Brasilia (Brésil) du 7 au 9 octobre. «La Commission croit fermement qu’un accord entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur est d’une importance capitale, tant sur le plan politique qu’économique», a indiqué, à Agrapresse, Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du commerce. Et d’ajouter : «L’objectif de l’UE reste de s’assurer que l’accord réponde aux objectifs de durabilité de l’UE, tout en respectant les sensibilités de l’UE dans le secteur agricole». Cela ne devrait pas pour autant rassurer l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) qui, dans un message posté sur le réseau social X le 7 octobre, regrette toujours l’absence de «mesures de réciprocité» destinées à sauvegarder «la compétitivité et la durabilité des filières agricoles européennes». Alors que le chancelier allemand Olaf Scholz et le président brésilien Lula da Silva poussent pour une conclusion rapide de l’accord, la France y reste opposée «en l’état», comme l’a rappelé le 6 octobre le ministre des Affaires européennes Benjamin Haddad.


Par Eva DZ

UE/Mercosur : l’Allemagne pousse pour une conclusion rapide de l’accord

A l’occasion de la journée des entrepreneurs 2024 de l’association allemande du commerce de gros, le 2 octobre, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que «les négociations avec le Mercosur devraient être rapidement conclues». Et d’ajouter qu’une large majorité des États membres de l’UE apportent leur soutien politique à l’accord et qu’il fallait aller de l’avant. Cette déclaration intervient alors qu’il recevait, le même jour, le Président français Emmanuel Macron, dont le pays est bien plus réticent à parachever les négociations. Mais Olaf Scholz n’est pas le seul à plaider pour une conclusion rapide. Le président brésilien Lula da Silva a fait de même le 30 septembre lors du Forum d’affaires Brésil-Mexique, espérant même une finalisation «plus tard dans l’année», la réunion du G20 à Rio en novembre faisant figure d’objectif.

Du côté de l’UE, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a profité de sa visite à New York du 23 au 28 septembre dans le cadre de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies pour rencontrer certains de ses homologues du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay) et évoquer le sujet.


Par La rédaction

UE/Mercosur : pas de conclusion des négociations pour le moment, assure Bruxelles

Alors que les discussions entre les négociateurs de l’UE et des pays du Mercosur ont repris à Brasilia (Brésil) les 5 et 6 septembre, Bruxelles estime que les pourparlers ne sont pas encore suffisamment mûrs pour entrer dans la phase de conclusion. C’est qu’a confirmé le 10 septembre, Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge de l’Agriculture et du Commerce international. Et d’ajouter: «L’UE reste concentrée sur la résolution des problèmes en suspens, en veillant à ce que l’accord réponde aux objectifs de durabilité de l’UE tout en respectant les sensibilités de l’UE dans le secteur agricole». Une victoire relative pour les parties prenantes agricoles françaises et européennes qui étaient montées au créneau ces derniers jours pour dénoncer les éléments de l’accord. Toutefois, en parallèle, l’exécutif européen a confirmé la réception d’une lettre signée par onze Etats membres (Allemagne, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Lettonie, Luxembourg, Portugal, République tchèque et Suède) lui demandant d’accélérer les négociations afin d’obtenir une conclusion rapide d’ici la fin de l’année. Les discussions techniques entre les parties se poursuivent.


National | Par Didier Bouville

Mercosur : la France «risque» de ne pas pouvoir s’opposer à l’accord (FNB)

«La France pourrait perdre son "droit de véto" lors du vote sur l’accord Mercosur au Conseil européen… sans aucune réaction de la part du gouvernement!», dénonce la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) dans un communiqué le 5 février.Lors du Comité de suivi de la politique commerciale le 4 février, le ministre du Commerce extérieur Franck Riester a évoqué un «risque de remise en cause de [la] nature juridique» de…


National | Par Didier Bouville

UE-Mercosur : le gouvernement travaillerait sur des pistes d’amélioration de l’accord

En amont d'une réunion du comité de suivi de la politique commerciale le 4 février, le gouvernement a diffusé aux parties prenantes une note présentant ses pistes pour «répondre aux préoccupations soulevées par le projet d’accord UE-Mercosur».Ce document de travail publié par Mediapart, et qu'Agra Presse s'est procuré, liste les améliorations que Paris souhaite voir demander par l'UE aux pays du Mercosur. Elle concernent deux domaines: les filières agricoles sensibles,…


National | Par Didier Bouville

«Le gouvernement ne signera pas l’accord avec le Mercosur» (FNSEA-JA)

Le 3 décembre, Christiane Lambert et Samuel Vandaele, après le rendez-vous avec le Premier ministre (photo Actuagri).«Ce gouvernement ne signera pas l'accord avec le Mercosur», a déclaré le président de Jeunes Agriculteurs, Samuel Vandaele, à l'issue d'un rendez-vous avec le Premier ministre Édouard Philippe le 3 décembre.Cette réunion se tenait conjointement avec la FNSEA dans le prolongement des mobilisations syndicales de cet automne. D'après M. Vandaele, Édouard Philippe «a été…


National | Par Didier Bouville

La France s’opposerait à l’accord UE-Mercosur (AFP)

Le président français Emmanuel Macron estime que son homologue brésilien Jair Bolsonaro a «menti» sur ses engagements en faveur de l’environnement et a annoncé le 23 août que, dans ces conditions, la France s’opposait au traité de libre-échange UE-Mercosur, aurait fait savoir la présidence à l’AFP.«Compte tenu de l’attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti…