Mot-clé : influenza aviaire

Par Agra

Salon de l’agriculture : davantage de place pour les ovins, porcins et équins

Pour cette édition doublement perturbée, par l’absence des bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par les travaux en cours porte de Versailles qui privent les visiteurs du pavillon 3, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 février, les aménagements prévus. Dans le pavillon 1, davantage de place sera faite aux porcins et aux ovins. Le grand ring des bovins accueillera toujours des animations de la filière bovine (sans animaux), mais aussi cette année des démonstrations équines (débardage, attelage, voltige, dressage…). En raison de l’influenza aviaire, les volailles continueront d’être absentes du salon, comme c’est le cas depuis 2019. Le pavillon 2 sera dédié à la culture, avec un cinéma d’une centaine de places, un cabinet de curiosités, un kiosque musical et une librairie. Le salon organisera pour la première fois un prix de « littérature agricole », dont le jury sera réuni pendant l’évènement. Les organisateurs ont rappelé leur souhait de ne pas voir s’organiser de manifestations agricoles à l’intérieur du salon, pour éviter aux visiteurs « d’être pris dans des mêlées », selon les termes d’Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca. Ils ont également rappelé leur souhait de limiter la taille des délégations d’élus à 25 personnes. En cinq ans, le nombre de visites institutionnelles est passé de 42 à 80, ont-ils expliqué.


Par Agra

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l’Efsa estimait le risque d’introduction en Europe très faible, et l’impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).


Par Agra

Accord UE-Mercosur : les syndicats agricoles reçus par Macron

Emmanuel Macron a reçu mardi 23 décembre à l’Élysée les syndicats agricoles pour parler de l’accord UE-Mercosur, auquel ils sont opposés, avec en toile de fond l’inquiétude autour de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) illustrée par des blocages routiers qui persistent sur le terrain.

Selon l’AFP, les syndicats disent avoir par ailleurs rappelé au chef de l’État «l’extrême tension» et la «colère» du monde agricole et que des réponses étaient attendues «dès les premiers jours de janvier» sur le Mercosur, mais aussi sur les crises sanitaires, au premier rang desquelles la DNC et l’influenza aviaire. «Sur le traité du Mercosur, la position de la France est ferme», a affirmé de son côté le Premier ministre Sébastien Lecornu, après le rendez-vous des syndicats agricoles à l’Élysée. «Aucun accord ne sera accepté s’il fragilise nos filières ou impose une concurrence déloyale. Le texte a évolué, mais le compte n’y est toujours pas», a ajouté M. Lecornu, qui doit à nouveau rencontrer les syndicats agricoles le 5 janvier.

Source Agra


Par Agra

Influenza aviaire : l’incidence en élevage se tasse, la pression diminuant en Europe

Dans son bulletin hebdomadaire du 23 décembre, la plateforme française ESA confirme un tassement des cas d’influenza aviaire sur le «front nord» de l’épizootie en Europe. En Allemagne, pays qui recense le plus d’élevages touchés cette année, huit nouveaux foyers ont été détectés entre le 15 et le 21 décembre, contre plus de 30 au plus fort de l’épizootie, à la mi-novembre. Pour autant, les détections y demeurent élevées en faune sauvage (227, majoritairement des palmipèdes et autres espèces aquatiques telles que les grues, hérons, etc.). La France connaît aussi un tassement de l’apparition de nouveaux foyers depuis début-décembre.

D’après le ministère de l’agriculture, au 22 décembre, l’Hexagone compte 102 foyers en élevage et 12 dans des basse-cours. Les détections se poursuivent en Zone à risque de diffusion (ZRD) dans l’Ouest, autour de la Vendée, et de premiers foyers sont apparus au cours de la quinzaine dans le Finistère, le Loir-et-Cher, la Somme, les Landes et le Calvados. Dans la faune sauvage, sept nouveaux cas ont été déclarés dans la semaine, répartis dans la moitié nord, dans l’Ain, la région Grand Est (bernaches du Canada, étourneau sansonnet et merle noir), le Pas-de-Calais (cygne tuberculé) et le Maine-et-Loire (cygne tuberculé).

Source Agra


Par Agra

Volailles : les importations de l’UE refluent de 5,4 %, notamment grâce à l’influenza au Brésil

Sur une année 2025 presque complète (jusqu’au 14 décembre), l’UE a importé 5,4 % de volailles en moins qu’en 2024 (en volume), signale l’Itavi dans sa lettre d’information de décembre. L’institut technique donne comme principale explication la fermeture du marché communautaire aux volailles du Brésil, premier fournisseur de l’UE, du fait de l’apparition d’un cas d’influenza aviaire au Brésil en mai. Alors que l’UE a levé son embargo le 2 octobre, les volumes importés du Brésil en octobre et novembre sont restés inférieurs de 53 % à ceux de la même période de 2024. Pour l’année complète, les importations de volailles brésiliennes sont en retrait de 13 %. Face au retrait du Brésil, l’Ukraine, deuxième pays fournisseur en 2024, a été entravée par le rétablissement des droits de douane en juin. Les importations de volailles ukrainiennes se sont stabilisées en 2025, en dépit d’un redressement en fin d’année à la faveur de la baisse des approvisionnements brésiliens. L’augmentation des volumes en provenance de Thaïlande a propulsé ce pays au deuxième rang des pays fournisseurs de l’UE. Mais la hausse de 13 % des importations thaïlandaise et 46 % de celles de Chine n’ont pas compensé le retrait brésilien.


Par Agra

Influenza aviaire : guichet ouvert le 12 janvier pour les indemnités de 2024-2025

À compter du 12 janvier 2026 (à 14h), les éleveurs de volailles et de poules pondeuses des zones réglementées contre l’influenza aviaire en 2024-2025 pourront déposer une demande de couverture de leurs pertes économiques sur le portail de FranceAgriMer, a annoncé l’organisme public dans un communiqué le 18 décembre. Le guichet se refermera le 27 février 2026 à 14h. Cette aide, annoncée le 17 novembre par la ministre de l’Agriculture, vient compenser les pertes liées à l’arrêt de la production dans les exploitations en raison des interdictions de mises en place et de mouvements de volailles (elle n’est pas une indemnisation pour dépeuplement sanitaire). Ces pertes économiques, subies pendant les mesures de restrictions sanitaires ayant conduit à des vides prolongés, sont indemnisées à hauteur de 90 %, est-il précisé. Comme annoncé, l’enveloppe totalise 4 M€. Lors de la campagne 2024-2025 (du 1er août 2024 au 31 juillet 2025), la France a connu 15 foyers d’influenza aviaire, qui ont été entourés d’une zone réglementée de 10 km.


Par Agra

Influenza aviaire : un premier cas dans les Landes, dans un élevage de dindes

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé dans un élevage de dindes et de poulets à Herm, au nord de Dax, a annoncé la préfecture des Landes dans un communiqué le 12 décembre. C’est le premier cas dans ce département pour la campagne 2025-2026, démarrée le 1er août. La recherche de virus a été menée « après le constat d’un mortalité importante des animaux de cette exploitation ». Les 6 000 dindes et les 10 500 poulets présents devaient être abattus le jour-même. Ces volailles n’étaient pas vaccinées, la vaccination contre l’influenza aviaire étant obligatoire uniquement pour les canards (elle est interdite pour les autres espèces). Conformément à la procédure habituelle, les autorités ont mis en place une zone réglementée de 10 km autour du foyer, où les mouvements et mises en place de volailles sont interdits. Selon la préfecture, « avec les fortes mortalités de grues cendrées migratrices et la découverte de mammifères carnivores sauvages contaminés par l’IAHP, ce premier foyer confirme la circulation du virus d’IAHP dans les Landes ». Avant ce cas, la France comptait 93 foyers en élevage, dans de nombreuses régions, selon le bilan du ministère arrêté au 9 décembre. L’Hexagone a été placé en risque « élevé » pour l’influenza aviaire le 22 octobre.


Par Agra

Canards/influenza : la vaccination simplifiée tarde, 3e dose prise en charge par les abatteurs

Les éleveurs de canards doivent renoncer à l’idée de pouvoir simplifier la vaccination des canards à compter de janvier 2026, l’Anses ayant informé cette semaine qu’elle ne donnerait pas les résultats de son expérimentation du « protocole mixte » avant janvier. Ce protocole consiste en une première injection au couvoir avec le vaccin le plus adapté à ce stade et un rappel en élevage avec l’autre vaccin. Ils attendent de cette simplification une meilleure protection et d’être dispensés de pratiquer une troisième injection sur des canards âgés, une opération fastidieuse pratiquée en général par des prestataires spécialisés. En revanche, indique le président du Cicar (canard de chair) Bruno Mousset, les abatteurs ont décidé le 21 novembre de prendre en charge dans leur prix d’achat le coût de la troisième vaccination, le jour où le ministère l’a imposée en Vendée et dans trois départements voisins. Cette troisième dose, fortement recommandée dans les départements où des élevages de canards ont été contaminés, concerne plus particulièrement les élevages de canards à foie gras, mais aussi certains élevages de canard de chair. Le soutien des abatteurs, prévu dans un premier temps jusqu’à la fin de l’année, vise surtout à protéger les volailles pour la saison festive.


Par Agra

Influenza aviaire : le gouvernement rehausse le niveau de risque à « élevé »

Dans un arrêté du 17 octobre publié au Journal officiel du 21 octobre, le gouvernement fait passer le niveau de risque d’influenza aviaire de « modéré » à « élevé », pour une application le lendemain de la publication, soit le 22 octobre. Le niveau de risque venait de passer de « négligeable » à « modéré » le 16 octobre. La DGAL (ministère de l’Agriculture) rappelle la possibilité de diffusion du virus par les oiseaux migrateurs aux oiseaux d’élevage et domestiques, ainsi que la confirmation, sur le territoire métropolitain, de deux foyers dans des élevages de volailles et de trois foyers dans des basses-cours. Dans son communiqué du 21 octobre, le ministère de l’Agriculture souligne qu’en conséquence les volailles de toutes espèces doivent être mises à l’abri et que les rassemblements d’oiseaux sont interdits. S’agissant des palmipèdes, leur transport est soumis à des mesures de biosécurité renforcées sur l’ensemble du territoire métropolitain. Dans les ZRD (zones à risque de diffusion) des tests virologiques sont à effectuer avant tout transfert entre deux élevages et les conditions d’accès des intervenants dans les élevages sont renforcées.


Par Agra

Influenza aviaire : le niveau de risque passe de « négligeable » à « modéré »

L’arrêté élevant à « modéré » le niveau de risque en matière d’influenza aviaire est paru au Journal officiel ce 15 octobre, pour une entrée en vigueur le lendemain de sa publication, soit le 16 octobre. Il impose sur l’ensemble de la France métropolitaine les règles de surveillance et de prévention applicables à ce niveau de risque définies par l’arrêté du 25 septembre 2023. Alors que les foyers d’influenza aviaire se multiplient en Europe, la France a recensé deux cas ces derniers jours, dans une basse-cour de Seine-Maritime et dans un élevage de gibier à plumes du Pas-de-Calais. Le cas de la basse-cour a été confirmé le 14 octobre à Luneray, non loin de Dieppe, selon le communiqué de la préfecture de Seine-Maritime. Ses pintades, canards, poules et oies doivent être abattus. Celui de l’élevage de gibier à plume (48 00 faisans et perdrix) a, lui, été confirmé le 10 octobre à Pihen-lès-Guînes, au sud de Calais. La fédération des chasseurs du département précise sur son site internet que la chasse est maintenue sur la totalité de la zone réglementée (10 km autour du foyer), ainsi que le transport des appelants à condition qu’il soit limité à 30 oiseaux et que les mesures de biosécurité soient strictement respectées.