Mot-clé : influenza aviaire

Par Agra

Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie

Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont été confirmés en élevage dans un grand quart Sud-Ouest : l’un en Dordogne et l’autre en Tarn-et-Garonne, constituant le premier cas de la saison en Occitanie. L’infection a été confirmée le 28 avril dans un élevage multi-espèces de 5 062 volailles (gallus et canards) à Nohic, entre Toulouse et Montauban. Selon la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, les arrêtés départementaux instaurant les mesures de lutte (interdiction des mouvements d’animaux notamment) sont parus le 29 avril. Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) fait état de « signes cliniques chez [les volailles] Gallus gallus », et attribue l’origine de l’infection à un « contact avec des animaux sauvages ». Quant au foyer en Dordogne, il se situe à Coulounieix-Chamiers, tout près de Périgueux, précise La Dordogne libre. Ces deux cas portent à 123 le nombre de foyers en élevage recensés en France depuis le 1er août 2025, début de la campagne annuelle de comptage. Pour rappel, le 27 avril, le ministère de l’Agriculture a abaissé le niveau de risque d’« élevé » à « modéré », allégeant ainsi les mesures de mise à l’abri des volailles.


Par Agra

Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés

Le niveau de risque en France lié à l’influenza aviaire est abaissé à partir de lundi 27 avril sur le territoire métropolitain, passant d’« élevé » à « modéré », une décision qui met fin à la quasi-totalité des mesures contraignantes de confinement des volailles, accueillie avec soulagement par les éleveurs. Le ministère de l’Agriculture a pris la décision en « considérant l’amélioration de la situation sanitaire au sein des élevages et dans l’avifaune sauvage », selon un arrêté paru le 27 avril au Journal officiel. Elle va permettre un allègement des mesures sanitaires : « Les obligations de mise à l’abri des volailles ne concernent plus que certaines zones sensibles du territoire national », a précisé le ministère à l’AFP. Prise « après concertation avec les scientifiques et les professionnels du secteur », selon le ministère, cette décision a été accueillie avec soulagement notamment dans le Sud-Ouest. Depuis août 2025, 121 foyers d’infection ont été recensés en France dans des élevages commerciaux et 30 foyers dans des basses-cours et chez des oiseaux captifs non commerciaux, selon un point du ministère de l’agriculture arrêté au 16 avril. En Europe, des cas subsistent en Pologne. Mais depuis le 16 avril, « il n’y a plus de cas actifs sur le territoire » métropolitain, a indiqué le ministère.


Par Agra

Influenza : les producteurs de canards espèrent une vaccination plus efficace avant l’été

Les interprofessions du canard Cifog (à foie gras) et Cicar (de chair) confient à Agra Presse leur souhait de disposer avant cet été d’un nouveau protocole vaccinal, estimé plus pratique et efficace, ayant appris que la DGAL avait reçu un avis positif de l’Anses à la mi-avril 2026. « C’est une demande forte que l’on fait à la DGAL, et on espère qu’elle se donnera les moyens de lever quelques blocages juridiques qu’elle a identifiés afin de répondre à cette demande. Cette vaccination permettrait vraiment de mieux sécuriser la protection de nos élevages à l’automne prochain et en même temps de réduire le coût de la vaccination pour les filières », considère Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog. Outre la protection de tout le cheptel, les expériences en élevage dont ont eu connaissance les filières laissent espérer l’inutilité d’une troisième dose de vaccin, dans les cas où celle-ci s’impose (selon l’âge et le risque). Le protocole souhaité est dit « mixte » parce qu’il comprend une dose de chacun des deux vaccins aujourd’hui employés, Ceva puis Volvac de Boehringer, alors qu’aujourd’hui les deux doses doivent être du même laboratoire.


Par Agra

Salon de l’agriculture : davantage de place pour les ovins, porcins et équins

Pour cette édition doublement perturbée, par l’absence des bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et par les travaux en cours porte de Versailles qui privent les visiteurs du pavillon 3, les organisateurs du Salon de l’agriculture ont annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse le 10 février, les aménagements prévus. Dans le pavillon 1, davantage de place sera faite aux porcins et aux ovins. Le grand ring des bovins accueillera toujours des animations de la filière bovine (sans animaux), mais aussi cette année des démonstrations équines (débardage, attelage, voltige, dressage…). En raison de l’influenza aviaire, les volailles continueront d’être absentes du salon, comme c’est le cas depuis 2019. Le pavillon 2 sera dédié à la culture, avec un cinéma d’une centaine de places, un cabinet de curiosités, un kiosque musical et une librairie. Le salon organisera pour la première fois un prix de « littérature agricole », dont le jury sera réuni pendant l’évènement. Les organisateurs ont rappelé leur souhait de ne pas voir s’organiser de manifestations agricoles à l’intérieur du salon, pour éviter aux visiteurs « d’être pris dans des mêlées », selon les termes d’Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca. Ils ont également rappelé leur souhait de limiter la taille des délégations d’élus à 25 personnes. En cinq ans, le nombre de visites institutionnelles est passé de 42 à 80, ont-ils expliqué.


Par Agra

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l’Efsa estimait le risque d’introduction en Europe très faible, et l’impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).


Par Agra

Accord UE-Mercosur : les syndicats agricoles reçus par Macron

Emmanuel Macron a reçu mardi 23 décembre à l’Élysée les syndicats agricoles pour parler de l’accord UE-Mercosur, auquel ils sont opposés, avec en toile de fond l’inquiétude autour de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) illustrée par des blocages routiers qui persistent sur le terrain.

Selon l’AFP, les syndicats disent avoir par ailleurs rappelé au chef de l’État «l’extrême tension» et la «colère» du monde agricole et que des réponses étaient attendues «dès les premiers jours de janvier» sur le Mercosur, mais aussi sur les crises sanitaires, au premier rang desquelles la DNC et l’influenza aviaire. «Sur le traité du Mercosur, la position de la France est ferme», a affirmé de son côté le Premier ministre Sébastien Lecornu, après le rendez-vous des syndicats agricoles à l’Élysée. «Aucun accord ne sera accepté s’il fragilise nos filières ou impose une concurrence déloyale. Le texte a évolué, mais le compte n’y est toujours pas», a ajouté M. Lecornu, qui doit à nouveau rencontrer les syndicats agricoles le 5 janvier.

Source Agra


Par Agra

Influenza aviaire : l’incidence en élevage se tasse, la pression diminuant en Europe

Dans son bulletin hebdomadaire du 23 décembre, la plateforme française ESA confirme un tassement des cas d’influenza aviaire sur le «front nord» de l’épizootie en Europe. En Allemagne, pays qui recense le plus d’élevages touchés cette année, huit nouveaux foyers ont été détectés entre le 15 et le 21 décembre, contre plus de 30 au plus fort de l’épizootie, à la mi-novembre. Pour autant, les détections y demeurent élevées en faune sauvage (227, majoritairement des palmipèdes et autres espèces aquatiques telles que les grues, hérons, etc.). La France connaît aussi un tassement de l’apparition de nouveaux foyers depuis début-décembre.

D’après le ministère de l’agriculture, au 22 décembre, l’Hexagone compte 102 foyers en élevage et 12 dans des basse-cours. Les détections se poursuivent en Zone à risque de diffusion (ZRD) dans l’Ouest, autour de la Vendée, et de premiers foyers sont apparus au cours de la quinzaine dans le Finistère, le Loir-et-Cher, la Somme, les Landes et le Calvados. Dans la faune sauvage, sept nouveaux cas ont été déclarés dans la semaine, répartis dans la moitié nord, dans l’Ain, la région Grand Est (bernaches du Canada, étourneau sansonnet et merle noir), le Pas-de-Calais (cygne tuberculé) et le Maine-et-Loire (cygne tuberculé).

Source Agra


Par Agra

Volailles : les importations de l’UE refluent de 5,4 %, notamment grâce à l’influenza au Brésil

Sur une année 2025 presque complète (jusqu’au 14 décembre), l’UE a importé 5,4 % de volailles en moins qu’en 2024 (en volume), signale l’Itavi dans sa lettre d’information de décembre. L’institut technique donne comme principale explication la fermeture du marché communautaire aux volailles du Brésil, premier fournisseur de l’UE, du fait de l’apparition d’un cas d’influenza aviaire au Brésil en mai. Alors que l’UE a levé son embargo le 2 octobre, les volumes importés du Brésil en octobre et novembre sont restés inférieurs de 53 % à ceux de la même période de 2024. Pour l’année complète, les importations de volailles brésiliennes sont en retrait de 13 %. Face au retrait du Brésil, l’Ukraine, deuxième pays fournisseur en 2024, a été entravée par le rétablissement des droits de douane en juin. Les importations de volailles ukrainiennes se sont stabilisées en 2025, en dépit d’un redressement en fin d’année à la faveur de la baisse des approvisionnements brésiliens. L’augmentation des volumes en provenance de Thaïlande a propulsé ce pays au deuxième rang des pays fournisseurs de l’UE. Mais la hausse de 13 % des importations thaïlandaise et 46 % de celles de Chine n’ont pas compensé le retrait brésilien.


Par Agra

Influenza aviaire : guichet ouvert le 12 janvier pour les indemnités de 2024-2025

À compter du 12 janvier 2026 (à 14h), les éleveurs de volailles et de poules pondeuses des zones réglementées contre l’influenza aviaire en 2024-2025 pourront déposer une demande de couverture de leurs pertes économiques sur le portail de FranceAgriMer, a annoncé l’organisme public dans un communiqué le 18 décembre. Le guichet se refermera le 27 février 2026 à 14h. Cette aide, annoncée le 17 novembre par la ministre de l’Agriculture, vient compenser les pertes liées à l’arrêt de la production dans les exploitations en raison des interdictions de mises en place et de mouvements de volailles (elle n’est pas une indemnisation pour dépeuplement sanitaire). Ces pertes économiques, subies pendant les mesures de restrictions sanitaires ayant conduit à des vides prolongés, sont indemnisées à hauteur de 90 %, est-il précisé. Comme annoncé, l’enveloppe totalise 4 M€. Lors de la campagne 2024-2025 (du 1er août 2024 au 31 juillet 2025), la France a connu 15 foyers d’influenza aviaire, qui ont été entourés d’une zone réglementée de 10 km.


Par Agra

Influenza aviaire : un premier cas dans les Landes, dans un élevage de dindes

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé dans un élevage de dindes et de poulets à Herm, au nord de Dax, a annoncé la préfecture des Landes dans un communiqué le 12 décembre. C’est le premier cas dans ce département pour la campagne 2025-2026, démarrée le 1er août. La recherche de virus a été menée « après le constat d’un mortalité importante des animaux de cette exploitation ». Les 6 000 dindes et les 10 500 poulets présents devaient être abattus le jour-même. Ces volailles n’étaient pas vaccinées, la vaccination contre l’influenza aviaire étant obligatoire uniquement pour les canards (elle est interdite pour les autres espèces). Conformément à la procédure habituelle, les autorités ont mis en place une zone réglementée de 10 km autour du foyer, où les mouvements et mises en place de volailles sont interdits. Selon la préfecture, « avec les fortes mortalités de grues cendrées migratrices et la découverte de mammifères carnivores sauvages contaminés par l’IAHP, ce premier foyer confirme la circulation du virus d’IAHP dans les Landes ». Avant ce cas, la France comptait 93 foyers en élevage, dans de nombreuses régions, selon le bilan du ministère arrêté au 9 décembre. L’Hexagone a été placé en risque « élevé » pour l’influenza aviaire le 22 octobre.