Mot-clé : hausse des tarifs

Par Agra

Négociations commerciales : Ania et LCA veulent réunir en urgence un comité de suivi

Dans deux communiqués distincts, l’Ania (industriels de l’agroalimentaire) et la Coopération agricole (CLA) ont lancé un appel le 17 avril pour qu’un comité de suivi des négociation commerciales soit réuni en urgence par le ministre des PME Serge Papin. L’Ania appelle aussi les distributeurs « à entendre (…) les besoins que leur feraient remonter les entreprises agroalimentaires dans les semaines à venir dans le cadre de demandes de négociations individuelles. » Selon elle, « sept entreprises sur dix déclarent avoir subi une hausse significative du coût de leurs emballages » et « près d’une entreprise sur deux déclarent faire face à une hausse significative des factures de transport et de carburant. » Il y a quelques jours, Serge Papin s’était montré ouvert à une réouverture des négociations commerciales, tout comme certains industriels à l’image de Lactalis. Dans un communiqué le 17 avril, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a jugé «les demandes de réouverture des négociations commerciales (…) prématurées», soulignant qu’elles restaient «à ce stade, limitées». L’organisation patronale rappelle l’existence des «clauses de révision» permettant «de rouvrir la discussion dès lors que les hausses de coûts sont réelles, justifiées et difficiles à absorber». «C’est dans ce cadre que les situations seront examinées avec discernement, dans le respect du principe de révisibilité des conditions à la hausse comme à la baisse», déclare la FCD.


Par Elisa LLop

Négociations commerciations: demandes de hausse d’industriels de +2,8 à +6,4% (Intermarché)

Le patron des Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a affirmé sur France Info le 9 janvier que «des industriels que je qualifierais presque d’irresponsables sont venus avec des hausses de tarifs» jugées significatives à l’entame des négociations commerciales. Pour 2025 et après une période de forte hausse des prix des produits alimentaires, «on visait de la déflation» dans les prix consentis par les industriels aux supermarchés, a déclaré le patron du troisième distributeur en France. «Ce n’est pas complètement gagné», a-t-il dit, évoquant «de très grandes marques qui sont venues avec des hausses de tarifs de l’ordre de 6 à 7, voire 8%, c’est énorme et totalement décorrélé de la réalité économique». Thierry Cotillard plaide que le coût «industriel» de fabrication des denrées (gaz, cartons ou transports), est moins élevé que l’année précédente, tout comme le prix de la plupart des matières premières agricoles. En revanche, selon lui, les demandes des plus petits fournisseurs sont «beaucoup plus raisonnables», avec en moyenne des demandes de hausse de 2,8% contre 6,4% pour les grands fournisseurs. La veille, Michel-Édouard Leclerc fustigeait aussi sur BFM TV «des marques qui ont vraiment déconné» avec des hausses de prix.