Mot-clé : Fourrage

Par Agra

Canicule : face aux prairies « grillées », les éleveurs de ruminants toujours sans réponse

Alertant, dans un communiqué du 4 août, sur une perte de production « historique » pour les prairies, les associations spécialisées d’éleveurs de ruminants de la FNSEA* dénoncent le « silence radio » du ministère de l’Agriculture sur leur demande – récurrente – d’organiser des expertises terrain des pertes de production d’herbe. « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l’herbe », rapportent les syndicats, ce qui a « amputé de façon exceptionnelle la pousse de juin et juillet », comme récemment constaté par Agreste (ministère). Et les AS d’appuyer : « Nombreux sont ceux qui ont attaqué les stocks d’hiver » de fourrages, et « les témoignages des éleveurs se multiplient pour signaler un phénomène historique ». Or, dans le cadre de l’assurance récolte, l’estimation de la pousse de l’herbe est basée sur une mesure par satellite, dont « les insuffisances et carences (…) sont pourtant amplement connues », rappellent les syndicats. Les quatre fédérations disent avoir été reçues au ministère le 22 juillet « sur ce sujet précisément », sans suite pour le moment. Craignant une aggravation de la décapitalisation en cours, les syndicats concluent en martelant qu’« il est crucial pour les éleveurs d’avoir de la visibilité sur les compensations ».
* FNB (bovins viande), FNPL (bovins lait), FNO (ovins) et Fnec (caprins)


Par Agra

Biogaz/sécheresse : la préfecture de Bretagne appelle à modérer l’usage des cultures agricoles

Dans un communiqué du 23 juillet, la préfecture de Bretagne a appelé à « un usage raisonné des cultures agricoles pour la méthanisation afin de répondre prioritairement au besoin de fourrage de l’élevage breton ». Quelques jours plus tôt, la FRSEA et les JA bretons, ainsi que la chambre d’agriculture de Bretagne et l’association des agriculteurs méthaniseurs bretons avaient eux aussi appelé à éviter toute concurrence entre les débouchés énergétiques et fourragers.

La préfecture alerte sur le fait que « le département du Morbihan est désormais partiellement placé en niveau de crise » et que « les trois autres départements sont placés au moins partiellement en alerte renforcée ». La sécheresse endommage fortement de nombreuses cultures, dont le maïs, qui dispose d’un important pouvoir méthanogène. La Bretagne compte 280 méthaniseurs environ, sachant que « la très grande majorité sont des petites installations dites « à la ferme », la région comptant très peu d’installations industrielles ou de grande taille », pointent les autorités. Elles rapportent que dans la région, « en moyenne 6 à 7 % seulement des tonnages utilisés dans les méthaniseurs sont du maïs ».


Par Agra

Maïs fourrage : précocité record des ensilages, signale Arvalis

Dans un communiqué du 24 juillet, Arvalis pointe « des récoltes extrêmement précoces déclenchées par un stress hydrique intense » en matière de maïs fourrage. Contactée par Agra Presse, Anne-Sophie Colart, animatrice de la filière maïs fourrage pour Arvalis, précise que « le fait d’avoir autant de surfaces récoltées aussi tôt, c’est du jamais vu. Les premiers échos de coupes remontent au 5-6 juillet, dans les bocages vendéens ».

Aucun taux d’avancement précis des ensilages n’a pu être obtenu au niveau national. « Mais ils devraient bien avancer la semaine prochaine », prévient l’experte. Elle explique que les premières coupes ont concerné les parcelles les plus dégradées. L’animatrice rappelle qu’il est tout de même important de ne pas récolter trop tôt, sous peine d’affecter potentiellement les capacités de conservation des fourrages. Elle indique par ailleurs que des surfaces théoriquement destinées au maïs grains ont dû être ensilées. « La grande question est : combien de surface de maïs grains passera en fourrage ? Nous n’avons pour l’instant aucune estimation précise, mais il est évident que ce sera plus élevé que d’habitude », déclare Anne-Sophie Colart.


Par Agra

Fourrages : les éleveurs laitiers de la FNPL demandent des aides pour les éleveurs

La FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a lancé un appel le 22 juillet aux pouvoirs publics pour faire face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qui touchent les pâturages. « Les éleveurs commencent à entamer leur stock de fourrage d’hiver pour nourrir les animaux, ce qui va les obliger à acheter pour tenir jusqu’à l’année prochaine », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Constatant le manque de fourrages dans les territoires, la FNPL formule plusieurs demandes à l’État : d’abord, que les cartes satellitaires mesurant la pousse de l’herbe soient complétées par des relevés sur les zones concernées pour avoir une vision plus précise des pertes herbagères.

Pour les éleveurs touchés mais non-assurés, la FNPL demande de mettre en place l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ensuite, le syndicat souhaite que les éleveurs concernés suspendent le paiement des prochaines échéances de cotisations sociales à la MSA et qu’ils bénéficient d’un fonds d’allègement des cotisations, d’un fonds d’allègement des intérêts d’emprunts, et d’un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti qui doit être appelée à l’automne. A plus long terme, la FNPL alerte sur un risque de décapitalisation si les éleveurs n’ont pas assez pour nourrir les animaux, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des volumes de lait et donc des revenus des agriculteurs.


Par Agra

Élevage/canicule : Genevard promet des aides aux diagnostics et aux équipements

Dans un communiqué du 1er juillet, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, annonce un train de « mesures d’urgence et d’anticipation » face aux canicules. Pour répondre rapidement à la vague de juin, le ministère prépare en particulier « un dispositif d’aide destiné aux éleveurs afin de financer les diagnostics ou des équipements (type brumisation ou ventilation) permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments d’élevage, notamment par le recours à des prêts de trésorerie ». «Nous allons débloquer dans les jours qui viennent des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs, les éleveurs puissent s’équiper en systèmes de brumisation et de ventilation pour se préparer aux prochaines canicules», a dit la ministre Annie Genevard sur BFMTV.

Ce dispositif de prêts, qui devraient être garantis par la BPI, la Banque publique d’investissement, vise à financer les diagnostics ou équipements permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments, explique le ministère. Ce dernier étudie en outre « la mise en place d’un dispositif d’appui au transport de fourrage ». Si elle a relativement épargné les cultures d’hiver (blé, orge d’hiver, colza), la canicule a touché les cultures de printemps (maïs, soja, tournesol). Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans.


Par Elisa LLop

Machinisme: la défibreuse-pailleuse à fourrage (JURACCESSOIRE)

Le 04 décembre à Moyrazès, plus de 35 personnes ont participé à une démonstration d’un broyeur de paille, organisée chez Frédéric CARRIERE à Moyrazès. Les besoins au niveau du paillage et de l’alimentation animale évoluent régulièrement, bon nombre d’éleveurs laitiers recherchent une solution pour hacher de la paille ou du foin. Les Ets Agri-Pole et l’Eurl Ogimat « Juraccessoire» ont présenté un modèle trainé, capable de défibrer de façon plus…


Aveyron | Par La rédaction

Agroforesterie : feuilles de haies, un régime équilibré ?

La pratique est ancienne chez certains éleveurs : affourager les animaux avec des rameaux de haies pour pallier le défaut de pâturage. L’Idele a objectivé l’intérêt de cette «roue de secours». Distribuer des branches de haies aux vaches en période de sécheresse : si la pratique est ancienne et traditionnelle dans certaines régions d’élevage, certains s’interrogent : «Y’a-t-il une vraie pertinence en termes de digestibilité et valeur alimentaire pour les ruminants ? Ne…


Aveyron | Par La rédaction

Parc Naturel Régional de l’Aubrac : Une estimation des pertes de fourrages dues aux cervidés

Le 27 juillet à Saint-Chély-d’Aubrac, le Parc Naturel Régional de l’Aubrac a restitué les résultats annuels de son suivi des cervidés auprès de ses partenaires, des agriculteurs de l’association Agriculture en Aubrac, la DDT de l’Aveyron, la Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron, ainsi que la maire de Saint-Chély-d’Aubrac. Depuis 2020, le Parc a installé des «enclos-exclos». L’enclos, d’une surface d’environ 12 m2, est matérialisé par quatre grilles de chantier…


Aveyron | Par Eva DZ

Journée technique Prim’Holstein le 24 novembre pour gagner en autonomie face à l’inflation

Prim’Holstein Aveyron organise sa traditionnelle journée technique départementale jeudi 24 novembre à Luc La Primaube. La quinzième du nom sera consacrée à «l’autonomie fourragère et protéique : comment piloter son exploitation face à l’inflation ?».Depuis 15 ans, fin novembre, l’association Prim’Holstein Aveyron a pris l’habitude de réunir ses adhérents mais aussi plus largement tous les éleveurs bovins lait du département et parfois des alentours, autour d’une thématique technique d’actualité. Stress…


National | Par Didier Bouville

Coopération agricole : objectif Luzerne 2026

Dans un récent communiqué de presse, La Coopération Agricole-Luzerne de France annonce avoir conduit une réflexion stratégique qui s’est traduite par un rapport de 34 pages, intitulé « Prospective filière Luzerne 2026 ».Cette stratégie se fixe pour objectif de valoriser cette herbacée vivace autour de trois axes de performance : environnemental, socio-économique et nutrition et bien-être animal. Dans la Marne, par exemple, « les 51 000 hectares de luzerne du…