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Par Agra

Bovins/MHE : à partir de novembre, un nouveau délai de 60 jours pour les animaux exportés

Dès le 1er novembre, les bovins destinés à être exportés vers l’UE « devront avoir été détenus au minimum 60 jours en zone indemne avant de pouvoir être certifiés  » sans conditions MHE  » », indique le ministère de l’Agriculture à Agra Presse, confirmant une information de la FMBV (marchés de bétail vif). Cette nouvelle condition spécifique à la maladie hémorragique épizootique (MHE) est la conséquence d’une modification du règlement européen n°2020/688. Ce texte prévoyait jusque-là que « les animaux doivent être détenus au minimum 30 jours dans leur établissement d’origine pour pouvoir partir aux échanges » – « une règle générale, non spécifique à la MHE », précise la Rue de Varenne. Du côté de la FMBV, on craint que ce délai de 60 jours pénalise le démarrage de la saison d’exportation des broutards, à l’automne. Par ailleurs, la zone réglementée MHE (150 km autour des foyers) se réduit progressivement, en raison des conditions fixées par le même règlement (deux ans après le dernier foyer). Au 1er octobre, 1 200 communes sont passées en zone indemne, principalement en Bourgogne-France-Comté (Cher, Nièvre et Saône-et-Loire), avec « assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux », selon le site du ministère de l’Agriculture ; d’autres suivront les 1er novembre et 1er décembre.


Par Agra

Solde commercial : en léger rebond sur les sept premiers mois, mais sous la moyenne

À l’occasion d’une conférence de presse le 13 octobre, le CNPA (centre de promotion des produits agricoles et alimentaires) a déploré un décrochage de l’excédent commercial agricole et alimentaire, malgré un « léger rebond » en 2026, et présenté ses « douze propositions » pour dynamiser l’export. Sur les sept premiers mois de l’année, le solde commercial est monté à 0,6 milliard d’euros ; c’est mieux que le déficit de 0,1 milliard en 2025 mais 75 % sous la moyenne triennale (2023 à 2025), et encore plus bas que la barre des 6 milliards presque toujours dépassés depuis les années quatre-vingt-dix.

Une « contre-performance » observée tant du côté agricole qu’agroalimentaire. Même si « ce déficit provient surtout des produits de la mer importés », selon son Observatoire des exportations, le CNPA pointe le manque de dynamisme des exportations de France, bien moindre que celui de l’Espagne, de l’Italie, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Parmi ses propositions les plus fondamentales, le CNPA veut que l’enjeu de l’export agricole s’inscrive dans toute démarche diplomatique et négociation internationale, et qu’il soit pesé dans toute décision législative et tout transfert de savoir-faire.


Par Agra

Blé : production mondiale revue en hausse, mais difficultés attendues en mer Noire

Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays.

La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années.
La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.


Par Agra

Viande : interdit d’exporter vers l’UE, le Brésil menace Bruxelles de contremesures

Dans une déclaration conjointe publiée le 3 septembre, les ministères brésiliens des Affaires étrangères et de l’Agriculture expriment leur « profonde préoccupation » après la mise en œuvre effective de l’exclusion de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques. Ils s’estiment ainsi lésés par rapport aux acquis obtenus dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Les autorités brésiliennes vont plus loin et menacent à présent l’UE d’utiliser les « mesures de réciprocité » prévues dans la législation brésilienne et les « mécanismes pertinents » issus de l’accord UE-Mercosur et des règles de l’OMC si les discussions pour la réintroduction du pays dans la liste n’aboutissent pas.

Le Brésil considère avoir « mis en œuvre les mesures nécessaires » pour satisfaire aux exigences de l’UE et avoir fourni la documentation et les informations pertinentes concernant les produits destinés à l’exportation. De son côté, Bruxelles assure poursuivre sa collaboration avec les autorités brésiliennes afin de trouver une solution. « Dès lors que cette conformité sera confirmée, les exportations de ces produits vers l’UE depuis le Brésil pourront reprendre », assure Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en charge du Commerce international.


Par Agra

Blé : l’export français aspiré par un marché européen en manque de maïs

Face à un manque de maïs européen en 2026-2027, les exportations françaises de blé tendre penchent vers le Vieux Continent, a souligné le 27 août le cabinet Argus Media. « La pénurie de maïs va profiter au blé », a lancé l’analyste Maxence Devillers. Malgré une moisson décevante – la production nationale de blé tendre étant chiffrée à 30,80 Mt (contre 33,35 Mt l’an dernier) –, Argus Media table sur une hausse des utilisations en alimentation animale, à 5,2 Mt (contre 4,7 Mt), et à l’export vers l’UE, à 8,2 Mt (contre 8 Mt). Cela pénalise les exportations de blé français vers les pays tiers, estimées à 6 Mt (contre 7,3 Mt) sur la nouvelle campagne.

Une situation qui résulte de la mauvaise récolte prévue en maïs grain, « au plus bas depuis 1976 ». Argus Media l’estime cette année en France à 6,9 Mt (contre 13,2 Mt). Ce manque de disponibilités concerne tout le marché européen. La production de maïs grain est chiffrée en forte baisse dans l’UE à 46,9 Mt (contre 57,9 Mt), conséquence là aussi de la sécheresse et des canicules. « Le marché européen du maïs est en perte de vitesse », considère Maxence Devillers. Une substitution s’opère au profit du blé. Résultat, ses stocks fondent. Ils sont prévus à 10,9 Mt de blé fin 2026-2027 dans l’UE, au plus bas depuis 2020-2021.


Par Agra

Céréales : l’Ukraine a attaqué le plus grand port céréalier de Russie

D’après un article de Reuters du 12 août repris dans plusieurs médias, le port de Novorossiysk, plus grand port d’exportation de grains de Russie, a subi une attaque ukrainienne. L’activité des deux plus grands terminaux céréaliers du site a même été suspendue, ont rapporté quatre sources industrielles anonymes à l’agence. Le premier terminal dispose d’une capacité d’export de 8,5 Mt/an, pendant que celle du second s’élève à 7,1 Mt. Des dégâts auraient été rapportés sur les deux sites, sans plus de précision. Les prix des céréales, particulièrement du blé tendre, au départ du port de Novorossiysk constituent la référence du marché physique mondial.

Les cours du blé tendre sur Euronext ont d’ailleurs progressé de 4 à 5 €/t sur la récolte 2026. Rappelons que l’Ukraine subit également, de son côté, d’importantes difficultés pour exporter ses grains, en raison des attaques russes. Les deux pays cherchent des routes alternatives à la mer Noire, qui restera de toute manière difficilement remplaçable. Illustration : dans son rapport mensuel paru hier soir, l’USDA a revu à la baisse les exportations de blé de ces deux pays pour 2026-2027. Les exportations russes sont attendues à 46 Mt, contre 47,5 Mt en juillet, et celles en provenance d’Ukraine à 13,5 Mt, contre 14,5 Mt le mois antérieur.


Par Actuagri

Les pressions sur les prix du maigre « injustifiées » selon la FNB

Les pressions que subissent les éleveurs sur les prix des bovins sont « totalement injustifiées », assure la fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat déplore en effet qu’alors que les prix semblaient se stabiliser, des exigences de baisse se manifestent sur les prix des bovins maigres en raison d’une baisse de la demande à l’export. « Contrairement aux fake news qui circulent, le prétexte d’un prétendu arrêt de l’export ne tient pas », écrit la fédération. « Sur juin et juillet, près de 150 000 animaux vifs ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne, soit un niveau équivalent à celui de 2025. » En parallèle, les disponibilités ne vont pas s’améliorer. En effet il manquera au moins 70 000 broutards sur le 2ème semestre 2026 du fait des baisses de naissance. « Dans ces conditions, comment justifier aujourd’hui des pressions à la baisse sur le prix des broutards ? » La FNB dénonce la répétition de « rumeurs non fondées de certains opérateurs » et demande au ministère de l’Agriculture « de faire toute la lumière sur ces pratiques et de garantir le bon fonctionnement du marché ».


Par Agra

Protéines animales : la Chine pourrait devenir excédentaire d’ici 2040 (rapport)

Dans un document de travail, publié en avril, le cabinet d’étude anglo-saxon Systemiq estime que la Chine est capable d’atteindre un solde commercial positif pour les protéines animales d’ici 2030 et de devenir un « exportateur majeur » sur le marché mondial d’ici 2040. Les analystes s’appuient sur deux hypothèses fortes. Ils prévoient d’abord que la démographie déclinante de la Chine pèsera fortement sur la demande intérieure, avec une demande totale de protéine en déclin dès 2040. Ils estiment ensuite que la stratégie du pays dans les biotech (NGT, fermentation de précision, protéines alternatives) est comparable à celle qu’il avait suivie il y a trente ans avec les véhicules électriques et le photovoltaïque (clusters, financement, régulation).

Et qu’elle pourrait connaître le même succès. « Des signaux précoces indiquent que la Chine est entrée dans l’année zéro de la transformation du système alimentaire », estiment les auteurs. « Des politiques gouvernementales nouvelles et émergentes ciblent la sécurité alimentaire, avec un pilier central autour de la reconfiguration de l’offre de protéine par l’innovation technologique, notamment les process alternatifs de production de protéine ». Ainsi, le cabinet prévoit que les protéines alternatives représenteront 35 %-55 % de la demande de viande bovine, produits laitiers et produits de la mer en 2050. Trois experts interrogés partagent à grands traits l’analyse, mais prennent leurs distances avec la vitesse des changements de consommation prévus par les auteurs


Par Agra

Bovins viande : les exportations reculent début 2026, en vif comme en viande

Au premier trimestre 2026, les exportations françaises de viande bovine « ont subi un revers de 11 % comparé à 2025 », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 mars. Principale explication, selon l’Idele : la viande de jeunes bovins (JB), qui représente la moitié de l’export français, est « moins bien positionnée à l’export [en termes de prix] depuis mi-octobre comparée à certaines origines européennes ». Le marché européen du JB est « sous pression », explique l’Idele, car « les prix élevés et la réduction du pouvoir d’achat liée à la flambée des prix de l’énergie freinent la demande ».

De quoi accroître l’actuelle baisse saisonnière des cours. S’y ajoute une « forte hausse » des importations de viande bovine en provenance des pays tiers, qui viennent concurrencer les productions du Vieux continent. Fait marquant : au premier trimestre, le Brésil est devenu le premier fournisseur de l’Italie, détrônant la Pologne et la France, comme le souligne Les Marchés (groupe Réussir). De son côté, l’export en vif, spécialité française, recule aussi lourdement début 2026. En baisse depuis plusieurs années, les envois de broutards ont enregistré une baisse de 15 % au premier trimestre 2026, « avec seulement 261 000 têtes envoyées », selon l’Idele.


Par Agra

Viande/antibiotiques : le Brésil doit se mettre en conformité s’il veut continuer à exporter vers l’UE

Les Etats membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques qui exclut la viande brésilienne. Malgré l’entrée en vigueur de manière provisoire, le 1er mai, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, le Brésil ne pourrait plus exporter de viande bovine, équine, de volaille, d’œufs, de produits d’aquaculture, de miel et de boyaux vers l’UE à partir du 3 septembre.

«Nous avons étroitement collaboré avec les autorités brésiliennes sur cette question et poursuivrons nos échanges afin d’obtenir leur mise en conformité avec ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, l’UE pourra autoriser les exportations», précise la Commission européenne contactée par Agra. Pour figurer de nouveau dans cette liste, le Brésil va devoir «garantir le respect des exigences de l’UE concernant l’utilisation d’antimicrobiens pendant toute la durée de vie des animaux dont proviennent les produits exportés». Conformément à une réglementation européenne adoptée en février 2024, l’utilisation d’antimicrobiens en tant que facteur de croissance ou pour augmenter le rendement du bétail est interdite, de même que l’utilisation d’antimicrobiens réservés aux infections humaines pour traiter les animaux.

Source Agra