Mot-clé : Europe

Par Agra

Budget la PAC : la commission des Budgets du Parlement européen se prononce pour une hausse de 139 Md€

La commission des Budgets du Parlement européen a adopté le 15 avril (par 26 voix contre 9 et 5 abstentions) un projet de position sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE proposant une augmentation de 139,31 milliards d’euros du budget de la PAC. Les eurodéputés souhaitent réintroduire le second pilier de la PAC (supprimé par la Commission européenne dans sa proposition initiale) avec une enveloppe pour les zones rurales de 106,41 Md€. L’enveloppe consacrée aux aides aux revenus serait, elle, revue à la hausse de 26,6 Mrd€.

Au total, le budget de la PAC devrait donc atteindre donc 433 Mrd€ sur la période (contre 293,7 Md€ dans la proposition de Bruxelles), demandent les élus de la commission des Budgets. Globalement, ils se sont prononcés pour une augmentation de 10% du CFP répartis de manière égale entre les différentes rubriques. Bien que le rapport ne modifie pas la structure proposée par la Commission, les eurodéputés préviennent qu’ils «s’opposent fermement à la renationalisation du budget européen, rejettent l’idée d’une Union « à la carte » et avertissent que l’approche consistant à établir un plan par État membre pourrait porter atteinte aux politiques de l’UE, réduire la transparence et créer une concurrence entre les bénéficiaires».

Cette position sera soumise à un vote en plénière le 29 avril. Les États membres eux sont encore loin d’avoir une position dans ce dossier. Réunis à Nicosie (Chypre) les 23 et 24 avril, les dirigeants européens aborderont cette question avec l’objectif très ambitieux fixé par le président du Conseil européen, António Costa, d’aboutir à un accord d’ici la fin de l’année.

Source Agra


Par Agra

Future PAC : divergences au Parlement européen sur les indicateurs de performance

Les eurodéputés de la commission de l’agriculture ont entamé, le 8 avril, l’examen du cadre de suivi de la performance du futur budget de l’UE dont celui de la PAC. La rapporteur pour avis de la Comagri, la sociale-démocrate allemande Maria Noichl propose notamment dans son projet de réintroduire des indicateurs d’impact afin d’assurer un suivi des grandes tendances environnementales, économiques et sociales sur le moyen terme.

«L’efficacité et les changements concrets ne peuvent être correctement évalués qu’à travers l’impact» et «les États membres collectent déjà ces données», justifie Maria Noichl. Elle souhaite aussi «réintroduire la possibilité de demander aux États membres un plan d’action pour imposer des mesures correctives, si les objectifs politiques ne sont pas atteints». Des suggestions que les eurodéputés de droite (PPE, conservateurs, extrême-droite) n’ont pas soutenues lors de leurs interventions estimant que l’objectif de la PAC devait rester la sécurité alimentaire. Le vote sur ce dossier en Comagri est prévu pour le 14 juillet. Il sera ensuite transmis aux commissions des Budgets et du Contrôle budgétaire responsables sur le fond.

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Par Agra

Fruits et légumes : nouvelle hausse du budget espagnol pour les programmes opérationnels

Le ministère de l’agriculture espagnol a indiqué à la Commission européenne qu’elle souhaitait attribuer 413 millions d’euros (dont 85% d’aide européenne) aux programmes opérationnels des OP de fruits et légumes pour l’exercice 2026, soit une hausse de 5,8% par rapport à l’an passé, rapporte Copexhal (association des AOP espagnoles) le 11 mars. Le budget alloué par l’Espagne à ces dispositifs est sur une tendance haussière depuis l’institution du dispositif en 1997. L’aide concernera 407 organisations de producteurs de fruits et légumes. Les principales communautés autonomes bénéficiaires sont l’Andalousie, Murcie, la Communauté valencienne, la Catalogne, l’Aragon, l’Estrémadure et la Navarre.

Le ministère espagnol de l’agriculture justifie cette demande : les organisations de producteurs « génèrent de l’activité économique et de la valeur ajoutée, intègrent les producteurs pour consolider leur position et contribuent à la planification nationale de la production : tous ces avantages expliquent l’engagement ferme du ministère» . L’Espagne est le principal bénéficiaire de cette aide européenne, recevant 33 % du total, suivie de l’Italie (29 %) et de la France (15 %).

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Par Agra

PAC post-2027 : Macron défendra le maintien du budget français

A l’occasion de sa rencontre avec la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs au Salon de l’agriculture, le 21 février, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé qu’il défendra, dans le cadre des négociation du cadre financier pluriannuel de l’Europe (CFP) et du budget de la prochaine PAC, un maintien de l’enveloppe allouée à la France, ont indiqué les professionnels et l’Elysée. «Nous avons obtenu une amélioration substantielle de la copie l’année dernière, et nous voulons pouvoir dire aussi que les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC. Et c’est à la fois dans la discussion européenne et dans le budget français», a déclaré le Président, lors de l’inauguration.

En l’état des discussions, et malgré la récente rallonge proposée par la Commission européenne, l’enveloppe PAC de la France est annoncée en baisse de 13%. «Il faut à la fois garantir le revenu mais se battre aussi pour obtenir les montants pour moderniser nos exploitations agricole et notre industrie agroalimentaire», a poursuivi le Président. Lors de la visite d’une ferme il y a quelques semaines, Emmanuel Macron s’était dit favorable à des «objectifs de production européens». L’Elysée précise que leur déclinaison technique est encore ouverte. Cela pourrait mobiliser les programmes opérationnels (PO) pour certaines filières, ou le fonds pour la compétitivité en ce qui concerne les engrais.

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Par Agra

Salon de l’agriculture : la FNSEA attend Macron sur le budget de la future PAC

A l’occasion d’une conférence de presse le 19 février, le président de la FNSEA a indiqué ce qu’il attendait du Président de la République, qu’il rencontrera lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture le 21 février. Arnaud Rousseau attend Emmanuel Macron sur sa «manière de négocier le cadre financier pluriannuel» de l’Union européenne car «tout laisse à penser que la négociation aura lieu fin 2026 – début 2027, et qu’il portera donc la voix de la France». L’agriculteur estime que le chef de l’Etat avait «négocié un budget à la hauteur» pour l’actuelle programmation de la PAC, lui demandera «quelle est son ambition» pour la prochaine, soulignant la somme des priorités nouvelles affichées par l’Union européenne, comme le financement de la défense. «La ministre de l’agriculture a dit qu’il ne manquera pas un centime. Actuellement, sur les 9 milliards d’euros, il en manque un, et ce serait dramatique». Selon les calculs des Chambres d’agriculture, la France subirait, malgré la récente rallonge budgétaire proposée par la Commission européenne, une baisse de 13,3% de son budget PAC post-2027.

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Aveyron | Europe | Par La rédaction

Le Roquefort au Parlement européen : nouvelle dynamique à l’international

À l’initiative de la Confédération Générale de Roquefort, un colloque s’est tenu mardi 3 février au Parlement européen. Intitulé «Les appellations : un siècle de qualité, de culture et de durabilité au service des territoires européens, une stratégie pour l’avenir», cet événement a mobilisé une centaine de personnes venues échanger autour des enjeux des appellations (AOP/IGP). Pour la Confédération Générale de Roquefort, cette rencontre au Parlement européen constitue une déclinaison…


Par Agra

PAC : les auditeurs européens soulignent les incertitudes de la proposition de Bruxelles

Dans un avis publié le 9 février, la Cour des comptes européenne met en avant les risques et les incertitudes pour la prochaine PAC, dont les propositions ont été publiées en juillet. Les auditeurs européens avancent que la nouvelle architecture juridique de la PAC, intégrée dans un plan national plus global, ainsi que ses modalités de planification et d’adoption, plus complexes, risquent de retarder la mise à disposition des fonds. En outre, le fait que le montant total du budget de la PAC ne soit connu qu’après l’adoption des plans nationaux engendre une incertitude supplémentaire pour les bénéficiaires.

Par ailleurs, l’autorité de surveillance financière souligne que si la plus grande flexibilité accordée aux États membres devrait permettre une approche plus adaptée aux défis locaux, elle pourrait également mettre en péril le caractère commun de la PAC et entraîner des distorsions de concurrence entre les pays de l’UE. Elle appelle donc la Commission européenne à jouer efficacement son rôle renforcé en matière de pilotage via ses recommandations. Enfin, «le manque de clarté quant aux interventions qui devraient dépendre des réalisations et celles qui seront subordonnées à l’atteinte de valeurs intermédiaires et de valeurs cibles crée aussi une incertitude», affirme la Cour des comptes.

Source Agra


Par Agra

Influenza/bovins : une vache laitière testée positive aux Pays-Bas, premier cas en Europe

Aux Pays-Bas, une vache laitière a été testée positive au virus de l’influenza aviaire H5N1 le 15 janvier, selon le Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale sur la santé animale (BHVSI SA) de l’Anses daté du 27 janvier. « Le dépistage de ce bovin a été réalisé dans le cadre d’une enquête épidémiologique dans une ferme où un chat avait été confirmé infecté par un virus de l’IAHP H5N1 fin décembre 2025. La vache avait présenté une mammite et des signes respiratoires en décembre 2025 mais était rétablie au moment de la réalisation des prélèvements », indique l’Anses. Les autorités locales précisent que des tests PCR ultérieurs réalisés sur des échantillons individuels de lait, de lait de tank et de sang n’ont révélé aucune preuve de circulation virale active. D’autres tests sont en cours pour savoir si d’autres animaux ont été touchés par le virus. Tout le lait de la ferme a été pasteurisé, permettant d’éliminer le virus, et celui de la vache contaminée exclu de la consommation humaine du fait de la mammite. C’est le premier cas à l’échelle européenne d’une vache laitière touchée par le virus de l’influenza aviaire H5N1. Aux Etats-Unis, environ 1000 troupeaux de vaches laitières ont été touchés depuis 2024 par ce virus. En décembre, l’Efsa estimait le risque d’introduction en Europe très faible, et l’impact potentiel important, notamment pour la filière lait (voir notre enquête).


Aveyron | Par Eva DZ

AG de la FDSEA ce 30 janvier : qui est l’invité, Franck Sander ?

Franck Sander est l’invité de la FDSEA de l’Aveyron, pour son assemblée générale, vendredi 30 janvier à Baraqueville, placée sous le thème de la PAC post 2027. Présentation. © Germain Schmitt Où êtes-vous installé et en quelles productions ?F. Sander : «Je suis agriculteur en Alsace, au nord de Strasbourg dans le département du Bas-Rhin. Je suis installé depuis 2000, sur la ferme familiale, en production de houblon, grandes cultures…


Par Agra

Lait : face aux difficultés du marché, Bruxelles reste encore prudente

À l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture du 26 janvier, les ministres hongrois et italiens ont appelé la Commission européenne à prendre des mesures pour répondre à la baisse des cours sur le marché laitier de l’UE. La Hongrie souhaite obtenir l’utilisation de fonds issus de la réserve agricole et l’aide au stockage privé pour le fromage et le beurre. De son côté, l’Italie propose à Bruxelles la mise en place d’un «plan laitier européen extraordinaire» alliant différentes mesures de marché : soutien à la réduction volontaire de production, aide au stockage privé, intervention publique extraordinaire, campagnes de promotion exceptionnelles dédiées aux produits laitiers bénéficiant d’une appellation, ou encore recours au fonds européen d’aide aux plus démunis.

La plupart des États membres ont fait état de difficultés sur leur marché, tandis que les propositions ont été soutenues par une dizaine de délégations. De son côté, le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, reconnaît que la situation du marché s’est dégradée, mais estime qu’il est encore trop est trop tôt pour dire qu’il y a une crise du lait. Il précise aussi que la demande mondiale reste importante. Il se dit prêt à utiliser les instruments à sa disposition en cas de nécessité.

Source Agra