Mot-clé : emballages

Par Agra

Vin/réemploi : des bouteilles standards lancées à l’échelle nationale

L’éco-organisme Adelphe a présenté le 23 juin des bouteilles de vin réemployables, en vue d’un lancement national au mois de septembre. Trois modèles sont proposés via l’opérateur Go ! Réemploi, selon un communiqué. Le dispositif repose sur un service « clé en main », incluant la mise à disposition des bouteilles, la collecte, le lavage, l’inspection, le contrôle qualité, le stockage et la livraison retour. Son prix : 27,5 centimes par bouteille.

« Le réemploi ne peut changer d’échelle qu’avec des emballages standards, capables de simplifier la logistique, de mutualiser les flux et de créer un écosystème ouvert, explique Yannick Astesana, directeur délégué d’Adelphe. C’est précisément l’ambition des bouteilles de vin R-Cœur. » Disponibles en format Bordeaux (vert et transparent) et format Bourgogne (feuille morte), elles ont été « coconstruites et testées avec la filière ». Les bouteilles R-Coeur s’inscrivent dans le programme ReUse de la maison mère Citeo, qui vise à mettre en place un dispositif mutualisé de consigne pour réemploi en grande distribution. Une première phase régionale est en cours dans quatre régions (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France), avant un déploiement national prévu d’ici à 2027.


Par Agra

Plastique/agrofournitures : Adivalor élargit sa collecte à de nouveaux intrants

L’organisme de valorisation des déchets d’agrofourniture Adivalor va élargir son activité à de nouveaux intrants agricoles. Depuis « début avril », Adivalor collecte de nouveaux emballages de produits de nutrition animale et de désinfection, indique son directeur général Ronan Vanot. Un gisement annuel estimé à « une centaine de tonnes ». « Historiquement, on avait déjà les gros types d’emballages – bidons, fûts, seaux, big bag, sacs plastique, sacs papier. Là, on intègre aussi les octabin – qui sont des énormes cartons –, les sacs qui intègrent de l’aluminium, des sachets alumisés, des boîtes en polystyrène ». Au-delà, Adivalor espère inclure d’autres emballages à partir du 1er avril 2026 : les gaines semi-rigides, dont le gisement représente « autour de 2 000 t » ; les filets anti-insectes et climatiques, pour un gisement « de l’ordre a priori d’un millier de tonnes » ; les emballages de semences potagères (« moins d’une centaine de tonnes ») ; et les emballages des plastiques agricoles, dont l’étude de gisements n’est pas finie. En 2024, Adivalor a collecté « autour de 114 000 t de plastiques agricoles et 25 000 t d’emballages ».


Par Eva DZ

Fruits/légumes/vins/fromages : Strasbourg adopte la législation sur les emballages

A l’occasion de la dernière session plénière de la législature, les eurodéputés ont largement adopté (par 476 voix contre 129 et 24 abstentions) le compromis politique relatif au projet de règlement sur les emballages et les déchets d’emballages. Au niveau agroalimentaire, ce texte prévoit ainsi l’interdiction des plastiques à usage unique pour les fruits et légumes frais non transformés à compter du 1er janvier 2030, l’usage du papier restant cependant autorisé. Les colégislateurs se sont également accordés sur l’interdiction dès 2026 de l’ajout intentionnel de polyfluoroalkylés (PFAS) dans les emballages alimentaires.

Autre sujet de préoccupation : des objectifs contraignants pour 2030 et indicatifs pour 2040 en matière de réutilisation et de recharge ont été fixés pour le secteur des boissons. Toutefois, les vins et vins aromatisés, le lait et les boissons hautement périssables ne sont pas concernés. Enfin, l’exclusion des emballages légers en bois, en cire et en liège est confirmée. Le Conseil de l’UE doit maintenant formellement entériner le texte pour qu’il soit publié au Journal officiel et qu’il puisse ainsi entrer en vigueur.