Mot-clé : Egalim

Par Agra

Bio : la consommation augmente de près de 5% (en valeur) sur le premier semestre

La consommation de produits bio a progressé de 4,8% en valeur au premier semestre 2026, annonce l’Agence bio dans un communiqué le 23 septembre à l’occasion de la Journée européenne du bio. Une croissance dans le sillage de l’année 2025, marquée par la reprise de la consommation (+3,6%) selon les chiffres communiqués mi-juin. « C’est très significatif. Encore une année comme ça et on aura rattrapé complètement les 15% de baisse qu’on a pu avoir il y a quelques années » avec la crise inflationniste de 2022, s’est félicité son président, Bruno Martel, auprès de l’AFP. Pour autant, la marge de progression est encore forte.

Le bio représente « moins de 6% de la consommation à domicile, environ 1 % des approvisionnements des 250 000 restaurants et moins de 6 % des achats des 85 000 cantines », indique l’Agence qui rappelle les objectifs de l’État fixés pour 2030 (20% de bio en restauration collective selon la loi Égalim, 12% de bio dans toutes les assiettes selon la Snanc, 21% de SAU bio selon la loi d’orientation agricole). Côté production, sur le premier semestre, le nombre de producteurs bio est en hausse (+687) avec des entrées en bio qui progressent (+14%) et des sorties du bio en recul (-13%) par rapport à la même période l’an passé. Pour rappel, sur l’année complète 2025, le nombre d’exploitations engagées en bio avait diminué de 1,3 %, à 61 159 fermes.


Par Agra

Restauration collective : Bleu-Blanc-Cœur intègre le périmètre des produits Egalim

Les produits Bleu-Blanc-Cœur sont désormais reconnus parmi les produits éligibles aux objectifs de la loi Egalim pour la restauration collective, dans le cadre de la loi d’urgence agricole, qui a été promulguée le 18 août. Une reconnaissance attendue depuis près de dix ans par la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La loi Egalim fixe aux restaurants collectifs un objectif d’au moins 50 % de produits durables et de qualité dans leurs approvisionnements. L’article 8 de la nouvelle loi élargit le périmètre des produits pouvant être comptabilisés en créant une catégorie dédiée aux démarches reposant sur des « externalités environnementales et caractéristiques nutritionnelles objectivées, attestés par un système de certification ».

Née en 2000, Bleu-Blanc-Cœur est une démarche agricole et alimentaire française qui vise à améliorer la qualité nutritionnelle et environnementale de l’alimentation. Elle repose notamment sur une alimentation animale diversifiée, intégrant des fourrages et des graines naturellement riches en Omega 3, comme l’herbe, la luzerne, le lin ou la féverole. Le modèle revendique ainsi une approche dite « Une seule santé », reliant santé des sols, des animaux et des consommateurs.


Par Agra

Restauration collective/objectifs Egalim : le Sénat ajoute une cible pour les Siqo

A l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence en séance publique le 30 juin, les sénateurs ont adopté, avec avis de sagesse du gouvernement, un amendement visant à ajouter un objectif de 10% de signes de qualité (Siqo) autres que la bio dans les objectifs d’approvisionnement Egalim des cantines publiques. Cet amendement avait été proposé pour faire face à l’ouverture à de nombreux cahiers des charges proposée en commission des affaires économiques par les sénateurs, via la création d’une nouvelle catégorie de produits disposant d’un «agrément Egalim compatible », et l’ouverture aux produits de montagne. Mais en séance, les sénateurs ont supprimé ces deux dispositions. Ils ont toutefois retoqué la demande du gouvernement de fixer à 2029 la fin de l’éligibilité des produits bénéficiant de la certification environnementale des entreprises (C2E) de niveau 2 ; ils ont maintenu la version des sénateurs de la commission des affaires économiques qui avaient supprimé la date limite proposée par la loi Climat et résilience, à 2026. Les sénateurs ont par ailleurs supprimé la règle proposée à l’Assemblée d’un minimum de 80% de produits français dans la restauration collective.


Par Agra

Relations commerciales : Genevard renvoie Egalim 4 à l’élection présidentielle

A l’occasion d’une audition au Sénat le 15 avril, la ministre de l’agriculture Annie Genevard a renvoyé la question d’un projet de loi sur les relations commerciales (Egalim 4) à l’élection présidentielle. «Rebâtir un cadre commercial respectueux du travail du monde agricole, tout en pacifiant les relations nécessite des orientations fondamentales que seule un débat démocratique comme l’élection présidentielle pourra trancher».

En janvier, la ministre de l’agriculture avait prévu d’aborder la question en deux temps : une proposition de loi sur le seuil de revente à perte (SRP + 10) au printemps, puis un projet de loi Egalim 4, sans préciser de calendrier. Finalement, une loi d’urgence agricole a été promise par le Premier ministre, qui a été assortie d’un volet dédiée à la défense du revenu des agriculteurs, incluant une proposition de «tunnel de prix» pour les filières qui sont intéressées, et des dispositifs de consolidation des organisations de producteurs (OP). La déclaration de la ministre sous-entend que les débats parlementaires n’ouvriront pas le texte à une réforme plus profonde des relations commerciales. Quant à la proposition de loi sur le SRP, déposée par le député Stéphane Travert (Renaissance), elle n’a toujours pas été inscrite au calendrier d’examen parlementaire.

Source Agra


National | Par Actuagri

La loi d’urgence agricole sur les rails

Les ministères de l’Agriculture (MinAgri) et de la transition écologique (MTE) ont dévoilé à la presse le 7 avril les grandes lignes du projet de loi d’urgence agricole présentée le 8 avril au Conseil des ministres. Ce texte se veut avant tout « pratique » et « concret », indique-t-on au gouvernement. Le « projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » qui a été présenté…


Par Agra

Cantines/objectifs Egalim : le gouvernement accentue la pression sur l’administration

A l’issue d’un séminaire avec les secrétaires généraux des ministères, relatif à l’atteinte des objectifs Egalim dans la restauration collective de l’Etat, les ministres de l’Agriculture et des Comptes publics ont annoncé, dans un communiqué paru le 31 mars, plusieurs mesures visant à accentuer la pression sur l’administration. Annie Genevard et David Amiel ont demandé aux Secrétaires généraux des ministères d’établir, d’ici la fin du premier semestre, des «plans de correction» qui «fixent les moyens d’augmenter à brève échéance l’achat durable et de qualité» et d’«augmenter drastiquement les achats d’origine européenne et en soutien à la Ferme France ». David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’Etat assurerait un contrôle systématique des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’Etat ou ses opérateurs. Dans le projet de loi d’urgence agricole (LUA) transmis au Conseil d’Etat, le gouvernement a élargi la liste des produits comptabilisés dans les objectifs Egalim aux produits sous Siqo qui ont subi une préparation simple, après laquelle la composition du produit préparé demeure très majoritairement (à 95%) composé du produit sous SIQO hors Bio.


National | Par Actuagri

La loi d’urgence agricole transmise au Conseil d’État

La loi d’urgence agricole annoncée par le gouvernement de Sébastien Lecornu réclamée par la FNSEA et JA lors des manifestations au mois de janvier a été transmise au Conseil d’État le 9 mars. Celui-ci a environ trois semaines pour l’examiner avant sa présentation au Conseil des ministres du 8 avril. Entre simplification administrative, gestion de l'eau, prédation, moyens de production et renforcement de la loi Égalim, la loi d’urgence agricole,…


National | Par La rédaction

Le gouvernement mise sur les «contrats d’avenir» et le 100 % origine UE

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est déplacé le 30 janvier dans une exploitation d’amandiers à Baigneaux (Eure-et-Loir). Il y a annoncé une réforme de la commande publique et le déploiement des «contrats d’avenir», notamment réclamés par les Jeunes agriculteurs. © capture X-JA C’est entouré de trois ministres* que le chef du gouvernement a effectué un déplacement sur une exploitation eurélienne produisant des amandiers. Tout un symbole dans ces terres qui…


Par Agra

Négociations commerciales : Papin veut promouvoir les contrats tripartites pluriannuels

Auditionné par les sénateurs réunis en commission des affaires économiques le 20 janvier, le ministre du Commerce et des PME Serge Papin a donné son sentiment sur la manière d’améliorer les négociations commerciales en cours. Selon lui, il faudrait promouvoir, pour les marques nationales fabriquées par les PME, des contrats tripartites pluriannuels, comme cela se fait déjà pour les marques de distributeurs. « La pluriannualité sera la meilleure façon de sortir du rapport de forces entre distributeurs et fournisseurs », a-t-il indiqué. Il a rappelé les avancées obtenues par Egalim, notamment la construction du prix en marche avant et la sanctuarisation de la matière première agricole, des points sur lesquels il va se montrer « très attentif » pour les négociations 2026. Le ministre a mis en lumière les progrès obtenus quant au nombre de contrats signés par les PME à date, plus important que les années précédentes, grâce à la charte signée en décembre. Il a aussi rappelé que les centrales d’achat européennes seront bien contrôlées par la DGCCRF (fraudes), sans pouvoir s’exprimer sur la centrale Everest, dont les fournisseurs dénoncent les pratiques consistant, selon, à contourner la loi française.


Par Agra

Restauration collective : l’objectif Egalim se rapproche un peu en 2025, chiffres peu fiables

À l’issue d’une réunion du Conseil national de la restauration collective (CNRC) le 26 novembre, la ministre de l’Agriculture a dévoilé les résultats de la campagne 2025 de télédéclaration des achats des restaurants collectifs, qui semblent indiquer une stagnation dans l’atteinte des objectifs d’approvisionnement de la loi Egalim. Les données d’achats 2024 montrent une légère baisse de la part des produits bio (11,8 %, contre 14 % l’an passé) et une progression des «produits durables et de qualité » (29,5 %, contre 25,3 % l’an passé). Le ministère note une progression du nombre de participants (40 % des sites de restauration collective, contre 20 % en 2024), ce qui ne lève toutefois pas les doutes sur la fiabilité de ces chiffres, la télédéclaration étant volontaire, et donc possiblement sujette à d’importants biais de sélection de l’échantillon. Le ministère note par exemple que les cantines télédéclarant depuis trois ans sont en avance sur les autres, leurs parts atteignant plus de 15 % en bio et plus de 32 % en « produits durables et de qualité ». Le ministère précise enfin que le bilan statistique complet, en cours de transmission au Parlement, sera prochainement publié dans la rubrique Documentation de la plateforme numérique « ma cantine ».