Mot-clé : Déficit fourrager

Aveyron | Par Marion GHIBAUDO

Dégâts de gibier : Des dégâts aggravés par la sécheresse et le déficit fourrager

En 2026, les dégâts causés par le gibier sont plus difficiles à gérer pour les agriculteurs, notamment en raison du déficit fourrager lié à la sécheresse : les récoltes étant déjà faibles, toute perte supplémentaire creuse davantage ce déficit. Le sanglier est l’un des principaux responsables des dégâts causés par la faune sauvage dans les parcelles agricoles, s’attaquant au maïs, aux céréales, mais aussi aux prairies - qui représentent 85…


Par Agra

Sécheresse : les chambres proposent des bilans fourragers gratuits ou à bas coût

Face aux déficits fourragers dus à la sécheresse historique de cet été, les chambres d’agriculture proposent, partout en France, des bilans fourragers « gratuitement ou à coût extrêmement réduit », a indiqué Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 9 septembre. « On a vu de la sidération chez les éleveurs cet été », a-t-il noté, avec parfois « des difficultés à prendre la mesure de la perte ». Les besoins semblent au rendez-vous : en Normandie – région qui ne figure pas parmi les plus touchées cet été –, « nous avons prévu de réaliser plus de 200 bilans », a illustré M. Windsor.

Par ailleurs, une enquête menée auprès du réseau des chambres fait apparaître de grandes difficultés à venir dans plus de trente départements. Avec des déficits fourragers « de très grande ampleur » et des problèmes de transport, quatre départements font face à « un risque explicite de rupture d’alimentation des troupeaux à court terme » (Cantal, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées). Dans 28 autres départements, « des achats massifs de fourrages deviennent nécessaires », et une future décapitalisation est « évoquée » (Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Alpes, sud du Massif central jusqu’aux Pyrénées).


Par Agra

Sécheresse : réflexions sur l’import de fourrages, dans un marché européen en manque

Pour faire face au déficit de fourrages provoqué par la sécheresse, « le ministère de l’Agriculture essaie d’identifier des pays européens qui auraient du fourrage disponible », a indiqué Sébastien Windsor, le président de Chambres d’agriculture France, le 9 septembre en conférence de presse. Une démarche qui se heurte à deux freins majeurs : la disponibilité et le prix. Les conditions extrêmes de cet été ont touché une large partie de l’Europe. Selon le dernier bulletin de l’observatoire Mars (Commission européenne), paru le 24 août, il n’y aurait guère que la Suède, la Finlande et les pays baltiques à connaître « des conditions plus favorables » à la pousse de l’herbe.

La Pologne se distingue aussi par « une biomasse proche de la moyenne », contrairement à tous les autres pays européens. « Parmi nos voisins proches, aucun ne semble en capacité d’exporter des fourrages », indique Soline Schetelat, chargée d’études à l’Idele (Institut de l’élevage), interrogée par Agra Presse lors d’une visioconférence. « Je ne pense pas que l’on soit capable d’équilibrer un bilan fourrager à l’échelle européenne aujourd’hui. » Conséquence de la pénurie, les fourrages se négocient à des prix très élevés. « Pour ce qui est des flux d’importation, le prix est au centre des débats, note Sébastien Windsor, car tous nos voisins sont aux achats. »