Mot-clé : Consommation

Par Agra

Porc : première hausse du prix en Espagne depuis l’entrée de la PPA

L’Espagne enregistre sa première hausse de prix directeur depuis la détection de la PPA (fin novembre en Catalogne) et depuis l’été dernier, constate le Marché du porc français dans sa lettre hebdomadaire de conjoncture internationale du 19 février. Le pays «pourrait s’inscrire dans cette tendance pendant quelques temps», commente, peut-on lire. Ce rebond de 1,5 centime d’euro au-dessus d’1 euro/kg intervient alors que la peste porcine africaine persiste chez les sangliers autour du premier foyer près de Barcelone, et que les marchés tiers majeurs, dont le Japon et les Philippines, restent fermés aux viandes porcines espagnoles.

L’Allemagne enregistre aussi sa première hausse depuis l’été, gagnant 5 centimes à 1,5 euros/kg, les surplus ayant été résorbés, est-il expliqué. Ce pays s’inscrit à son tour dans la «dynamique haussière» venant de s’amorcer en Espagne, selon le commentaire diffusé par le MPF le jeudi 19 février à l’issue de la séance du cadran de Plérin. Une séance qui a été marquée par des enchères «très recentrées» autour de la moyenne établie à 1,410 euro/kg. Ce qui traduit, selon le commentaire, «un souhait clair de stabilité».

Source Agra


Par Agra

No-low : seuls 14 % des Français ont participé au Dry January (sondage)

D’après un sondage Ipsos bva, « plus d’un Français sur dix a tenté de participer » au Dry January. Son commanditaire La Brasserie Parallèle note une déperdition par rapport à l’enquête OpinionWay menée avant ce défi du mois sans alcool. « Alors qu’un quart des Français déclaraient en amont vouloir relever le défi, ils sont finalement 14 % à avoir effectivement participé au Dry January, avec succès ou non », selon un communiqué. Parmi eux, 28 % ont respecté une abstinence totale durant tout le mois de janvier. 23 % des participants, qui s’étaient fixé le même objectif, ont finalement réduit leur consommation. 18 % ont tenté le Dry January avant d’y renoncer au cours du mois. L’étude OpinionWay montre par ailleurs que 67 % des Français ont déjà tenté de réduire leur consommation d’alcool. Plusieurs stratégies se distinguent : fixer une quantité limite d’alcool par soirée (52 %), ne pas boire avant une certaine heure (51 %), s’interdire les alcools forts (47 %), abstinence pendant une certaine période (45 %), avoir des jours sans alcool dans la semaine (44 %). Autre enseignement, 43 % des sondés regrettent le manque d’options sans alcool dans les bars et restaurants.


Par Agra

Alimentation : la consommation française à domicile repart à la hausse en 2025

La consommation alimentaire à domicile est repartie à la hausse en France en 2025, à +2,6% sur un an en valeur, selon les données du panel consommateurs Worldpanel by Numerator qui suit les achats de produits de grande consommation (PGC) et de produits frais traditionnels (PFT). Avec 137,5 milliards d’euros dépensés, il s’agit du niveau le plus élevé des dernières années, à +22% par rapport à 2022. Les PGC, qui représentent 71% des achats alimentaires, sont en hausse en volume à +1,2% en 2025 vs 2024, tandis que les PFT progressent de 2,4%. Cette reprise est d’autant plus notable qu’elle fait suite à plusieurs années de baisse de la consommation. Les PGC et les PFT étaient en recul chaque année depuis 2021. Même changement pour les marques nationales dont les ventes redeviennent positives (+0,8%) en 2025 vs 2024, et pour la première fois depuis 2022. Les marques de distributeurs continuent leur progression soutenue à +1,4% par rapport à l’année précédent. Autre évolution notable : la stabilisation des ventes de PGC et de produits frais en libre-service (FLS) bio en GMS, une première après 4 années de recul, selon les données du panel distributeurs Circana. Les MDD bio se renforcent encore par rapport aux marques nationales en 2025, représentant 35,9 % des ventes de produits bio en GMS, soit + 2,5 % vs 2019.


Par Agra

Consommation : les achats des seniors résistent à l’inflation, montre FranceAgriMer

Selon une étude de FranceAgriMer mise en ligne le 20 janvier, les dépenses alimentaires à domicile des seniors (à partir de 65 ans) ont été les seules à augmenter en 2021, année post-covid de reflux de la consommation, et elles ont davantage augmenté que celles des autres tranches d’âge les années d’inflation suivantes, « grâce notamment à un pouvoir d’achat important en moyenne ». Ces achats « résilients », selon le terme du compte-rendu, comportent davantage de viandes que la moyenne (55 kg/an vs 44 kg/an), de fruits et légumes bios (6,2 kg/an vs 3,9 kg/an), de produits frais en général ainsi que de plats préparés (11 kg/an vs 10 kg/an), et relativement peu d’alternatives aux produits animaux. La dépense moyenne des seniors se composait en 2024 à 20% de viandes et à 17% de produits laitiers. L’office justifie son étude par la progression de la part âgée de la population, les naissances déclinant, et par l’importance des dépenses alimentaires des seniors. Ainsi en 2024, les ménages de 65 ans et plus ont dépensé 40 milliards d’euros pour leur consommation alimentaire à domicile. C’est 30% de la consommation à domicile totale. FranceAgriMer a exploité pour cette étude les données Worldpanel by Numerator.


Par Agra

Viande : après une année 2025 compliquée, les Viandes Limousines veulent rebondir

Comme attendu, les Viandes Limousines Label rouge (bœuf, porc, veau et agneau) ont subi en 2025 une baisse quasi généralisée de la production et des volumes vendus, a indiqué Limousin Promotion (ODG) le 19 janvier en conférence de presse. Comme en 2024, l’agneau du Limousin et le veau du Limousin élevé sous la mère enregistrent les plus fortes chutes de volumes commercialisés, de respectivement 21,3 % et 20,5 % en un an (chiffres de décembre 2025). Ces productions « demandent beaucoup d’investissement sans pour autant être suffisamment valorisées ensuite », explique l’ODG dans un communiqué. De son côté, le bœuf Limousin recule de 9,3 %. Seul le porc du Limousin reste stable (+0,4 %), alors qu’il était en forte progression en 2024. Autre fait marquant : les Viandes Limousines perdent 400 éleveurs en un an (à 5 075) et autant de points de vente (à 1 175). La niveau élevé des prix à la production a bénéficié aux éleveurs, mais a ralenti la consommation. Pour rebondir en 2026, les Viandes Limousines misent sur la communication et sur « un accompagnement renforcé des distributeurs ». La filière compte notamment sur les bouchers, appelés à « faire preuve de pédagogie avec leurs clients pour leur expliquer pourquoi les prix de la viande augmentent » et à « adapter la vente au souhait du consommateur et à son budget ».


Par Agra

Lait : les labels peinent à convaincre les acheteurs de leur valeur ajoutée (sondage)

Moins d’un tiers des consommateurs (30 %) estiment qu’il est très important qu’un produit laitier porte un label (Siqo, bio, marques collectives, etc.), une mention ou un score lors d’un achat, selon l’étude Worldpanel de Numerator présentée par le Cniel (interprofession laitière) le 18 décembre. De même, ils restent peu enclins à payer davantage pour un produit alimentaire portant un label, une mention ou un score : en 2025, ils sont 35 % à être opposés à payer plus un produit porteur d’un label qu’ils connaissent, contre 36 % en 2023 et 26 % en 2020. Tous produits confondus, le label bio jouit d’une très forte notoriété, mais il est distancié en termes d’image en se classant 15e parmi 28 logos testés auprès des sondés. Pour les produits laitiers, les consommateurs sont bien plus partants pour des produits fabriqués en France ou porteurs du Nutri-Score, que pour ceux porteurs du logo AB (bio). Alors que près d’un consommateur français sur deux « ne croit pas au bio », la multiplication des logos, labels, marques collectives ou scores semble nuire à la lisibilité de l’offre en magasins. Une mention comme « zéro résidus de pesticides » est plus incitative à l’achat que le logo AB.


Par Agra

Lait bio : la consommation de crème et d’ultra-frais bio repart à la hausse

Les ventes en volume de produits laitiers biologiques évoluent de façon contrastée en grandes surfaces, selon les dernières données disponibles de Circana, présentées par le Cniel (interprofession) le 18 décembre. «La consommation de produits laitiers bio semble avoir enfin atteint son plancher, et les signaux positifs se multiplient», explique Corentin Puvilland, économiste Cniel. «La stabilisation définitive se fait encore attendre dans trois catégories». Lait liquide (-3,3 % en 2025 vs 2024), beurre (-5,1 %) et fromage (-3 %) sont toujours orientés à la baisse depuis le recul entamé début 2021, mais le rythme ralentit depuis 2024. La crème (+0,8 %) et l’ultra-frais (+2,5 %) sont en progression depuis 2025, après plusieurs années de baisse. Les hausses sont particulièrement fortes pour le mois de novembre, comparé à novembre 2024 : +2,5 % pour la crème et +5,3 % pour le beurre.

Autre signe positif : la reprise des fabrications de produits laitiers qui sont en hausse de 6 % sur les six derniers mois de 2025 par rapport à 2024. Pour l’avenir, «les fabrications devraient continuer d’augmenter» pour faire face à une demande qui redémarre. Mais il y a un risque de manquer de lait bio à cause des cessations d’activité d’éleveurs qui atteignent un niveau record.

Source Agra


Par La rédaction

Energie : des économies à la clé

Production, consommation, équipements de l'exploitation, l'énergie est un poste important dans les charges opérationnelles des structures agricoles. Un dossier pour faire le point sur les économies possibles.


Par Agra

Vin bio : ventes en «hausse constante», malgré un décrochage en grande distribution

L’interprofession Sudvinbio a souligné le 18 novembre une croissance régulière des ventes de vin biologique, malgré leur décrochage en grande distribution. Elles atteignent 1,878 milliard d’euros en 2024, marquant une « hausse constante » (+7 % par rapport à 2023), a indiqué le président Julien Franclet en conférence de presse. L’évolution est la même en volume, à 2,856 Mhl (+7 %). En phase avec « une mutation de la consommation », le vin bio s’inscrit dans le « boire moins mais mieux », d’après lui. La plupart des circuits de distribution profitent de cette dynamique. Chez les cavistes, les ventes de vin bio affichent en valeur +13 % l’an dernier, en CHR (cafés, hôtels, restaurants) +12 %, à l’export +10 %, en vente directe +10 %, dans les magasins bio +2 %. Seule la grande distribution est dans le rouge, à -8 % (après -4,6 % en 2023). Une situation qui pénalise notamment les caves coopératives et le négoce, dont 22 % des volumes sont écoulés en GMS. Mais Sudvinbio veut « soutenir la consommation sur l’ensemble des circuits car les volumes de production excèdent encore la demande ». Entre 2010 et 2024, les surfaces de vignes bio ont été multipliées par sept (à environ 142 000 ha), rappelle l’interprofession, notant toutefois « une décélération des conversions » (22 702 ha en 2024 contre 39 475 ha en 2023).


Par Agra

Viande bio : 3ème année de baisse consécutive pour les bovins et ovins (Interbev)

En baisse de 9 % sur un an et de 29 % depuis 2021, « la production de viande bio recule pour la troisième année consécutive » en 2024, annonce l’interprofession bétail et viandes (Interbev) dans un communiqué le 7 octobre. Selon son observatoire, les abattages d’ovins et de bovins bio s’établissent à 28 236 téc. Premiers touchés, les ovins ont pâti en même temps de « la difficulté de trouver des débouchés sur le marché bio » et d’un « besoin d’agneaux sur le marché conventionnel » (notamment lié à la FCO). Résultat : une « réaffectation vers le marché conventionnel », « principale raison » de la chute des abattages (-22 %). Du côté des bovins, les abattages allaitants (-11 %) connaissent un recul plus marqué que les laitiers (-3 %). En raison de la pénurie d’animaux, le niveau de prix des animaux bio s’est retrouvé « comparable au conventionnel », d’où « une baisse des volumes valorisés » en bio. Concernant la consommation, seuls deux débouchés sont en croissance : les magasins spécialisés (+8,8 %) et la restauration collective (+14 %, notamment grâce aux lois Egalim et Climat). Les autres débouchés reculent : -6,4 % en GMS, -5,5 % en vente directe et -2,08 % en boucheries traditionnelles. Toutefois, Interbev souligne la « capacité d’adaptation de la filière », avec la « stabilisation » du nombre d’exploitations (13 301).