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Par Agra

Climat : l’agroclimatologue Serge Zaka placé sous protection policière (presse)

Spécialiste des effets du dérèglement climatique sur l’agriculture, l’agroclimatologue Serge Zaka a révélé, le 31 décembre au micro d’Ici Hérault, avoir été placé sous protection policière du ministère de l’Intérieur, après avoir reçu de « nombreuses » menaces de mort liées à ses prises de parole publiques. Très présent sur les réseaux sociaux, M. Zaka y décrypte les effets concrets du réchauffement climatique sur l’agriculture. Ces derniers jours, l’agroclimatologue a notamment dénoncé l’emballement médiatique autour de l’épisode de froid observé en France en décembre, qualifié à tort de « vague de froid ». Il rappelle que cette notion repose sur des critères scientifiques précis qui n’étaient pas réunis. Selon lui, ce type de confusion nourrit les discours climatosceptiques et contribue à la violence des réactions en ligne. À la suite de son intervention, M. Zaka a été la cible, pendant 72 heures, d’un flot d’insultes et de menaces sur le réseau X, mais également par mail et SMS, comme il l’a précisé sur son compte LinkedIn.


Par Agra

Climat : 2025 sera encore parmi les années les plus chaudes de l’histoire en France

Conséquence du changement climatique, l’année 2025 figurera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une température moyenne supérieure de 1°C par rapport aux normales climatiques, selon un bilan provisoire de Météo-France paru le 15 décembre. Les trois années les plus chaudes observées en France sont toutes intervenues après 2020, et les dix années les plus chaudes après 2010. Selon l’établissement public, cette année devrait se classer au troisième ou quatrième rang des années les plus chaudes en France depuis le début des mesures en 1900, sans toutefois dépasser les records établis en 2022 et 2023. Reste que 2025 aura été marquée par plusieurs épisodes de températures « anormalement élevées au cours des mois de mai, juin, août, novembre et décembre », souligne l’établissement public. À l’échelle mondiale, 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, quasiment au même niveau que le record de 2023, selon les données de l’observatoire européen Copernicus. En France, la température moyenne annuelle de cette année est estimée à « environ 14°C, soit une anomalie de 1°C au-dessus de la normale 1991-2020 », indique Météo-France. Selon les projections climatiques de Météo-France (TRACC), si les tendances actuelles se poursuivent, le réchauffement climatique de la France atteindra les +2,7°C d’ici 2050 et les +4°C d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.


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Climat : 2025 en passe d’être une des trois années les plus chaudes dans le monde

L’année 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, à égalité avec 2023, selon des données publiées le 9 décembre par l’Observatoire européen Copernicus. « L’anomalie de température moyenne mondiale pour la période de janvier à novembre 2025 est de 0,60° C au-dessus de la moyenne 1991-2020, ou 1,48° C au-dessus de la référence préindustrielle de 1850-1900 », avant que le climat ne se réchauffe durablement sous l’effet de l’activité humaine. L’année 2025 présente un niveau identique à celui de 2023, en attendant la publication des statistiques pour décembre et le bilan annuel, qui pourrait donc placer 2025 derrière le record historique de température établi en 2024. Le dérèglement climatique engendré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs. Et novembre « a été marqué par plusieurs phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des cyclones tropicaux en Asie du Sud-Est, qui ont provoqué des inondations catastrophiques à grande échelle et causé des pertes humaines », détaille Copernicus. À l’échelle mensuelle, novembre 2025 a été le troisième mois de novembre le plus chaud de l’histoire après 2023 et 2024, avec une température moyenne à la surface du globe de 14,02° C, soit 0,65° C au-dessus de la moyenne 1991-2020.


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Climat : la France accueille le Giec, dans un contexte d’éclatement du consensus international

La France accueille le 1er décembre près de 600 experts du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour entamer les travaux de son prochain rapport, dans un contexte d’éclatement du consensus international sur le changement climatique. Le rapport doit paraître en 2028 ou 2029. D’ici là, les travaux devraient être entravés par la position hostile des États-Unis. À la tribune de l’ONU, à New York en septembre, le président américain Donald Trump avait qualifié la lutte contre le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ». La France, à l’inverse, cherche à sauver les engagements pris par les États lors de l’Accord de Paris, en 2015, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Lors de l’ouverture de cette réunion de cinq jours, la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est inquiétée, en plus de la hausse des températures, de « la montée de la désinformation liée au climat ». Le dernier rapport en date du Giec, paru en mars 2023, montrait que la planète était en route pour franchir au début des années 2030 la limite de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère dite pré-industrielle. Depuis, des scientifiques ont estimé que ce plafond risquait fort d’être enfoncé avant 2030.


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Climat : le bilan de la COP30, entre faibles avancées et engagements volontaires

La conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui s’est achevée le 22 novembre à Belem au Brésil, a produit quelques textes onusiens adoptés par consensus des pays, mais également des engagements volontaires, hors du processus de négociations. La COP30 adopte le lancement d’une «initiative volontaire» pour les pays qui souhaitent collaborer pour une réduction accrue de leur pollution carbone afin de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. La conférence n’a pas adopté de «feuille de route» explicite de sortie des énergies fossiles. En réponse, le président brésilien de la COP30 a annoncé son intention d’en lancer une sur ce sujet ainsi qu’une autre contre la déforestation, pour les pays volontaires. Par ailleurs, le texte issu de la COP demande des «efforts pour au moins tripler» en dix ans l’aide financière pour l’adaptation climatique des pays en développement à l’horizon 2035, par rapport à l’objectif annuel de 40 milliards par an pour 2025. Cela sert par exemple à aider les agricultures à se préparer aux sécheresses… Au total, les pays développés ne se sont pas engagés à augmenter l’enveloppe globale de leurs financements climatiques, soit un horizon de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. Tout effort sur l’adaptation se fera à l’intérieur de cette enveloppe. Hors des décisions officielles de la COP, le Brésil a lancé un fonds d’un nouveau genre pour protéger les forêts. Plusieurs engagements volontaires de pays ont vu le jour concernant le méthane, deuxième plus important gaz à effet de serre après le CO2, le quadruplement des «carburants durables», ou encore le charbon, avec l’annonce par la Corée du Sud de son élimination progressive dans ses centrales électriques.


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Climat : l’Occitanie appelle l’État et l’Europe à soutenir son plan de « résilience »

La région Occitanie a présenté le 14 novembre son plan « Ambition Occitanie Résiliente », qui vise notamment l’adaptation au changement climatique, et pour lequel elle demande le soutien financier de l’État et l’UE. Annoncé au lendemain de l’incendie historique qui a ravagé les Corbières cet été, ce plan vise « à renforcer, à l’horizon 2050, la protection de la population, des activités et de la biodiversité, prévenir les effets du dérèglement climatique tout en assurant un développement équilibré, juste et durable », selon un dossier de presse. L’exécutif régional veut y consacrer 14,5 Md€ : 2 Md€ de la région, 4,6 Md€ « demandés à l’État », 5,3 Md€ « demandés à l’UE » et 2,6 Md€ provenant des « autres cofinanceurs (collectivités, porteurs de projet privés, banques, etc.) ». Dans le détail, il comprend neuf plans sectoriels (agriculture, « énergie décarbonée », biodiversité, eau, etc.), qui seront « proposés aux élus régionaux entre novembre 2025 et juin 2026 ». Le plan pour la « souveraineté alimentaire et l’agriculture » sera présenté en juin 2026. Réunis en session plénière le 14 juin, les conseillers régionaux ont adopté les deux premières déclinaisons, consacrées à la réindustrialisation et à la biodiversité (création de deux réserves naturelles régionales par an, extension des sites Natura 2000, plantation d’un million d’arbres, etc.).


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Climat : l’agriculture européenne peut fortement réduire ses émissions (rapport d’ONG)

Des réductions allant de 25% à 59% des émissions de gaz à effet de serre agricoles de l’UE (en 2050 par rapport à 2023) sont possibles, selon les études et les scénarios analysés dans un rapport publié le 12 novembre par l’IEEP (Institute for European Environmental Policy) à la demande du Bureau européen de l’environnement (EEB). Contrairement aux affirmations disant que les émissions de GES du secteur agricole seraient «naturelles» ou «résiduelles» et donc «impossible à réduire», «les preuves sont là: l’UE peut atteindre ses objectifs climatiques tout en construisant un système agroalimentaire plus résilient pour tous», souligne l’ONG. Les réductions identifiées dans le rapport passent notamment par des avancées technologiques. Pour la production végétale, l’utilisation d’inhibiteurs de nitrification dans les engrais de synthèse est systématiquement identifiée comme un facteur central de réduction des émissions. Dans le secteur de l’élevage, le plus fort potentiel technologique d’atténuation est associé aux additifs alimentaires. Mais la quasi-totalité des scénarios prévoient aussi une baisse de la production animale et une réduction des cheptels, bien que l’ampleur de ces changements varie.


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Climat : The Shift Project lance un réseau d’agriculteurs consacré à la transition

Le think tank The Shift Project a annoncé, dans un communiqué du 6 novembre, le lancement d’un réseau apartisan et asyndical d’agriculteurs, baptisé « Agri2050 ». Prévu pour être inauguré le 29 novembre, ce réseau – matérialisé par une communauté WhatsApp dédiée – vise à rassembler les agriculteurs de tous horizons afin de les fédérer autour de la transition agricole, et à réfléchir depuis le terrain à la manière de la mettre en œuvre concrètement. « L’objectif de cet espace de dialogue entre professionnels est de faire émerger des consensus, d’apaiser et dépolariser le débat sur la transition du secteur, sans entrer dans les conflits idéologiques, syndicaux ou partisans », précise le think tank. À plus long terme, Agri2050 a pour objectif de porter ces préoccupations dans le débat public par la voix des agriculteurs engagés dans le réseau. En décembre 2024, le rapport du Shift Project intitulé « La grande contribution des agriculteurs » avait révélé que 80 % des agriculteurs sont inquiets pour la viabilité de leur ferme face aux enjeux climatiques et environnementaux. Encore davantage se disent prêts à s’engager dans une transition pour une agriculture plus résiliente. Or, beaucoup estiment que leurs inquiétudes sont mal représentées dans les débats sur l’avenir de leur secteur, selon le rapport.


Par Agra

Le dépassement de l’objectif de 1,5 °C est «inévitable» selon l’ONU

L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) sera inévitablement dépassé ces prochaines années, a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le 22 octobre, devant l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies. Selon de nombreux climatologues, ce seuil de 1,5°C – objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris de 2015 – sera très probablement atteint avant 2030, la planète utilisant toujours plus d’énergies fossiles. Le climat est déjà en moyenne 1,4°C plus chaud aujourd’hui, selon l’observatoire européen du changement climatique Copernicus. M. Guterres a déclaré que les derniers plans nationaux pour réduire les émissions de carbone sont loin d’atteindre l’objectif de 1,5°C. Or, les scientifiques soulignent l’importance de contenir le plus possible le réchauffement climatique, chaque fraction de degré supplémentaire entraînant plus de risques.

«La science nous indique qu’une ambition bien plus grande est nécessaire», a relevé M. Guterres, appelant de nouveau les pays de la COP30 à «convenir d’un plan crédible pour mobiliser 1 300 milliards de dollars par an de financement climatique d’ici 2035 pour les pays en développement». La COP30, qui se tient en novembre au Brésil, aura pour défi colossal d’unir les pays du monde pour ne pas relâcher leur action.

Source Agra


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Climat : 2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré (Copernicus)

L’année 2025 a connu le troisième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré sur Terre, selon les données publiées le 9 octobre par l’observatoire européen du changement climatique Copernicus. De la même manière que juillet et août auparavant, « septembre 2025 a été le troisième septembre le plus chaud », non loin du record de 2023 et du deuxième septembre le plus chaud en 2024, a indiqué Copernicus dans un communiqué. Avec une température moyenne de 16,11°C, le mois de septembre était 1,47°C au-dessus de la période pré-industrielle (1850-1900). Les chaleurs les plus fortes, comparées aux mesures qui remontent à 1940, ont touché une partie de l’Europe, les pays nordiques et l’Europe de l’Est. « En dehors de l’Europe, les températures ont été supérieures aux moyennes au Canada, dans des parties du Groenland, dans l’extrême nord-ouest de la Sibérie et les régions côtières proches, ainsi que sur de vastes régions de l’Antarctique », a ajouté Copernicus. Du côté des précipitations, Copernicus a relevé des pluies particulièrement abondantes dans de nombreuses régions d’Europe (Croatie, Espagne, Italie, Scandinavie…). À l’inverse, des pays du continent américain (Brésil, Canada, États-Unis, Mexique et Uruguay), la partie asiatique de la Russie et le nord du sous-continent indien ont connu un mois de septembre bien plus sec que d’habitude.